La rénovation énergétique : définition et enjeux

Selon la définition du gouvernement, « la rénovation énergétique désigne l’ensemble des travaux visant à diminuer la consommation énergétique d’un bâtiment. » Elle recouvre un ensemble de pratiques et sert un but écologique et économique. Découvrons cela.

Les grands types de travaux de rénovation énergétique

La rénovation énergétique passe par trois grands types principaux d’opérations :

  • l’isolation, à savoir le renforcement de l’étanchéité de la maison. Plus une maison est étanche, plus la chaleur se conserve à l’intérieur l’hiver. En été, une bonne isolation permet de protéger les occupants du logement des hausses des températures en maintenant la fraîcheur ;
  • l’installation d’un système de chauffage écologique et économique. En remplaçant des systèmes vieillissants (chaudière fioul, chaudière gaz ancienne, etc.) par des appareils moins énergivores (chaudière biomasse, pompe à chaleur, etc.), on fait baisser sa consommation de chauffage ;
  • la ventilation. En effet, un bâtiment mal ventilé tend à avoir un fort taux d’humidité. Plus il est humide, plus l’air devient difficile à chauffer et plus on a tendance à augmenter la température du chauffage. D’autre part, une mauvaise aération s’accompagne souvent de l’apparition de moisissures dues à la condensation. Celles-ci peuvent causer des problèmes de santé et endommager la structure du bâti.

Ces trois grands axes de la rénovation thermique sont complémentaires. Ils garantissent une minimisation de l’utilisation de l’énergie domestique.

Une nécessité écologique

La rénovation répond à un besoin d’engager la France dans une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). En effet, selon le ministère de la Transition écologique : « En 2017, le secteur résidentiel tertiaire est le deuxième poste d’émissions de GES de la France (20 % du total national). »

C’est pourquoi, les autorités publiques ont décidé de soutenir la rénovation énergétique. En 2018, est paru le Plan de Rénovation Énergétique des Bâtiments. Ce plan contient plusieurs objectifs :

  • la rénovation de 500 000 logements par an ;
  • l’éradication des passoires thermiques à horizon 2025 ;
  • une réduction de 28 % de la consommation d’énergie finale des bâtiments d’ici 2030 ;
  • atteindre la neutralité carbone en 2050.

Bon à savoir

On entend par passoire thermique un logement particulièrement énergivore. Il s’agit des logements qui disposent d’une classe énergétique F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE).

Lutte contre la précarité énergétique

Outre les enjeux écologiques, la rénovation thermique revêt une dimension de solidarité. En effet, elle vise à lutter contre la précarité énergétique en supprimant les 4,8 millions passoires thermiques de l’Hexagone. Ces logements très gourmands en énergie sont souvent habités par des ménages aux ressources limitées.

Loin d’être un épiphénomène, la précarité énergétique touche aujourd’hui 12 millions de Français. Cette situation aggrave les inégalités sociales en France. Comme le souligne Marie Moisan, membre de Rappel (réseau des acteurs contre la pauvreté et la précarité énergétique dans le logement), « les personnes aux revenus modestes qui vivent dans une passoire thermique subissent systématiquement une double peine : leurs ressources financières sont bien plus faibles que la moyenne alors que leurs consommations d’énergie sont plus élevées ».

D’autre part, la précarité énergétique s’accompagne aussi de problématiques de santé publique. Dans un rapport de 2013 de la Fondation Abbé Pierre, association spécialisée dans le mal-logement, on découvre que les ménages soumis à la précarité énergétique sont en moins bonne santé que les ménages n’y étant pas soumis. Par exemple, 22,1 % des foyers victimes de précarité énergétique souffraient de bronchites chroniques contre 10,3 % chez les autres familles.

Économies d’énergie et gain de confort

D’un point de vue plus général, la rénovation énergétique permet d’engager des économies d’énergie tant à l’échelle du pays qu’à l’échelle individuelle. D’après la Fondation Abbé Pierre, un logement rénové permet jusqu’à :

  • 60 % d’économies d’énergie ;
  • 900 € de réduction par an sur la facture d’énergie.

Cela permet aussi de gagner en confort thermique. La rénovation énergétique assure une meilleure qualité de chauffage à l’intérieur du logement. Les sensations de froid sont diminuées et le taux d’humidité ajusté.

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Rénover sa maison : comment bien procéder ?

La rénovation énergétique d’une maison ou d’un appartement doit s’envisager selon certaines étapes. Chaque logement étant différent, il convient de réaliser préalablement un audit énergétique avec un ingénieur thermicien. Ainsi, il vous expliquera quels sont les chantiers à prioriser.

De manière générale, il est conseillé de procéder selon les étapes suivantes :

  • commencer par l’isolation ;
  • améliorer son système de chauffage en installant un chauffage moins énergivore et un dispositif de régulation ;
  • assurer une meilleure ventilation.

Afin de bien comprendre cela, on peut faire un parallèle avec une casserole d’eau chaude sur une plaque de gaz. Pour faire chauffer l’eau à la température désirée et minimiser sa consommation, on couvre la casserole puis, on adapte la puissance de la flamme. On allume ensuite, la hotte, le système de ventilation, pour procéder à l’évacuation de la vapeur qui réussit tout de même à s’échapper.

Pour la rénovation, le principe reste le même, il faut d’abord bien isoler pour dimensionner ensuite les besoins en chauffage puis en ventilation.

Le bilan énergétique

Avant de commencer les travaux, il est important de procéder à un audit ou bilan énergétique de la maison. Ce bilan est une enquête approfondie pour mettre en relief les ponts thermiques et déperditions d’une maison ou d’un appartement.

Cette étude implique la venue d’un ingénieur thermicien avec une caméra thermique. Il vous indiquera comment organiser les travaux.

Attention il ne faut pas confondre le bilan énergétique avec l’étude thermique. Il s’agit d’une étude préalable à la construction permettant de déposer le permis de construire. C’est aussi une analyse différente du DPE. Le DPE est un diagnostic permettant de mesurer les émissions de CO2 d’un logement et sa consommation d’énergie. Il n’indique pas de plan de travaux.

Les travaux d’isolation

L’isolation est l’une des dimensions les plus importantes de la rénovation énergétique. En général, on procède aux travaux d’isolation par hiérarchie. On s’attaque aux déperditions thermiques des plus importantes aux plus petites. Le plus souvent, il convient de  :

  1. Isoler les combles et la toiture. Selon l’Ademe (Agence de la transition écologique), le toit représente 25 % à 30 % des pertes de chaleur d’une maison ;
  2. Isoler les murs, puisque les parois constituent entre 20 % et 25 % des déperditions d’énergie ;
  3. Isoler les fenêtres (10 % à 15 % des fuites énergétiques). Cela consiste le plus souvent à remplacer des vitres simples par du double vitrage ;
  4. Procéder à l’isolation des planchers bas ou sols (7 % à 10 % des pertes d’énergie) ;
  5. Isoler les ponts thermiques (5  % à 10 % des déperditions).

Les critères de choix pour un isolant de qualité

Au moment d’isoler un édifice, il faut prendre en compte deux éléments pour bien choisir l’isolant :

  • la conductivité thermique du matériau : plus celle-ci est basse, moins le matériau est sujet aux échanges thermiques, plus vous serez isolé du froid ;
  • le déphasage thermique : c’est le « temps que va mettre la chaleur pour pénétrer à l’intérieur d’un bâtiment » selon la définition d’Engie. Cela permet de protéger le logement de la chaleur estivale, car plus le déphasage est important, plus la chaleur aura du mal à pénétrer dans le bâtiment. Et donc mieux sera isolé le logement.

Enfin, il convient également de regarder les caractéristiques de l’isolant (performance phonique, résistance au feu, à l’humidité, etc.). Pour vous aider, voici un tableau comparatif des principaux isolants thermiques utilisés en rénovation.

Comparatif des prix des principaux isolants thermiques

IsolantsPrix (en €/m²)AvantagesInconvénients
Isolants minéraux Laine de roche5 à 20 €/m² environ – Prix économique ;
– résistante aux nuisibles (insectes, rongeurs, etc.) ;
– peu inflammable.
– Non écologique ;
– déphasage thermique peu important.
Laine de verre3 à 20 €/m²
Isolants écologiquesLiège30 €/m²– Ignifuge ;
– résistant à l’humidité ;
– résistant aux nuisibles.
Prix élevés.
Fibre de bois15 €/m²– Bonne résistance à l’humidité ; 
– peu chère.
– Peut être endommagée par les termites ;
– inflammable.
Chanvre ou fibre de lin15 à 20 €/m²– Bonne qualité de déphasage thermique ; 
– résistant aux nuisibles ; 
– moyennement cher.
Inflammable.
Ouate de cellulose20 €/m²– Ignifuge ; 
– résistante à l’humidité ; 
– résistante aux nuisibles.
Risque de mérule.
Isolants synthétiquesAérogel de silice60 €/m²– Ignifuge ; 
– résistant à l’humidité ; 
– résistant aux nuisibles ;
– bon déphasage thermique.
– Très cher ;
– peu écologique.

Pour choisir l’isolant le plus adapté à chaque surface de votre logement, le mieux reste de demander à un professionnel « reconnu garant de l’environnement » (RGE). Il saura vous conseiller en regardant les caractéristiques de votre maison.

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Isoler sa maison combien cela coûte ?

Bien que rentable sur le long terme, l’isolation d’une maison peut représenter un budget. Comme le montre le tableau suivant, elle peut coûter cher. Quel est le prix de l’isolation d’un logement ?

Prix de la rénovation thermique d’un bâtiment en France (en €/m²) – isolant et main d’oeuvre
Combles perdus25 € à 60 €/m²
Combles aménageables50 € à 90 €/m²
Isolation des murs par l’intérieur (ITI)40 € à 80 €/m²
Isolation des murs par l’extérieur (ITE) ou ravalement de façade110 € à 230 €/m²
Isolation du sol ou planchers bas40 € à 60 €/m²

Les travaux de réfection du chauffage

Le changement du système de chauffage est le second chantier de la rénovation énergétique. Le choix d’un dispositif de chauffage écologique permet de faire des économies d’énergie. En effet, selon l’Ademe, le chauffage correspond à 60 % de nos dépenses en énergie. C’est donc un poste de dépense important.

En général, la rénovation du chauffage passe par l’installation :

Changer de dispositif de chauffage, combien cela coûte ?

L’installation d’un nouveau dispositif de chauffage représente un coût variable, comme le résume le tableau suivant. En fonction de votre budget et des caractéristiques de votre logement, un système sera plus adapté que l’autre.

Rénovation du chauffage : prix et appareils

AppareilCaractéristiquesPrix de l’équipement (en € TTC)
Chaudière gaz à condensation– Eau chaude du circuit portée à une température de 50 °C ;
– récupération des fumées de combustion et transformation en chaleur.
3 000 € à 6 000 €.
Pompe à chaleur air/air– Pompe les calories présentes dans l’air extérieur pour les transformer en chaleur ;
– chaleur diffusée par soufflage via une unité intérieure.
6 000 € à 10 000 €.
Pompe à chaleur air/eau– Utilise les calories présentes dans l’air extérieur pour chauffer un circuit d’eau chaude ;
– chaleur diffusée via les radiateurs.
8 000 € à 16 000 €.
Pompe à chaleur sol/air– Pompe les calories présentes dans les sols grâce à des capteurs enfouis ;
– la chaleur peut être géothermique ou provenir de nappes phréatiques ;
– diffusion de la chaleur par soufflage.
8 000 € à 25 000 €.
Pompe à chaleur sol/eau– Utilise la chaleur géothermique ou celles des nappes phréatiques ;
– diffusion de la chaleur dans les radiateurs via un circuit d’eau chaude.
10 000 € à 25 000 €.
Chaudière biomasse– Chaudière qui utilise le bois comme combustible ;
– il peut s’agir de bûches ou de granulés de bois ;
– diffusion de la chaleur via un circuit d’eau chaude.
Entre 10 000 € et 25 000 €.

Penser à la régulation du chauffage

À cela peut s’ajouter la pose d’un thermostat programmable, d’un thermostat connecté ou de robinets thermostatiques. Ces appareils permettent de programmer le chauffage et de l’adapter à votre emploi du temps. Vous pouvez ainsi faire 5 % à 15 % d’économies d’énergie supplémentaires.

Pour un thermostat programmable, il faudra compter entre 150 et 300 € environ.

Bon à savoir

Certains fournisseurs d’énergie, comme Sowee, incluent un appareil de programmation du chauffage dans leurs offres. Si vous souhaitez changer d’offre énergie, pensez à comparer les fournisseurs avec Choisir.com. Tarifs de l’abonnement, prix de l’énergie mais aussi options diffèrent d’un fournisseur à un autre.

La ventilation

La ventilation est le dernier levier de la rénovation énergétique. Pour assurer une bonne aération, on installe, en général, une ventilation mécanique contrôlée (VMC). Ces appareils se chargent d’extraire l’air vicié pour le renouveler. Il s’agit de petites bouches d’aération. Elles peuvent prendre la forme d’une :

  • VMC simple flux qui, à l’aide d’une bouche d’extraction et de gaines d’évacuation, fait sortir l’air intérieur afin de faire entrer un air extérieur plus sain ;
  • VMC double flux qui fonctionne sur le même principe, mais dispose en plus d’un échangeur thermique. Cet échangeur récupère les calories chaudes présentes dans l’air vicié et les réinjecte dans l’air neuf pour éviter au maximum les pertes de chaleur.

Globalement, il faudra compter 600 € à 1 200 € pour une ventilation simple flux, contre 2 000 € à 3 500 € pour une VMC double flux.

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Travaux et labels de rénovation

Renforcer les performances énergétiques de sa maison peut être l’occasion d’obtenir un label de rénovation. Ainsi, vous certifiez de l’efficacité énergétique de votre bien et lui faites prendre de la valeur.

Sur le marché français, on distingue trois labels pour les bâtiments résidentiels :

  • le label « haute performance énergétique » (HPE rénovation) qui indique une consommation d’énergie primaire inférieure ou égale 150 kWh/m2.an. Ce chiffre peut-être révisé au cas par cas en fonction de la zone climatique et l’altitude ;
  • le label « bâtiment basse consommation énergétique » (BBC rénovation) pour une consommation d’énergie primaire inférieure ou égale à 80 kWh/m2.an. Ce label permet de respecter les normes de réglementation thermique 2012, RT 2012, qui encadre la construction des maisons neuves depuis le 1er janvier 2013 ;
  • le label « bâtiment à énergie positive » (BEPOS).

Aux labels français, s’ajoutent aussi les labels venus des pays voisins. Les plus connus sont :

  • le label “maison passive” venu d’Allemagne qui indique que la maison produit autant d’énergie qu’elle en consomme ;
  • le label Minergie, label suisse, déployé en cinq modèles. Le modèle 1 pour les bâtiments n’ayant jamais été rénovés, les modèles 2,3 et 4 pour les logements ayant déjà subi des rénovations, et le 5 pour les maisons mitoyennes.

Pour savoir à quel niveau de rénovation vous pouvez prétendre, il convient de faire un bilan énergétique.

Les acteurs de la rénovation énergétique

En France, la rénovation énergétique est menée par une multiplicité d’acteurs. Qui sont-ils ? Quel est leur rôle ?

Le gouvernement

Le ministère de la Transition écologique, épaulé par l’Ademe et l’Anah (Agence nationale de l’habitat), donne les directives en matière de rénovation énergétique. Aujourd’hui, c’est le plan de rénovation énergétique de 2018 qui prévaut.

Il a été complété par le Plan France Relance paru en septembre 2020. Ce plan vise à mener une relance verte pour réactiver l’économie suite à la pandémie de Covid-19. Celui-ci accorde une enveloppe supplémentaire de 2 Md€ sur 2021 et 2022 pour renforcer la rénovation énergétique du parc des logements privés.

Les collectivités locales et le réseau FAIRE

De nombreuses collectivités locales proposent des accompagnements à la rénovation thermique. En général, elles mènent leur mission avec les services sociaux locaux (CAF, Point Budget Conseil, etc.) et le Réseau FAIRE. Mis en place par l’Ademe, le réseau FAIRE est décliné en antennes locales spécialisées dans l’accompagnement des ménages sur la rénovation énergétique.

Il peut s’agir d’un accompagnement :

  • technique en les aidant à repérer les besoins de rénovation énergétique de leur maison ;
  • financier à travers des subventions pour la rénovation ;
  • administratif. En effet, monter des dossiers de rénovation énergétique pour demander des aides peut s’avérer compliqué. Il est donc parfois utile d’avoir recours aux conseils des membres du réseau FAIRE.

Les fournisseurs d’énergie

Les fournisseurs d’électricité et de gaz sont en première ligne en matière de rénovation énergétique. Engagés par les pouvoirs publics à faire baisser les émissions de CO2 de leurs clients, ils doivent répondre à des objectifs gouvernementaux, dans le cadre des certificats d’économies d’énergie (CEE).

Les CEE sont des documents électroniques indiquant qu’une opération d’économies d’énergie a été menée. Les fournisseurs doivent en obtenir un certain nombre (fixé par le gouvernement) par période de quatre ans pour attester de leur engagement environnemental. Pour en obtenir, ils peuvent :

  • subventionner des travaux de rénovation énergétique chez les ménages. On appelle cela la Prime Énergie ;
  • acheter des CEE sur un marché spécialisé auprès d’acteurs réalisant des travaux de rénovation énergétique.

L’ensemble des fournisseurs d’énergie et des vendeurs de carburants doivent réaliser une économie de 2 133 TWh Cumac sur la période 2018-2022.

Le kWh Cumac (cumulé et actualisé) est l’unité de mesure choisie pour les économies d’énergie. Comme le souligne TotalEnergies, il s’agit de « l’énergie économisée cumulée tout au long de la durée de vie de l’installation », à laquelle s’ajoutent « les performances actualisées, qui seront au fil des ans moins importantes à cause des progrès technologiques ».

Les associations solidaires

De nombreuses associations et ONG sont engagées dans la lutte contre la précarité énergétique, l’habitat indigne et/ou la défense de l’environnement. Certaines de ces associations, comme la Fondation Abbé Pierre, Habitat et Humanisme, etc. accompagnent les ménages modestes dans leurs démarches administratives. Elles proposent aussi des conseils à la rénovation pour les bailleurs et propriétaires bailleurs.

Elles dialoguent également avec les pouvoirs publics afin d’orienter les décisions gouvernementales. Avec un angle social fort, elles font remonter les problèmes rencontrés sur le terrain.

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Les professionnels RGE

Le label « reconnu garant de l’environnement » (RGE) répond à une nomenclature établie par l’Ademe. Elle récompense les artisans de grande qualité dans un domaine de la rénovation énergétique. Pour obtenir le label RGE, l’entreprise doit obtenir l’aval d’un organisme certifié (Qualibat, Qualit’ENR, Certibat, NF HQE, etc.).

Ensuite, comme le rappelle l’Ademe « La mention RGE est obtenue pour un délai de 4 ans. Le certificat est renouvelé tous les ans après contrôle de certains éléments (pérennité des moyens humains, techniques et financiers de l’entreprise) ».

Les artisans RGE sont les professionnels reconnus par l’État. C’est pourquoi, dans la majorité des cas, il est obligatoire de faire appel à eux pour pouvoir bénéficier des aides à la rénovation énergétique.

Les aides à la rénovation énergétique

Les aides à la rénovation énergétique permettent de faire baisser le montant des travaux. Il existe plusieurs formes d’aides à la rénovation énergétique :

  • les subventions directes ;
  • les crédits ;
  • la réduction de TVA.

Prime Énergie, MaPrimeRénov’ et autres subventions

Les subventions sont les principales aides à la rénovation énergétique. Parmi elles, on retrouve :

  • MaPrimeRénov’ : une aide dispensée par l’Anah et ouverte à tous les ménages. D’un montant maximal de 20 000 € sur 5 ans, elle prend en charge une partie des travaux de rénovation énergétique des ménages ;
  • la Prime énergie ou Prime CEE : une aide proposée par les fournisseurs d’énergie pour tous les ménages français. Elle est cumulable avec MaPrimeRénov’ ;
  • les primes “Coup de pouce Isolation” et “Coup de pouce Chauffage”. Ces aides de l’Etat permettent de majorer les primes CEE. Elles sont ouvertes à tous. Attention, elles prendront fin au 1er juillet 2021 ;
  • les subventions des collectivités publiques.

Ces aides peuvent être complétées par des aides sous forme de prêts.

L’éco-PTZ et les crédits à la rénovation

L’écoprêt à taux zéro (Eco-PTZ) est un crédit d’un montant maximal de 30 000 € sur 15 ans. Les intérêts sont pris en charge par l’État. Il présente donc un taux d’intérêt nul pour les ménages. Ouvert à tous, il suffit de le demander dans une banque ayant signé un partenariat avec l’État. La plupart des grandes banques nationales le propose (La Banque Postale, BNP Paribas, Crédit Agricole, etc.).

L’éco-PTZ est le crédit le plus connu, mais d’autres organismes en proposent comme Action Logement, par exemple avec son prêt travaux à 1 %.

Le taux de TVA réduit à 5,5 %

Enfin, la TVA sur les travaux de rénovation présente un taux réduit de 5,5 % contre 20 % pour un taux normal. Ce taux s’applique directement sur la facture, et plus précisément sur la main-d’œuvre et le matériel. Il s’agit de la seule aide pour laquelle vous n’avez pas besoin de passer par un professionnel RGE.

Rénovation énergétique : quelques petits gestes à petits prix

Outre des travaux en profondeur, des petits gestes faciles à mettre en place peuvent vous aider à limiter les déperditions thermiques et les factures d’énergie élevées. Voyons comment faire.

Calorifuger les tuyaux

Selon la définition d’Engie, le calorifugeage « est l’action qui consiste à isoler et protéger sa tuyauterie. Pour ce faire, un matériau isolant est installé autour du tuyau ou de la canalisation de manière à limiter les échanges de chaleur avec le milieu ambiant ».

Pour les ménages chauffés via un circuit d’eau chaude, cela permet d’éviter les pertes de chaleur au niveau des tuyaux. En effet, lorsque les tuyaux sont mal isolés, la chaudière fait des efforts supplémentaires pour maintenir l’eau à la bonne température et cela entraine une surconsommation.

Pour calorifuger vos tuyaux, il suffit d’installer des manchons d’isolation en mousse sur vos tuyaux. On en trouve dans les magasins de bricolage. Il faudra compter entre 50 et 90 centimes d’euros par mètre de tuyau à isoler.

Mettre des boudins de porte ou des brosses de bas de porte

Les bas des portes favorisent les échanges thermiques. Pour isoler à petit prix, pensez à installer des boudins de portes ou des brosses de bas de porte. Veillez aussi à bien fermer les portes lorsque vous entrez ou sortez dans une pièce. Ainsi, vous conserverez plus facilement la chaleur.

Pour acheter un boudin ou une brosse de bas de porte, vous devrez débourser 3 € pour les premiers prix. Si vous avez l’âme bricoleuse, vous pouvez aussi les fabriquer vous-même avec du tissu et de la ouate de coton. Ils seront ainsi adaptés à votre décoration intérieure.

Installer des films réfléchissants derrière les radiateurs

Les radiateurs sont collés aux murs et chauffent inutilement la paroi qui se trouve derrière eux. Pour limiter cette perte de chaleur vous pouvez installer un film réfléchissant en aluminium derrière le radiateur. Il renverra la chaleur vers le centre de la pièce.

Ces films coûtent en général une vingtaine d’euros. Ils sont faciles à poser et durent plusieurs années.

Chauffer à la bonne température

Enfin, pour limiter ses dépenses en chauffage, il faut chauffer à la juste température. Ou plutôt, aux justes températures ! Pour allier confort et économies d’énergie, l’Ademe recommande :

  • 19 °C dans les pièces à vivre ;
  • 17 °C dans les chambres ;
  • 22 °C dans la salle de bain en cours d’utilisation, 17 °C lorsque celle-ci n’est pas utilisée.

Retenez qu’un degré en moins sur les radiateurs représente jusqu’à 7 % de gains sur votre facture de chauffage.

D’autres questions sur ce sujet ?

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