Quels travaux de rénovation énergétique entreprendre avant l’hiver ?

Avec l’hiver, arrivent le froid et l’humidité. Il est donc important d’anticiper et d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique pour passer cette saison au chaud. Outre la question du confort, améliorer l’efficacité énergétique de son logement est un enjeu majeur pour maîtriser ses factures d’électricité et/ou de gaz. Il s’agit également d’une question centrale dans la lutte contre le dérèglement climatique puisque près de 45 % de la consommation d’énergie finale annuelle française est liée au secteur du bâtiment, soit 27 % des émissions de gaz à effet de serre. Quels sont les travaux de rénovation énergétique à privilégier avant l’hiver ? Quel budget prévoir ? Quelles sont les différentes aides financières disponibles ? Choisir.com répond à toutes vos questions.

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Pourquoi rénover son logement avant l’hiver ?

Quand planifier les travaux de rénovation énergétique de sa maison ?

Il est recommandé de planifier les travaux de rénovation énergétique de son logement avant l’hiver ou à l’arrivée du printemps. En effet, les périodes où les températures sont basses ne sont pas les plus idéales pour le remplacement de vieilles fenêtres ou l’installation d’un nouveau système de chauffage. Cette dernière se fait plus facilement si le chauffage n’est pas utilisé. De plus, le travail des artisans est dicté par les intempéries (notamment sur la toiture) et les journées qui sont plus courtes en hiver.

Pourquoi se lancer dans la rénovation énergétique de son logement ? Que ce soit pour votre confort thermique, faire des économies d’énergie et ou vous conformer à certaines obligations, améliorer les performances énergétiques de son habitation présente des intérêts indéniables.

Réaliser des économies d’énergie

La précarité énergétique touchant de plus en plus foyers, la question des économies réalisables grâce à la rénovation est essentielle. Selon le ministère de la transition écologique en 2023, 3,8 millions de ménages rencontrent des difficultés pour payer leurs factures de chauffage, et 5 millions de logements sont mal isolés. C’est ce que l’on appelle des « passoires thermiques ».

Rénover son logement, même si cela représente un investissement financier pouvant être conséquent, peut vous permettre de réduire vos dépenses sur le long terme.

Identifier un logement énergivore est assez simple. Si vos factures d’énergie sont très élevées et que vous ne bénéficiez pas d’un bon confort, il est fort probable que votre habitation soit considérée comme une passoire thermique. Entreprendre des travaux peut vous permettre de limiter les pertes de chaleur ou de vous équiper d’équipements de chauffage plus efficaces et moins énergivores. Retrouvez plus bas toutes les clés pour vous lancer dans vos travaux !

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Maîtriser ses dépenses énergétiques passe aussi par le choix de son fournisseur d’électricité et/ou de gaz. Pour trouver l’offre la moins chère et la plus adaptée à vos attentes, n’hésitez pas à contacter un conseiller Choisir.com par téléphone.

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Gagner en confort thermique

Rénover son logement c’est aussi gagner en confort en hiver. En effet, les périodes les plus froides de l’année ne sont pas seulement celles où les factures de chauffage augmentent. Si le logement est mal isolé, vous risquez de ressentir une sensation de froid même lorsque le chauffage est allumé. Ainsi, dans une pièce chauffée à 20 °C, la température ressentie peut être de 17 °C.

Cela vient notamment du taux d’humidité, qui est plus élevé dans un logement mal isolé, des infiltrations d’air ou des murs froids. La seule façon s’y remédier est d’améliorer l’isolation.

Rénovation énergétique : quel diagnostic effectuer avant de se lancer ?

Il existe différents diagnostics à réaliser sur son logement, dont certains sont obligatoires :

  • le diagnostic de performance énergétique (DPE) : est obligatoire pour tous les logements depuis 2007. Il permet d’attribuer une classe (de G à A) en fonction des performances énergétiques du bâtiment ;
  • l’audit énergétique (ou bilan énergétique) : est obligatoire depuis le 1er avril 2023 pour les passoires thermiques (DPE G et F). Si votre logement n’est pas concerné, vous pouvez tout de même faire réaliser un audit. Ce diagnostic permet d’identifier les principaux postes de consommation et de prévoir un plan d’actions des travaux à engager ;
  • le diagnostic humidité : il permet d’identifier la présence d’humidité dans l’habitation, de trouver les causes des infiltrations d’eau ou des moisissures, et de proposer des solutions afin de régler ces problèmes.

Faire un geste pour le climat

Le secteur du bâtiment étant responsable d’une grande partie des émissions de CO2, la rénovation des logements permet d’agir pour l’environnement. C’est aussi pour cette raison que les autorités publiques soutiennent la rénovation, notamment par la parution du Plan de Rénovation Énergétique des Bâtiments en 2018, la loi énergie climat (LEC) de 2019 et la loi climat et résilience de 2021. Toutes les mesures que ces textes encadrent doivent notamment permettre d’atteindre l’objectif de l’État de la neutralité carbone d’ici 2050, et de réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles.

À l’échelle individuelle, des travaux d’isolation peuvent vous permettre de limiter votre empreinte carbone en réduisant vos consommations d’électricité et/ou de gaz. Vous pouvez aussi opter pour un système de chauffage qui valorise des énergies renouvelables.

Se conformer aux nouvelles réglementations

Afin d’accélérer la transition énergétique et d’atteindre ses objectifs en matière de rénovation du parc de logements, l’État a mis en place diverses réglementations au fil des années.

Le DPE (diagnostic de performance énergétique), obligatoire depuis 2007, permet d’identifier les logements les plus énergivores. Nous pouvons aussi évoquer la loi climat et résilience de 2021, qui vise notamment à supprimer progressivement les passoires thermiques du parc immobilier. La mise en location des logements dont la consommation en énergie finale dépasse 450 kWh/m².an est interdite depuis janvier 2023. Suivront, les DPE classés G en 2025, F en 2028, puis E en 2034.

Cette mesure doit notamment permettre de protéger les ménages les plus précaires, qui vivent souvent dans des logements considérés comme indécents au regard de la loi. Si vous mettez en location un appartement ou une maison, notez donc que la rénovation peut être dès aujourd’hui ou très prochainement une étape obligatoire.

Le top des travaux de rénovation énergétique à privilégier avant l’hiver

Parmi les travaux de rénovation énergétique, quels sont ceux à considérer en priorité pour faire des économies en hiver ? Isolation, chauffage ?

Rénovation avant l’hiver : dans quel ordre procéder ?

Afin qu’une rénovation énergétique soit efficace, il est important de réaliser les travaux dans un certain ordre :

  • l’isolation : cela permet de limiter les déperditions de chaleur. En conséquent, pensez à installer un système de ventilation efficace si ce n’est pas déjà fait.
  • le système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire (ECS) : si vos équipements sont énergivores, pensez à les remplacer. Des solutions économiques et écologiques existent et peuvent vous permettre de bénéficier d’aides financières pour leur achat.

L’isolation thermique

Améliorer l’isolation de sa maison avant l’hiver peut se faire au niveau de la toiture, des murs ou encore des fenêtres. Il faut toutefois savoir, pour prioriser les travaux à effectuer, que certaines zones du bâti sont responsables d’une plus grande part des déperditions de chaleur :

  • la toiture : 25 à 30 % ;
  • les murs : 20 à 25 % ;
  • l’air renouvelé et les fuites : 20 à 25 % ;
  • les parois vitrées : 10 à 15 % ;
  • les planchers bas : 7 à 10 % ;
  • les ponts thermiques : 5 à 10 %.

Avant la saison froide, il est donc plus particulièrement intéressant d’isoler au niveau du toit, des murs et des fenêtres.

Infiltrations d’air parasite et fuites : comment garder la chaleur ?

Les entrées d’air parasites peuvent faire rapidement grimper les factures de chauffage. Pour éviter cela, un soin particulier doit être apporté aux jonctions lors des travaux d’isolation (au niveau de la maçonnerie, de la menuiserie, etc.).

L’ADEME (l’Agence de la transition écologique) recommande aussi d’isoler les coffrets des volets roulants, de traiter l’étanchéité des portes qui donnent vers des pièces non chauffées (installer des bas de portes) et de condamner les cheminées qui ne sont pas utilisées.

L’isolation des combles et de la toiture

L’isolation des combles et de la toiture fait partie des travaux essentiels à réaliser avant l’hiver. En effet, cette rénovation s’avère particulièrement rentable puisqu’elle permet de limiter une grande partie des déperditions thermiques. Cela s’explique par le fait que l’air chaud a tendance à monter puisqu’il est plus léger. La chaleur se loge alors en hauteur.

Attention, pour réduire efficacement les pertes de chaleur et le montant de ses factures de chauffage, il est important d’isoler au plus près du volume chauffé. Deux techniques peuvent alors être employées sur la toiture :

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Source : ADEME

Si les combles ne sont pas aménagés, il est important de les isoler du reste du logement. L’isolant peut alors être posé directement sur le plancher du grenier.

Améliorer l’isolation de sa toiture permet aussi de mettre l’habitation hors eau. Si vous avez constaté des problèmes d’infiltration, réalisez des travaux au plus vite afin d’éviter que d’autres problèmes n’en découlent.

Isoler son logement pour avoir moins chaud en été

Les travaux de rénovation ne permettent pas uniquement de gagner en confort l’hiver. Lors de la période estivale, une isolation de qualité garde aussi la fraîcheur à l’intérieur. Retrouvez toutes les informations à ce sujet dans notre guide dédié à l’isolation du logement avant l’été.

L’isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur

Pour les murs, vous pouvez choisir de procéder :

  • en isolant par l’extérieur : si les conditions le permettent, il est recommandé d’opter pour cette option. Elle permet notamment de traiter davantage les ponts thermiques grâce à la continuité de l’isolant, et les surfaces habitables ne sont pas altérées. Néanmoins, cette technique coûte plus cher, et l’aspect extérieur du bâti est modifié ;
  • en isolant par l’intérieur : l’avantage de cette option est tout d’abord son coût, moins élevé que pour des travaux d’isolation par l’extérieur. Elle permet aussi de conserver l’apparence du bâtiment. En revanche, la mise en œuvre de ce type d’isolation peut nécessiter de condamner une pièce pendant toute la durée des travaux. De plus, vous perdrez en surface habitable.

L’isolation des murs par l’extérieur est peu recommandée en hiver. Bien qu’elle soit réalisable à cette période, la météo se prête moins à sa mise en œuvre sur les mois pluvieux que lors des beaux jours. Cela est notamment lié au séchage qui nécessite un temps sec. L’isolation par l’intérieur est plus adaptée si vous souhaitez vous lancer dans ces travaux avant l’hiver.

L’isolation des fenêtres

Une paroi vitrée (fenêtre, porte-fenêtre, fenêtre de toit, etc.) n’affiche pas les mêmes performances énergétiques selon :

  • la nature du dormant et de l’encadrement du vitrage : il peut être en PVC, en aluminium ou en bois ;
  • les performances du vitrage : il peut notamment s’agir d’un double vitrage classique, d’un double vitrage VIR (deux à trois fois plus efficace qu’un modèle classique, et quatre fois plus qu’un simple vitrage), ou d’un triple vitrage.

Pour isoler vos fenêtres vous pouvez :

  • remplacer l’ensemble (dormant et fenêtre) : cette solution est la plus efficace. Le gain au niveau thermique est supérieur, tout comme au niveau acoustique. Notez que si vous subissez des nuisances sonores, changer vos vieilles fenêtres ne vous fera pas seulement gagner en confort thermique ;
  • conserver le dormant : celui-ci doit alors être en bon état afin d’être utilisé pour fixer la nouvelle fenêtre. Il faut toutefois savoir qu’avec cette technique, la taille du vitrage est réduit. Cela induit donc une perte de luminosité dans le logement.

Attention, pour remplacer ses fenêtres, l’hiver n’est pas le meilleur moment. Il vaut mieux prévoir de réaliser ces travaux au printemps, en été ou avant les premiers froids, lorsque le chauffage est éteint et que les fenêtres peuvent rester ouvertes.

Attention

Isoler un bâtiment supprime les infiltrations d’air. Un système de ventilation efficace (VMC) est donc indispensable afin de renouveler correctement l’air vicié. Cela permet aussi d’éviter les problèmes liés à l’humidité. De plus, celle-ci augmente la sensation de froid. D’après l’ADEME, le taux d’humidité doit être compris entre 40 et 60 % pour bénéficier d’un bon confort chez soi.

L’isolation du plancher bas

Pour isoler un plancher, il est primordial de prendre en compte la hauteur sous plafond. Deux solutions se présentent alors :

  • isoler par le dessous : il s’agit alors de poser le matériau isolant sous le plancher ;
  • isoler par le dessus : l’isolant est alors posé directement sur le plancher, et doit être recouvert d’un revêtement.

L’isolation au sous-sol peut se faire par le plafond de cette pièce.

Quels isolants choisir ?

Il existe différents matériaux d’isolation. La laine de verre ou de roche (isolants minéraux) sont notamment très répandues. Des solutions synthétiques (comme le polyuréthane) sont aussi très efficaces. Aujourd’hui, il existe toutefois des isolants naturels et écologiques, comme la laine de bois, de chanvre, le liège, la ouate de cellulose ou la fibre de lin, par exemple.

Avant de faire son choix, il est important de se renseigner sur les avantages et inconvénients de chacun de ces matériaux. Certains sont plus sensibles à l’humidité, d’autres sont imputrescibles. De plus, ils ne sont pas toujours adaptés à tous les types de travaux. Renseignez-vous auprès d’un professionnel labellisé RGE (Reconnu garant de l’environnement) et suivez ses conseils pour trouver l’isolant qui convient à votre projet.

Payez-vous vos énergies trop cher ?

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L’amélioration du système de chauffage

Une fois que l’isolation est de bonne qualité, vous pouvez améliorer votre système de chauffage. Il n’est pas toujours nécessaire de remplacer son équipement pour faire des économies. Toutefois, si votre appareil est ancien et énergivore, il peut être judicieux de le changer pour une technologie plus performante.

L’entretien de la chaudière et des radiateurs

Si vous ne rénovez pas, pensez tout de même à l’entretien de votre chaudière et de vos radiateurs avant l’hiver. Celui-ci se fait en dehors de la période de chauffe et est obligatoire pour la plupart des chaudières (gaz, fioul, charbon, bois). L’entretien doit être effectué chaque année par un professionnel qualifié, et permet d’éviter les problèmes de surconsommation ainsi que tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

Lors de cette visite, le professionnel pourra aussi procéder à la purge des radiateurs hydrauliques afin d’assurer une bonne efficacité à l’ensemble du système de chauffage avant l’arrivée du froid.

Le calorifugeage

Si votre chaudière est récente et suffisamment performante, vous pouvez peut-être encore améliorer son efficacité. Il suffit d’isoler les tuyaux qui constituent le circuit de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire dans les locaux non chauffés ou les faux plafonds. C’est ce que l’on appelle le calorifugeage. Les déperditions de chaleur sont ainsi limitées et les canalisations sont protégées du gel. Le matériau isolant prend alors la forme d’un manchon souple, d’une bande ou d’une mousse à souffler, par exemple.

Le calorifugeage est une opération relativement simple. Vous pouvez la réaliser vous-même ou la confier à un professionnel. Cette solution est peu onéreuse. Comptez entre 5 et 10 € le mètre linéaire si l’installation est réalisée par un professionnel (matériaux et pose comprise).

L’installation d’un système de chauffage performant

Si votre équipement de chauffage est ancien et consomme beaucoup d’énergie, pensez à le remplacer par un système plus performant avant l’hiver :

  • la pompe à chaleur (PAC) : il existe différentes technologies (air-eau, eau-eau ou sol-eau). Toutes valorisent une énergie renouvelable et gratuite. Si votre logement est équipé d’un chauffage central, l’installation de la PAC se fait sans gros travaux en reliant l’appareil au circuit existant. Attention, avec une pompe à chaleur basse température, vos radiateurs peuvent ne pas être compatibles ;
  • la chaudière biomasse : utilisant le bois comme combustible, son fonctionnement s’apparente à celui d’une chaudière classique. Elle permet toutefois de consommer une énergie considérée comme renouvelable. Notez que le bois est actuellement le combustible le moins cher sur le marché ;
  • les systèmes solaires combinés (SSC) : qui peuvent produire du chauffage et de l’ECS à partir de l’énergie solaire. Cet équipement est composé d’un panneau solaire thermique, qui lui permet de capter les calories du soleil, et d’un ballon de stockage. La chaleur est ensuite distribuée dans le logement via le circuit de chauffage ;
  • le raccordement à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables ou de récupération (EnR&R) : le raccordement du logement au réseau de chaleur urbain doit être réalisable afin d’en bénéficier. Celui-ci est alimenté par de la géothermie, du biogaz, du solaire, la combustion de déchets, de bois, etc.

Tous les équipements listés ci-dessus sont éligibles aux aides financières pour la rénovation énergétique. Bien que leur achat représente un investissement conséquent, celui-ci peut être réduit grâce à ces diverses primes. De plus, les économies d’énergie réalisables avec ces appareils permettent d’obtenir un retour sur investissement plus ou moins rapide.

Si vous vous chauffez à l’électricité et que vous ne voulez pas vous lancer dans de gros travaux de rénovation, vous pouvez simplement remplacer vos vieux convecteurs par des radiateurs à inertie. Ils affichent de meilleures performances puisqu’ils ont la capacité d’emmagasiner la chaleur pour la redistribuer plus tard. Les radiateurs continuent donc de chauffer, même une fois éteints, pendant un certain temps. Attention, les radiateurs électriques, quel que soit le modèle, ne sont pas éligibles aux aides financières de l’État.

Installer un thermostat intelligent

Le thermostat connecté peut vous permettre de réaliser des économies plus importantes avec votre chauffage. Vous pourrez ainsi gérer avec davantage de précision la température de chauffe dans les différentes pièces de votre logement. Son installation se fait simplement puisqu’il suffit de le connecter au réseau Wi-Fi et à la box Internet. Le thermostat est ensuite réglable via une application mobile, afin de piloter son chauffage même à distance.

L’installation d’un chauffage d’appoint au bois

Si votre logement est bien isolé et que votre système de chauffage principal est efficace, vous pouvez encore gagner en confort et sur votre budget en installant un chauffage d’appoint. Le poêle à bois peut être une solution intéressante puisqu’il permet de profiter :

  • d’un combustible renouvelable et disponible localement : présent en abondance en France, il n’est pas nécessaire de l’importer et il génère de l’emploi local ;
  • d’un chauffage économique : le prix du bois est relativement stable, contrairement à ceux du gaz ou de l’électricité qui fluctuent régulièrement. Il peut vous permettre de réduire ces consommations et d’alléger vos dépenses ;
  • d’excellentes performances énergétiques : par rapport aux anciens modèles de chauffage au bois, les plus récents affichent de très bons rendements. Le label Flamme Verte permet d’identifier les appareils performants et éligibles aux aides de l’État pour la rénovation énergétique.

Le poêle à bois peut fonctionner avec des bûches ou des granulés. Tous deux affichent un très bon rendement, 75 à 90 % de rendement maximal en régime normal pour le premier, et plus de 85 % pour le second. Si vous n’avez pas d’espace de stockage, le poêle à granulés est le plus adapté.

Attention, comme avec la plupart des chaudières (sauf modèle électrique), l’entretien annuel des appareils de chauffage au bois est obligatoire. La visite d’un professionnel est donc indispensable au moins une fois par an avant la période de chauffe. À cette occasion, une vérification du bon fonctionnement du poêle est effectuée, ainsi que son nettoyage et d’éventuelles réparations. Le conduit d’évacuation doit également être ramoné. Cet entretien permet de garantir les bonnes performances de l’appareil et la sécurité des utilisateurs.

Quels travaux sont possibles en hiver ?

L’isolation et le remplacement du système de chauffage sont des travaux qu’il est, pour la plupart, préférable de prévoir avant l’hiver (au printemps, en été ou à l’automne). Il en est de même pour l’entretien d’une chaudière, d’une pompe à chaleur ou d’un poêle, puisqu’il est recommandé de le faire réaliser en dehors de la période de chauffe.

Néanmoins, d’autres travaux sont possibles au moment de la saison hivernale :

  • le nettoyage des gouttières : cela permet de garantir la bonne l’étanchéité du toit et d’éviter certains problèmes d’infiltration ;
  • le contrôle de l’étanchéité des fenêtres : vous pouvez refaire les mastiques, par exemple, si vous constatez des courants d’air autour des dormants ;
  • les travaux de terrassement ;
  • la construction d’une piscine ;
  • les travaux sur les murs intérieurs : notamment si des trous doivent être rebouchés ;
  • la réhabilitation de la salle de bain.

Quel budget prévoir pour la rénovation énergétique de son logement en hiver ?

Pour savoir quel prix prévoir pour la rénovation énergétique de sa maison, il faut d’abord identifier le type de travaux que vous souhaitez entreprendre. Voici quelques exemples de fourchettes de prix pour l’isolation et le chauffage :

Type de travauxPrix (en € TTC/m²)
Isolation
Isolation du toitDe 20 à 75 € le m²
Isolation des murs (par l’intérieur ou l’extérieur)De 25 à 95 € le m²
Isolation des comblesDe 25 à 95 € le m²
Isolation des planchersDe 30 à 85 € le m²
Changement des fenêtresDe 210 à 650 € par ouverture
Chauffage
Chauffage au boisDe 1 500 à 6 000 €
Pompe à chaleur (PAC)De 4 500 à 15 000 €
Chauffage solaireDe 3 000 à 15 000 €
Prix rénovation énergétique logement

Notez que les prix des matériaux peuvent varier selon la saison. Lorsque la demande est plus importante, la tendance est plutôt à la hausse. Sur certaines périodes où le marché est moins tendu, comme en hiver, c’est le phénomène inverse qui peut être observé. Il est alors possible de profiter de prix plus intéressants.

Rénovation énergétique : attention aux arnaques !

Les cas de fraude à la rénovation énergétique se sont multipliés ces dernières années. Voici quelques clés pour vous éviter de vous retrouver dans ce type de situation :

  • soyez vigilent avant d’accepter un devis : vérifiez que le document est bien complet et compréhensible avant de le signer ;
  • assurez-vous que le professionnel à qui vous faites appel est bien labellisé RGE (Reconnu garant de l’environnement) : il existe des cas d’usurpation. Or, il est interdit de mettre en avant cette certification d’État pour une entreprise qui ne l’a pas réellement obtenue. Consultez l’annuaire des artisans RGE mis à disposition par le Gouvernement afin de vous assurer que le professionnel y figure. Si ce n’est pas le cas, cherchez une autre entreprise dont les compétences en matière de rénovation énergétique sont bien agréées. Sans cela, rien ne vous garantit la bonne qualité des travaux, et vous ne pourrez pas profiter des aides de l’État ;
  • méfiez-vous du démarchage téléphonique : il est interdit pour ce type de travaux.

Vous pouvez retrouver davantage d’informations à ce sujet dans notre article dédié aux arnaques à la rénovation énergétique.

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Quelles aides financières pour rénover sa maison avant l’hiver ?

Aligné avec la transition énergétique du pays, le Gouvernement a pour objectif d’encourager les particuliers à rénover leur logement. Différentes aides financières sont donc disponibles afin de rendre ces travaux plus accessibles, notamment aux ménages les plus modestes.

Quelles sont les aides à la rénovation énergétique ?

Il existe différents types d’aides à la rénovation énergétique. Vous pouvez bénéficier d’une subvention, d’un prêt à taux avantageux ou d’un avantage fiscal.

Les aides pour rénover son logement avant l’hiver sont détaillées dans ce tableau, en fonction du type de dispositif et du public éligible :

Type d’aideNom du dispositifPublic concerné
Propriétaires bailleursPropriétaires occupantsLocataires
Les subventionsMaPrimeRénov’ (anciennement CITE)ouioui
Certificats d’économies d’énergie (CEE)ouiouioui
Loc’Avantagesoui
Chèque énergieouiouioui
Aides des collectivités localesVariable selon l’aide locale
Aides des caisses de retraiteouioui
Les prêtsÉco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)ouioui
Prêt avance rénovation (PAR)oui
Prêt à l’amélioration de l’habitat (PAH) de la CAFouioui
Prêt travaux d’Action Logementouioui
Les avantages fiscauxTVA à taux réduitouiouioui
Exonération de taxe foncièreouioui
Dispositif Denormandieoui
Aides financières à la rénovation énergétique en 2023

Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), comprend également des « primes coup de pouce ». C’est notamment le cas de la prime à la conversion chaudière, qui correspond plus exactement à l’opération « coup de boost chauffage ». Cette dernière peut parfois être bonifiée par l’opération « coup de boost fioul ». Notez que l’installation des chaudières au charbon et au fioul est interdite depuis 2022.

Pour ce qui de la subvention la plus connue, MaPrimeRénov’ (anciennement CITE), il existe aussi des bonus ou forfaits, comme le forfait « Rénovation globale » ou les bonus « Bâtiments Basse Consommation » et « sortie de passoire énergétique ».

Quelles sont les conditions pour bénéficier de ces aides ? Comme le fait figurer notre tableau, chacune d’entre elles s’adresse à différents bénéficiaires. Pensez aussi à :

  • vérifier que les revenus de votre foyer : ces ressources sont prises en compte dans certains cas, comme avec MaPrimeRénov’. Vous pouvez utiliser le simulateur de France Rénov’ avant de vous lancer dans des démarches ;
  • réaliser des travaux éligibles : les équipements de chauffage qui fonctionnent grâce à des énergies renouvelables le sont. C’est notamment le cas de la pompe à chaleur (air-eau, eau-eau, sol-eau), du poêle à bois ou de la chaudière biomasse, par exemple. Vous pouvez aussi bénéficier de ces aides pour vos travaux d’isolation ;
  • confier la réalisation des travaux à un artisan labellisé RGE : comme nous l’avons déjà mentionné, il est impossible de bénéficier d’une aide à la rénovation si l’entreprise n’est pas certifiée. Il ne faut donc pas non plus réaliser soi-même ses travaux ;
  • avoir recours au dispositif « Mon Accompagnateur Rénov’ » : faire appel à un conseiller sur la plateforme France Rénov’ est obligatoire depuis de 1er janvier 2023 pour bénéficier de MaPrimeRénov’ Sérénité.

Utiliser son chèque énergie pour financer ses travaux de rénovation

Vous êtes éligible au chèque énergie ? Sachez qu’il peut aussi vous permettre de payer une partie de vos travaux de rénovation énergétique, et pas seulement vos factures d’électricité et/ou de gaz.

Les aides à la rénovation sont-elles cumulables ?

Il est important de savoir que la plupart des aides de l’État pour la rénovation énergétique sont cumulables entre elles :

Ce tableau reprend les cumuls possibles entre les principales aides financières :

Cumul d’aidesMaPrimeRénov’Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
Aides de l’Anah (l’Agence nationale de l’habitat)
Aides des collectivités localesPrime énergie (CEE)
MaPrimeRénov’ouinonoui avec un écrêtement de MaPrimeRénov’**oui avec un écrêtement de MaPrimeRénov’*
Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)ouiouiouioui
Aides de l’Anahnonouiouioui
Aides des collectivités localesoui avec un écrêtement de MaPrimeRénov’**ouiouioui
Prime énergie (CEE)oui avec un écrêtement de MaPrimeRénov’**ouiouioui
Cumul aides rénovation énergétique – Source : France Rénov’

* afin que le montant cumulé des aides ne dépasse pas 90 % pour les propriétaires très modestes, 75 % pour les propriétaires modestes, 60 % pour les propriétaires aux revenus intermédiaires et 40 % pour les propriétaires aux revenus supérieurs.
** afin que le montant cumulé des aides publiques et privées ne dépasse pas 100 % de la dépense.

Quelles sont les aides pour rénover une résidence secondaire ?

Certaines aides sont réservées aux résidences principales. Toutefois, il existe des solutions pour financer les travaux de rénovation énergétique de sa résidence secondaire. C’est notamment le cas de la prime énergie (CEE), de la TVA à 5,5 %, de l’exonération de taxe foncière, des aides locales et des subventions de la caisse de retraite.

Quels bénéfices réels attendre d’une rénovation énergétique avant l’hiver ?

Le coût d’une rénovation énergétique peut être rédhibitoire. Toutefois, il faut bien prendre en compte les aides qui peuvent permettre d’alléger cet investissement, ainsi que les réels bénéfices à attendre de ces travaux. Il y a aussi plusieurs avantages propres au fait de se lancer dans des travaux de rénovation avant l’hiver :

  • une plus grande disponibilité des artisans et des matériaux : puisque les demandes sont moins importantes qu’au printemps, il vous sera plus aisé de trouver un professionnel pour intervenir sur votre projet. Il en est de même pour les matériaux. Lorsque la demande est importante, il peut être difficile de s’en procurer certains. De manière générale, les délais à prévoir pour débuter un chantier peuvent donc être plus longs au printemps qu’avant l’hiver ;
  • des prix plus bas : comme nous l’avons déjà évoqué, les prix suivent généralement la demande. Avant l’hiver, celle-ci étant moins importante, les prix des matériaux peuvent baisser. C’est aussi souvent à cette période qu’il est possible de profiter de promotions sur ses nouveaux équipements ;
  • un retour sur investissement important grâce aux économies immédiates réalisées sur les factures d’énergie : selon la Fondation Abbé Pierre, une rénovation peut permettre de réduire ses consommations d’énergie de 60 % ;
  • un plus grand confort : nous l’avons déjà évoqué, ce point est essentiel et rejoint le précédent. Si votre logement est mal isolé, que votre chauffage n’est pas performant, vous risquez d’augmenter la température de chauffe pour pallier cet inconfort. Cela se fait donc sentir sur vos factures d’énergie. Attention, un mauvais confort thermique peut aussi avoir un impact négatif sur votre santé, comme le souligne le ministère de la transition écologique dans son rapport de mars 2022 « Rénovation énergétique : des bénéfices de santé significatifs » ;
  • moins d’entretien sur le logement : un bâtiment bien isolé vieillit mieux. Les travaux d’entretien à entreprendre sont donc moindres. Attention, ne négligez pas la ventilation lorsque vous prévoyez d’améliorer l’isolation de votre logement. Le système de ventilation doit être efficace afin de limiter les risques de condensation, et donc de dégradation du bâti ;
  • une augmentation de la valeur verte du logement : comme le définit l’ADEME, cette notion correspond à « la valeur nette additionnelle d’un bien immobilier dégagée grâce à une meilleure performance environnementale ». Cette dernière est souvent rapprochée de la « valeur verte énergétique ». Pour faire simple, un meilleur classement sur le DPE ou l’obtention d’un label comme le BBC Rénovation (Bâtiment basse consommation), augmente la valeur du bien immobilier en cas de revente. Selon le site Internet spécialisé Seloger.com, 87 % des acheteurs accordent de l’importance à la performance énergétique de leur futur bien immobilier. 23 % d’entre eux sont prêts à reconsidérer leur projet en cas de mauvais DPE.

Les bénéfices de la rénovation énergétique sont donc nombreux. Les coûts investis peuvent être rentabilisés relativement rapidement, et ces travaux vous permettront surtout de passer l’hiver bien au chaud.

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