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Skoda Yeti : 4x4 ou monstre gentil ?

Skoda Yeti : 4x4 ou monstre gentil ?

On ne peut pas dire que le Skoda Yéti ait perdu en originalité au fil des ans. En croisant un Yéti sur la route, on est toujours attendri par sa bouille unique. Et pourtant, son design date déjà de 2009, ce qui est littéralement préhistorique dans le monde sans pitié de l’automobile. Alors il était temps que Skoda remédie à cela, sans pour autant oublier ce qui a fait le succès de l’un de ses fleurons. De l’extérieur, c’est un petit lifting qui lui a été accordé, histoire de l’harmoniser avec le reste de la gamme. Mais à l’intérieur, et  au niveau de la motorisation, le constructeur tchèque nous a-t-il réservées quelques bonnes surprises ? Pour le savoir, suivez notre visite détaillée de ce monstre gentil aux aptitudes inattendues.

 

Il veut jouer les sérieux

 

Skoda Yeti 2014A son lancement, en 2009, l’on ne savait pas trop quoi penser du Skoda Yéti. Sa forme atypique rappelant de loin l’ancestrale Rancho, ses optiques rondouillardes lui donnant l’air d’un brave toutou affectueux, et sa face arrière verticale caractéristique, ont fait du Yéti une espèce d’OVNI qui laissa perplexe les experts automobile… et les acheteurs français. Car si le Yéti s’est bien vendu au niveau mondial, il n’a pas fait des prouesses au sein des frontières de notre bel hexagone. L’on n’en croise d’ailleurs pas à tous les coins de rue, mais quand cela arrive, on le trouve sympathique, un peu comme la Twingo dans les années 90. La question principale était de savoir où classer ce véhicule si particulier. Ludospace ? Crossover ? SUV compact ? Le Yéti a fait fi de toutes ces interrogations et s’est trouvé sa clientèle, prête à miser sur son originalité. Mais pas seulement, car le Skoda Yéti est doté de capacités inattendues au regard de sa ligne peu sportive.

Et voilà que Skoda décide de restyler son bijoux pour qu’il s’accorde à la nouvelle image des Octavia et autres Rapid. Adieu les gros yeux, et bonjour les optiques effilées soulignés d’une ligne de Leds des plus flatteuse. Le petit museau fouineur laisse place à une calandre plus imposante, plus baroudeuse. A l’arrière, les feux en C de la marque lui vont comme un gant. Bref, ce léger restylage semble vouloir faire jouer les sérieux au Yéti. Pari à moitié réussi, car nous le trouvons toujours aussi sympathique.

Alors, va-t-il pouvoir trouver sa place sur le marché, maintenant que son segment a vu arriver les Renault Captur, Kia Sportage et le nouveau Nissan Qashqaï prêts à lui voler la vedette ? Dans ce rôle, la version Outdoor du Yéti a un sacré challenge à relever.

 

Le bon élève pour la modularité

 

Skoda Yeti cotéNiveau modularité, le Skoda Yéti ne se révolutionne pas. Il n’en avait pas besoin. Sa banquette arrière, composée de trois sièges indépendants, dont les deux extérieurs sont plus larges et accueillants que le central, offre des dossiers rabattables et coulissants. C’est donc sans effort que vous passerez de la capacité minimale de coffre de 416 litres à un véritable transporteur de 1 760 litres. Une prouesse pour un véhicule qui affiche une longueur de seulement 4,22 m, une largeur de 1,79 m et une petite hauteur de 1,67 m. L’espace intérieur est optimisé au maximum.

Quant au confort, il ne change pas vraiment non plus et reste au niveau de sa gamme. L’intérieur est bien fini, mais n’offre pas un niveau d’équipement spectaculaire pour les entrées de gamme. A vous de piocher dans les options comme la caméra de recul (300 € ou en série sur les versions Elegance), l’aide au stationnement automatique (650 €) ou encore le démarrage sans clé.

 

Une conduite à surveiller

 

Skoda Yeti intérieurL’on n’achète pas un Yéti pour ses performances sportives sur route. Mais tout de même, l’on est en droit d’attendre une certaine réactivité moteur. Cela n’arrivera pas sur les entrées de gamme comme le 1.2 l TSi 105 ch dont la mollesse peut vite devenir frustrante. Le 1.4 TSi fait un peu mieux pour les blocs essence, mais pour de vraies reprises ne misez pas en dessous du 1.6 TDi 105 ch. La bonne idée a été de combiner la fameuse boîte 6 rapports DSG sur le 2.0 l TDi 170 ch. La meilleure idée aurait été d’en équiper des versions moins onéreuses (38 versions sont proposées dans les finitions Active, Ambition, Elegance, Monte-Carlo et Outdoor). Idem pour le Start&Stop qui ne trouve sa place que dans quelques rares déclinaisons.

 

Version goudron ou exploration ?

 

Le Yéti ne dispose de la transmission intégrale (4x4) qu’à partir de la motorisation 2.0 l TDi 110 ch. Il s’agit de la version Outdoor avec bouclier et jupes latérales en version brut (alors qu’elles sont peintes sur la déclinaison classique). Pour l’acheter, comptez tout de même 26 290 €. Attention, vous n’irez pas faire le raid dont vous rêvez depuis toujours pour traverser le désert, mais il faut avouer que pour un véhicule dont la ligne rappelle d’avantage un utilitaire qu’un vrai tout-terrain, le Yéti Outdoor s’en sort très bien. Il passe des ornières imposantes grâce à un bon débattement et sait donner un coup de reins pour gravir une mauvaise côte. Toutefois, comme sur les routes qui ne sont pas parfaitement lisses, les chemins bosselés seront particulièrement désagréables à emprunter. La suspension mal gérée et le manque de précision de la direction montrent vite les limites du Yéti. Aussi Outdoor soit-il, vos sorties des sentiers battus devront être occasionnelles.

 

Bilan

 

Skoda Yeti arriereLe Skoda Yéti est somme toute une bonne voiture familiale. Pratique, pas frimeuse pour un sous, et dotée d’un confort encore honorable. Toutefois, que reste-t-il au Yéti pour lutter contre un Captur, plus attrayant au niveau du look, ou contre le nouveau Qashqaï qui propose un niveau d’équipements bien supérieur. Le prix me direz-vous ? Ce mythe appartient désormais au passé. Skoda ne fait plus « presque aussi bien pour moins cher ». Non, le Skoda Yéti est bel et bien dans la même fourchette de prix que ses concurrents. Sans compter un certain manque de sobriété en carburant (entre 7 l et 8,5 l selon les motorisations, et selon le conducteur). Ne rangez pas tout de suite votre portefeuille, car vous en serez aussi de votre poche pour le malus écologique. Ce sera dur de trouver des excuses à certains des défauts du Yéti désormais. En espérant que Skoda n’attende pas à nouveau cinq ans pour rectifier cela.

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