Renault Zoé, l’éternelle

La Renault Zoé a sans aucun doute fait partie des impulsions à l’élan électrique qui s’est emparé de la France, et plus largement de l’Europe. Dès sa sortie en 2012, elle a su se placer dans le haut du panier en termes d’autonomie et de tarifs. Du made in France assemblé à Flins, performant et efficace, il n’en fallait pas plus pour que cette bouille originale devienne la toute nouvelle star tricolore.

Renault Zoe eternelle

Longtemps première des ventes en France, la Zoé cède en 2021 sa place à la Tesla Model 3.

En 2019, la Zoé se renouvelle pour une phase II qui gagne en autonomie grâce à sa nouvelle batterie de 52 kWh, et en puissance avec le bloc de 100 kW (135 ch) dénommé R135. Pour 600 € de moins, la version R110 reste disponible (et seule solution pour la version d’entrée de gamme). La Renault Zoé change aussi de planche de bord et gagne en maturité pour offrir une expérience de conduite moins futuriste, et plus en accord avec ce que l’on attend d’une voiture. La sellerie s’avère confortable pour sa catégorie et l’écran de 9,3’’ qui trône sur la console est totalement personnalisable.

Console Renault Zoe

Le coffre de la Zoé affiche un volume de 486 l.

L’autonomie est portée à 395 km, ce qui place la Zoé dans la moyenne haute de ce que propose le marché. Elle se dote de série du connecteur Combo d’une capacité de 22 kW. Mais pour une option à 1 000 €, il est possible de profiter du connecteur de recharge rapide de 50 kW. Le tout pour un prix qui oscille entre 32 500 € et 38 800 €, soit un prix d’entrée de 26 500 € une fois le bonus de 6 000 € déduit.

Peugeot e-208, la lionne silencieuse

Sortie en 2019, en même temps que la deuxième génération de son homologue thermique, la Peugeot e-208 n’a pas tardé à trouver son public et à prendre tour à tour la seconde, puis la troisième place du podium des ventes, elle aussi déclassée d’un rang par la Tesla Model 3. Avec son physique agressif et ses lignes sculptées, cette e-208 affiche une longueur de 4,05 m, sensiblement identique à celle de la Zoé, mais pour offrir un coffre de seulement 406 l.

Peugeot e208 silencieuse

La Peugeot e-208 est proposée à partir de 26 700 € bonus déduit.

Côté recharge, la Peugeot embarque de série un connecteur Combo CCS de 7 kW capable de tolérer une puissance jusqu’à 100 kW en courant continu. Il est ainsi possible de récupérer 80 % de charge en seulement 30 min, contre une heure pour sa concurrente au losange, alors même que la lionne propose une autonomie bien supérieure de 450 km.

La Peugeot 208 a été élue voiture de l’année 2020.

Peugeot e208 intérieur

À l’intérieur, c’est du Peugeot. Le qualitatif est de haute volée, le poste de conduite est particulièrement accueillant et le high cockpit qui surplombe le petit volant est du plus bel effet. En version GT Line, la planche de bord accueille un écran de 10’’ dont le maniement serait largement perfectible.

La e-208 fait partie des voitures électriques les plus agréables à conduire. Elle offre un fonctionnement d’une grande douceur, tout en proposant de franches accélérations. Seul son freinage un peu flottant se révèle décevant.

Dacia Spring, la plus accessible

L’acteur du low cost de qualité débarque sur le segment électrique avec son Spring électrique qui reprend physiquement tous les codes de la marque. Cette citadine polyvalente haut perché aux faux airs de SUV urbain affiche une longueur de 3,73 m seulement (à peine 12 cm de plus qu’une Twingo). Ce petit crossover propose tout de même un coffre de 290 l, ce qui reste très acceptable compte tenu de son format, mais n’offre pas une habitabilité confortable pour les passagers arrière. Bref, c’est une citadine.

Dacia Spring accessible

La Spring est proposée en versions Confort et Confort plus.

À l’intérieur, c’est une relative bonne surprise. Le poste de pilotage n’est pas le plus confortable du marché, mais il se dote de nombreux équipements modernes à portée de main : instrumentation digitale, écran tactile 7’’, connectiques USB et Bluetooth. La petite roumaine profite aussi d’éléments de sécurité avec le limiteur de vitesse, l’aide au freinage d’urgence ou encore l’appel automatique en cas d’accident.

En option à 600 €, le chargeur embarqué de 30 kW permet de récupérer 80 % de charge en 50 min.

Dacia Spring intérieur

Avec un prix de départ de 16 990 €, la Dacia Spring ne peut pas profiter du bonus à 6 000 €. Celui-ci est ramené à 27 % du prix d’achat, soit 4 587,30 €. Si l’on rajoute la prime à la casse de 2 500 €, la Dacia Spring est accessible pour 9 902,70 €, ce qui en fait la championne du rapport qualité/prix. Bien évidemment, pour ce tarif, les prestations sont ramenées à leur minimum : 230 km d’autonomie en mode mixte, une vitesse maximale de 125 km/h (100 km/h en mode Eco) et un 0 à 100 km/h péniblement atteint en 19,1 s avec le bloc de 33 kW de puissance (soit 45 ch). On ne peut pas tout avoir, et ces performances aussi modestes soient-elles sont largement suffisantes pour un usage urbain. Les escapades hors ville et les trajets autoroutiers seront laborieux mais pas impossibles.

Opel Corsa-e,

Cousine directe de la e-208, la Corsa-e préfère jouer la carte de la discrétion et affiche un physique particulièrement passe-partout qui n’en reste pas moins assez séduisant. À l’intérieur, le ton reste un peu austère mais la qualité de finition a fait un bond en avant depuis que la firme allemande est passée dans le giron de PSA. La Corsa-e bénéficie d’une planche de bord sobre sur laquelle se place un écran tactile qui manque malheureusement de sens pratique. L’accueil général est sympathique et on se sent un peu plus aéré que dans la e-208. Tout est question de préférence.

Corsae

La Corsa-e affiche un prix d’entrée de 2 000 € inférieur à celui de la e-208.

L’Opel Corsa-e emprunte le moteur et les batteries de la Peugeot e-208 et se dote donc d’un bloc de 100 kW (136 ch) et du pack de batteries de 50 kWh. Résultat, une autonomie raisonnable de 337 km pour une vitesse de pointe à 150 km/h. Là encore, le chargeur Combo CCS autorise jusqu’à 100 kW de puissance en courant continu ce qui permet de récupérer 80 % de charge en seulement 30 min. Sur les autres types de prises, il faut compter pour une recharge complète 16 h en 3,7 kW (Green’up), 8 h en 7,4 kW (Wall box monophasée) et 5 h 15 en 11 kW (Wall box triphasée).

Corsae interieur

Fiat 500e, la dolce vita

La petite italienne dont la réapparition sur le marché a créé un véritable engouement se décline aujourd’hui en électrique. Quoi de plus normal vu son gabarit et ses dispositions de citadine à parcourir avant tout les artères urbaines. Elle fait d’ailleurs partie des mini-formats (longueur de 3,63 m) avec une habitabilité réduite à son minimum et un coffre de seulement 185 l.

Fiat 500e dolce vita

La Fiat 500e dispose d’une version 3+1, avec une demi-porte arrière sur le côté droit pour faciliter l’accès des passagers.

À l’intérieur, la planche de bord est spartiate et les plastiques employés ne sont pas de la meilleure facture. L’écran tactile façon wide donne cependant un bel effet, et l’instrumentation numérique reste bien visible derrière le volant.

Fiat 500e interieur

Affichant une autonomie de 305 km grâce à sa batterie de 42 kWh, la Fiat 500e embarque un moteur de 87 kW (118 ch) qui offre des performances acceptables. Reine de la ville grâce notamment à son rayon de braquage ultra-réduit, la starlette italienne offre un agrément de conduite en hausse grâce notamment à la diminution des bruits de roulement et des sifflements d’air.

Renault Twingo E-Tech électrique, l’indémodable

Concurrente éternelle de la 500e, la Renault Twingo E-Tech électrique se place en petite sœur de la Zoé dans la gamme au losange et affiche une autonomie de seulement 190 km, ce qui ne la rend pas très compétitive dès lors qu’il est question de sortir de la ville (cependant le mode Eco permet d’optimiser cette autonomie à 225 km). Elle peut récupérer 80 % de charge en une heure grâce à son chargeur embarqué de 22 kW (une puissance présente sur 75 % des bornes de recharge).

Renault Twingo etech

La Twingo fait l’effort sur les équipements de confort pour sa catégorie.

Proposée à partir de 21 350 €, la Twingo E-Tech s’est fait damer le pion de la citadine électrique la moins chère depuis l’apparition de la Dacia Spring. Elle propose cependant une dotation bien plus généreuse en équipements et un intérieur mieux fini, bien que d’apparence un peu « gadget ».

Renault Twingo etech interieur

Volkswagen e-up!

Composant la triplette électrique du groupe VAG avec la Seat Mii Electric et la Skoda Citigo IV, la Volkswagen e-up! a littéralement fait exploser son autonomie en passant de 141 km sur l’ancienne version de 2013, à 260 km sur la nouvelle génération. Elle propose aussi un tarif des plus attractifs à seulement 17 330 € une fois le bonus écologique déduit. Son physique extérieur reste assez anodin et pour lui donner un peu de fantaisie il faudra opter pour une couleur de carrosserie originale. L’intérieur suit un peu la même veine avec une planche de bord que VW qualifie de minimaliste, mais qui est en réalité simplement tristounette. L’écran de navigation est quant à lui l’un des pires qu’il nous ait été donné d’utiliser.

Volkswagen eup

Sur une Wall Box de 7,4 kW, la e-up! se recharge en 4 h 30 min.

Mais c’est une citadine, et elle remplit parfaitement ce rôle. Avec sa longueur de seulement 3,54 m, et son rayon de braquage de 9,80 m, elle se faufile partout sans la moindre difficulté. Le volant est d’ailleurs réglable en hauteur, ce qui permet à presque tous les gabarits de trouver leur place dans un certain confort.

Volkswagen eup interieur

Évidemment les passagers arrière ne sont pas vraiment à leurs aises, mais on ne peut pas tout avoir.

Honda e, l’originale

Voilà qu’arrive la Honda e avec son physique si particulier qui représente notre coup de cœur de ce comparatif. Les designers ont vraiment bien travaillé sur les lignes et la calandre pour nous offrir un opus qui allie à merveille une silhouette simple, à la limite de la nostalgie, avec un aspect moderne. Le look de la Honda e est inclassable. La citadine japonaise est tout simplement très belle.

Honda e originale

L’intérieur de la Honda e est le plus technologique de sa catégorie.

À l’intérieur, bienvenue dans un nouveau monde. Toute la largeur de la planche de bord est occupée d’informations numériques avec pas moins de cinq écrans qui se succèdent : instrumentation numérique 8,8’’, deux écrans tactiles de 12,3’’ pour le divertissement et la navigation, et deux rétroviseurs vidéo, un de chaque côté. Pour ceux qui aiment l’opulence technologique, l’habitacle de la Honda e est un paradis. Et tout ceci n’est pas qu’une impression puisque la japonaise embarque aussi de nombreuses aides à la conduite encore rares dans cette catégorie comme l’aide au maintien dans la voie ou encore le régulateur de vitesse adaptatif.

Honda e interieur

Selon son moteur, la Honda e est proposée à 35 060 € et 38 060 €.

Pour une longueur de 3,89 m, la Honda e propose un coffre de seulement 171 l. C’est qu’elle privilégie l’espace à bord avec notamment un empattement impressionnant de 2,53 m. Proposée en 100 kW (136 ch) et 114 kW (154 ch), la Honda e affiche respectivement 222 ou 210 km d’autonomie. Un point faible qui est tout de même rattrapé par la possibilité de charger en 100 kW pour une récupération de 80 % en 30 min.

L’avis de Choisir.com

Au travers de ce petit florilège des citadines du moment, l’on s’aperçoit que certains modèles montrent plus de polyvalence que d’autres. Pour un usage exclusivement urbain, la Twingo E-Tech représente un excellent compromis entre confort et tarif.

À la rédaction, notre cœur balance entre la Peugeot e-208 pour son poste de pilotage unique et son agrément de conduite, la Dacia Spring pour son confort surprenant et son prix le plus bas du marché, et la Honda e qui nous séduit aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur grâce à ses formes intemporelles et ses équipements d’une modernité inouïe.