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Union européenne : Vers un plafonnement du prix du gaz importé ?

Le prix du gaz continue de flamber en Europe. Face à cela, différents pays ont proposé un plafonnement du prix des importations de gaz. La Norvège, premier pays exportateur de gaz vers l’Europe depuis le début du conflit russo-ukrainien, s’oppose à la mise en place de ce dispositif. Choisir.com fait le point.

Plafonnement prix du gaz

Le plafonnement des prix des importations de gaz : l’UE divisée

Afin de réduire la facture énergétique liée aux importations, la Commission européenne envisage de plafonner le prix de la molécule de gaz venue de Russie. « Au début de la guerre, le gaz russe par gazoduc représentait 40 % de tout le gaz importé (par l’UE). Aujourd’hui, il n’en représente que 9 % », a expliqué Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission.

Cette possible mesure est appuyée par divers pays membres de l’Union européenne comme la France, l’Italie et la Belgique. Ces derniers veulent même aller encore plus loin et proposer un plafonnement généralisé à tous les pays producteurs. « Il est temps d’adopter une approche plus résolue », a affirmé la ministre belge de l’Énergie, Tinne Van der Straeten. Pour elle, le plafonnement du prix du gaz est « la solution la plus rapide pour réduire la facture énergétique de nos familles et de nos entreprises ».

Toutefois, le sujet est loin de faire consensus. La Hongrie, l’Allemagne ou encore la République tchèque sont plus frileuses. Ces États craignent que cela fragilise encore plus le système d’approvisionnement en gaz. Comme l’explique Jozef Sikela, ministre tchèque en charge de l’Industrie, « Je pense que le plafonnement du gaz est, du point de vue du marché, le cas le plus difficile et nous avons besoin d’un peu plus de temps pour évaluer son impact ».

Une forte opposition de la Norvège

Bien que non-membre de l’Union européenne, la Norvège s’est exprimée sur le sujet. En effet, depuis le début de la guerre en Ukraine, elle a augmenté ses importations vers l’Europe et se place comme le premier pays en termes d’approvisionnement. Un plafonnement des prix du gaz irait contre ses intérêts économiques.

« Nous sommes d’accord pour avoir un dialogue encore plus étroit avec l’UE à l’avenir concernant les différentes propositions qui sont sur la table. Nous abordons les discussions avec l’esprit ouvert, mais nous sommes sceptiques à l’égard d’un prix maximum pour le gaz », a fait savoir Jonas Gahr Støre, Premier ministre norvégien. « La plus importante contribution que la Norvège puisse apporter dans la situation actuelle est de maintenir une production élevée de gaz à l’avenir », a ajouté Terje Aasland, le ministre norvégien du Pétrole et de l’Énergie.

Reste à savoir quelle décision prendront les gouvernements européens et quelles seront les réactions de pays exportateurs de gaz. En attendant, la France a tout de même annoncé maintenir le bouclier tarifaire en 2023. Le gouvernement s’engage à limiter la hausse des tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz à 15 % maximum, l’an prochain.

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