Présentation de GRTgaz : création et périmètre d’action

GRTgaz fait partie intégrante de la chaîne de l’acheminement du gaz. Comme l’explique le gouvernement sur son site internet : « GRTgaz construit, entretient et développe en France 85 % du réseau de transport de gaz naturel à haute pression. » Les 15 % restants sont opérés par Teréga (ex-TIGF).

Transporteur de gaz, le rôle de GRTgaz est d’assurer le transport du gaz depuis les zones de production ou d’importation vers des centrales de production d’électricité, le réseau de distribution de gaz et les grandes industries françaises. En France, selon RTE, le gestionnaire des lignes électrique à haute tension, en 2019, 7,2 % de la production d’électricité est réalisée grâce au gaz, dans des centrales thermiques. Le gaz combustible est transporté dans ces centrales par GRTgaz.

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Libéralisation du marché du gaz

GRTgaz est né en 2005, pour répondre aux enjeux de la libéralisation du marché du gaz en France. En effet, en 1999 débute l’ouverture à la concurrence du secteur de l’énergie. À cette date, seules les industries de plus de 100 GWh peuvent choisir leur fournisseur de gaz. En 2004, cette possibilité est offerte à toutes les entreprises et collectivités de l’Union européenne. Puis en 2007, c’est au tour des particuliers de pouvoir décider de leur offre de gaz.

Ces différentes étapes d’ouverture à la concurrence impliquent de changer l’organisation du marché. En effet, Gaz de France (GDF) détient à l’époque le monopole des activités concernant le gaz (transport, distribution, fourniture, etc.). Or, pour des raisons évidentes d’indépendance, il faut séparer ces activités.

GRTgaz est donc créé en 2005. Entreprise avec une vocation de service public, ses activités sont encadrées par les autorités. Elle est financée par l’Accès des tiers au réseau de transport (ATRT) dont le montant est fixé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette contribution est répercutée sur les factures de gaz dans les frais d’acheminement. Il ne s’agit pas d’une taxe à proprement parler.

GRTgaz, une filiale d’Engie

Acteur indépendant, GRTgaz reste majoritairement une filiale d’Engie (ex-GDF Suez), le fournisseur historique de gaz. Mais d’autres acteurs sont entrés dans son capital. Selon les données de la Société d'infrastructures gazières (SIG), il est réparti ainsi :

  • 74,56 % appartiennent à Engie ;
  • 24,83 % sont détenus par la SIG ;
  • 0,61 % appartient à des actionnaires majoritaires parmi lesquels les salariés du groupe.

Pour autant, l’entreprise ne peut pas privilégier les clients d’Engie. Elle doit traiter tous les fournisseurs sur un pied d’égalité. Il en va de la bonne mise en place de la concurrence.

GRTgaz et Teréga, des périmètres différents

GRTgaz œuvre sur 85 % du territoire français. Les 15 % restants sont gérés par Teréga, dans le sud-ouest de la France. Pourquoi ce découpage ? Il tient à des raisons historiques.

Dans les années 1950, à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, la France découvre un gisement de gaz naturel. Sont alors créées deux compagnies :

  • Gaz du Sud-Ouest (GSO) qui assure l’exploitation du gisement et qui vend le gaz dans le quart sud-ouest de la France ;
  • Compagnie française du méthane qui s’occupe de commercialiser le gaz dans le reste de l’Hexagone.

Ces deux entreprises appartiennent à GDF qui détient alors le monopole du gaz et au pétrolier Total. L’ouverture à la concurrence est venue bouleverser cela. Sous la vigilance de la CRE, Total a récupéré les parts de GSO et GDF (aujourd’hui Engie) les parts de GRTgaz.

La GSO a alors changé de nom pour devenir TIGF (Total infrastructures gaz France). En 2018, elle se rebaptise à nouveau et prend le nom de Teréga.

Un acteur international

La France n’est pas un pays producteur d’hydrocarbures. Comme le rappelle le Ministère de la Transition Écologique :

« Le pays est aujourd’hui dépendant à 99 % des importations pour sa consommation de pétrole et de gaz. »

GRTgaz est donc connecté aux réseaux de gaz des autres pays européens. Il transporte vers la France mais aussi vers les autres pays (Allemagne, Belgique, Suisse, etc.) du gaz arrivé par méthanier ou via les gazoducs. Il travaille également de concert avec Teréga pour la livraison de gaz en Espagne.

Le groupe dispose d’une filiale en Allemagne « GRTgaz Deutschland ». Elle exploite le gazoduc MEGAL qui relie la République tchèque à la France en passant par l’Autriche et l’Allemagne.

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Les missions de GRTgaz

Afin de bien comprendre les missions de GRTgaz, il convient de bien savoir quelle est sa place dans la chaîne du gaz et en quoi il se distingue de GRDF. Voyons cela ensemble.

GRTgaz et GRDF : quelles différences ?

Pour arriver depuis les pays producteurs jusqu’à la chaudière des consommateurs, les molécules de gaz parcourent un long chemin. En effet, elles sont transportées par voie maritime sur des méthaniers et/ou injectées depuis les centres de production dans des gazoducs. Il s’agit en quelque sorte des autoroutes du gaz. En arrivant en France, le gaz est ensuite amené vers :

  • les industries ;
  • les centrales thermiques de production électrique ;
  • le réseau de distribution.

Une fois dans le réseau de distribution, il est acheminé vers les consommateurs finaux : les particuliers et la majorité des entreprises et collectivités.

Dans ce système, GRTgaz assure la partie liée au transport terrestre. Il récupère l’énergie :

  • sous forme gazeuse auprès des pays voisins en la faisant transiter par les gazoducs ;
  • ou sous forme liquide dans les terminaux méthaniers dans les ports français.

GRDF de son côté, s’occupe du réseau national de distribution du gaz. Sa mission est de livrer le gaz aux usagers. Il œuvre sur 95 % du territoire. Sur les 5 % restants, ce sont des distributeurs territoriaux, les Entreprises locales de distribution (ELD).

Transport du gaz et sécurité du réseau

98 % du gaz importé en France arrive sous forme de Gaz de pétrole liquéfié (GPL) dans les ports méthaniers français. Il y en a 4 en France sur le réseau GRTgaz, un à Dunkerque, deux à Fos-sur-Mer et un à Montoir-de-Bretagne. GRTgaz le récupère pour le transporter sur le territoire français.

Pour cela, il dispose des infrastructures suivantes :

  • 33 688 kms de gazoducs, des tuyaux servant au transport du gaz ;
  • 32 stations de compression permettant d’augmenter la pression du gaz et d’en faciliter la circulation ;
  • 4 475 postes de livraison qui jouent un relais entre le réseau de transport et de distribution ou qui permettent une livraison directe aux industries comme nous le verrons dans la suite de l’article.

Le gaz étant hautement explosif, la mission de transport est assortie d’une mission de sécurité. Comme le souligne l’entreprise, « le réseau fait l’objet d’une surveillance continue sur le terrain, par voies pédestres, aériennes (avions, hélicoptères, drones), en voiture et même à distance depuis des centres de surveillance régionaux ».

Cette surveillance s’attache à prévenir les fuites de gaz. Il faut donc pour cela vérifier en permanence l’intégrité des gazoducs. D’autre part, il gère les centres d’odorisation du gaz. En effet, à l’état naturel, le gaz ne sent rien. Pour assurer la sécurité des usagers, on y injecte du Tétrahydrothiophène (THT). C’est ce composant chimique qui donne l’odeur particulière au gaz. GRTgaz exploite 18 sites et installations d’odorisation et 32 points de contrôle.

Enfin, il est en charge de la modernisation et de l’extension du réseau. À ce titre, GRTgaz investit 600 M€ par an pour améliorer la qualité du transport du gaz.

L’alimentation en gaz des industries

Certains grands sites industriels témoignent d’une consommation en gaz très importante. De ce fait, ils sont rattachés au réseau de transport.

GRTgaz les approvisionne directement. Pour autant, le contrat de fourniture de gaz n’est pas passé avec GRTgaz. Il est signé avec un fournisseur. En effet, même pour les très grands comptes, GRTgaz ne commercialise pas de gaz.

Aujourd’hui, GRTgaz dessert 733 clients industriels parmi lesquelles 13 centrales de production d’électricité́.

Quid du stockage du gaz ?

La mission de GRTgaz est de transporter le gaz en toute sécurité et d’assurer la maintenance du réseau de transport. Il ne s’occupe pas du stockage. Sur le réseau GRTgaz, le stockage du gaz est assuré par Storengy, filiale à 100 % d’Engie. Dans le Sud-Ouest, Teréga assure les missions de transports et stockage. Ces deux opérateurs garantissent la sécurité de l’alimentation en gaz de l’Hexagone.

En effet, comme l’explique Engie, « durant les pointes de froid hivernales, les stockages peuvent être amenés à couvrir plus de 50 % des besoins, sécurisant ainsi l’approvisionnement énergétique du pays ».

Transport du gaz et énergies renouvelables

GRTgaz, en tant que premier transporteur de gaz en France, mène des projets liés aux énergies renouvelables. Pour cela, il cherche à développer le biométhane et la production de gaz neutre en carbone via l’hydrogène. Explications.

L’injection de biométhane dans le réseau de transport

Selon l’Usine nouvelle, le biométhane représente 1,5 % de la consommation de gaz en France. Pourtant, ce gaz vert est l’une des clés de la transition énergétique. En effet, il permet de valoriser les déchets agricoles tout en favorisant l’indépendance de l’Hexagone.

GRTgaz accompagne les producteurs de gaz vert à faire circuler leur biogaz sur le réseau. Pour cela, il assure le raccordement au gaz des unités de méthanisation. Une fois raccordées, les unités de méthanisation peuvent alors injecter le biogaz sur le réseau de transport. Il sert ensuite à alimenter les industries ou part dans le réseau de distribution pour approvisionner les consommateurs particuliers et la majorité des professionnels.

Peut-on souscrire une offre de biométhane ?

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Hydrogène et « Power-to-gas » : le projet Jupiter 1000

GRTgaz pilote le projet Jupiter 1000. Leader sur le chantier, il travaille aux côtés du Port de Marseille et d’autres acteurs institutionnels comme la Compagnie nationale du Rhône (CNR), RTE, Teréga, le CEA, Khimod, LLT et McPhy.

Lancé en 2017 à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône (13), le Jupiter 1000 est un projet de Power-to-Gas. Cette centrale vise à transformer de l’électricité en gaz. Plus précisément, dans le cadre de Jupiter 1000, elle vise à utiliser de l’électricité éolienne pour la transformer en hydrogène par électrolyse de l’eau. Ce procédé vise à séparer l’eau (H2O) en dioxygène d’un côté et dihydrogène de l’autre. À l’état gaz, le dihydrogène, appelé aussi « gaz hydrogène », se stocke très bien. Il peut être converti en méthane de synthèse neutre en carbone. Comparable à du gaz naturel, il peut être injecté dans le réseau et alimenter les consommateurs.

Le Power-To-Gas répond donc à deux enjeux de la transition énergétique :

  • garantir une certaine indépendance gazière de la France ;
  • assurer une solution de stockage de l’électricité verte.

En effet, l’électricité se stocke encore très mal. Il faut donc la consommer au moment de la production. Or, les énergies renouvelables sont intermittentes puisque dépendantes des conditions climatiques. À l’heure actuelle, elles ne permettent pas une production continue. Sans soleil, un panneau photovoltaïque ne produit pas d’électricité. Sans vent, une éolienne ne fournit pas d’énergie.

L’hydrogène est donc amené à se développer fortement dans les années à venir. Il constitue d’ailleurs l’un des axes majeurs du plan France relance. Il lui consacre 7,2 milliards d’euros sur les 30 milliards dédiés à la transition énergétique.

La centrale n’est pas encore en fonctionnement. Elle devrait lancer son activité en 2020. Pour autant aucune date précise n’est mentionnée sur le site du projet. D’autant plus qu’il y a fort à parier que le chantier ait été retardé par l’épidémie de Covid-19.

GRTgaz recrutement

GRTgaz est une entreprise essentielle de la chaîne du gaz et pour cela, elle s’appuie sur 3 022 salariés répartis dans l’Hexagone. Et chaque année l’entreprise grandit. Elle recrute donc fréquemment de nouveaux profils. Il s’agit avant tout de métiers techniques. Comme le fait savoir le groupe sur sa page recrutement « Plus de 50 % des emplois chez GRTgaz relèvent de l’exploitation et de la maintenance des ouvrages ». Mais des professionnels du marketing, du droit, etc. peuvent eux aussi postuler.

Du stage au CDI en passant par l’alternance, l’entreprise gazière propose régulièrement de nouveaux contrats. Elle poste les offres d’emploi sur son site internet, dans la rubrique carrière. Si vous êtes intéressé, vous pouvez parfaitement répondre à une offre ou faire une candidature spontanée. Les offres sont également relayées sur le réseau social Linkedin.

Copyright photo : GRTgaz.

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