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La mobilité électrique en France

La mobilité électrique, ou électromobilité, désigne les moyens de transport permettant de se déplacer grâce à l’électricité. Depuis plusieurs années, les véhicules électriques, mais aussi les hybrides rechargeables, à deux ou quatre roues, se sont fortement imposés en France. Ils occupent une place importante du marché de la mobilité et ont un bel avenir devant eux. Dans cet article, nous allons présenter la mobilité électrique et comment les acteurs du marché de l’énergie, comme EDF, contribuent au développement de ce secteur en plein essor.

Voitures électriques en charge

Qu’est-ce que la mobilité électrique ?

Commençons par expliquer le concept de la mobilité électrique, comment et pourquoi ces moyens de se déplacer sont certainement les solutions de transport de demain.

Définition de la mobilité électrique

Comme présenté en introduction, la mobilité électrique désigne les façons de se déplacer en utilisant un moyen de transport électrique. Plus généralement, cela qualifie les voitures électriques, les bus (pour les transports en commun), sans oublier les deux roues (scooters, trottinettes ou vélos) qui se développent ces dernières années.

Si les constructeurs de véhicules sont les acteurs principaux de la mobilité électrique, les consommateurs, c’est-à-dire les utilisateurs de ces deux ou quatre roues, sont également essentiels pour que la mobilité électrique se développe. Un troisième acteur est primordial pour rendre la mobilité électrique possible : celui qui fournit l’électricité pour faire fonctionner ces véhicules, qu’ils soient équipés de deux ou quatre roues.

La petite histoire de la voiture électrique

L’automobile électrique n’est pas toute jeune, elle a déjà quelques siècles d’existence. En effet, le marché de la voiture électrique est né à la fin du XIXe siècle, en pleine révolution industrielle en France. Ce nouveau moyen de transport est venu remplacer les véhicules hippomobiles, tels que les fiacres qui étaient tirés par des chevaux. À l’époque, les autos électriques servaient essentiellement aux services de transports urbains (taxis). Ces véhicules étaient pourvus de batteries au plomb qui étaient rechargées durant la nuit dans des stations spécialisées. Ces batteries, lourdes et volumineuses, étaient rechargées grâce à l’électricité utilisée à l’époque. Ce courant provenait en grande partie des centrales à flammes (charbon).

Durant la moitié du XXe siècle, l’usage de la voiture électrique décline, au profit des véhicules thermiques à essence. Les nombreux avantages des voitures à essence, en termes d’autonomie et de fiabilité (moins de problèmes techniques que les autos électriques de l’époque), ont peu à peu conduit les utilisateurs à choisir la mobilité thermique plutôt qu’électrique.

Bien que les véhicules thermiques se soient fortement imposés durant la seconde moitié du XXe siècle, les constructeurs de véhicules électriques ont tout de même continué à développer des modèles de plus en plus performants. Dans les années 1960, les innovations apportées à la pile à combustion donnent un espoir aux fabricants qui voient là un moyen d’alimenter plus longtemps les véhicules électriques.

Tout s’accélère au XXIe siècle. Les prix du pétrole en hausse, l’appauvrissement des réserves d’hydrocarbures ou encore le réchauffement climatique sont autant de facteurs qui poussent les constructeurs de véhicules à se tourner de plus en plus vers des solutions électriques. De nombreux acteurs se distinguent, comme la firme californienne Tesla Motors qui innove et propose des véhicules mêlant luxe et hautes technologies, loin d’être financièrement accessibles à tous.

Dans les années 2010, le japonais Toyota développe avec EDF une voiture hybride rechargeable qui fonctionne à la fois à l’électricité et à l’essence. Ce mix énergétique permet de compenser les points faibles du moteur électrique (autonomie, vitesse, mode de recharge, etc.) et connait un franc succès.

À partir de 2016, la mobilité électrique intéresse la majorité des constructeurs automobiles. Chacun propose sa citadine ou sa berline électrique ou hybride.

En 2020, le constructeur automobile japonais Honda annonce la disparition des moteurs thermiques de son catalogue européen à partir de 2022. La fin des voitures thermiques est annoncée, les fabricants se concentrent désormais de plus en plus sur les versions électriques de chaque modèle qu’ils ont en catalogue.

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La mobilité électrique de nos jours

De nos jours, le marché de la mobilité électrique est occupé par différents types de véhicules et différents constructeurs.

Les différents véhicules électriques

Si la voiture électrique est le véhicule auquel on pense en priorité lorsque l’on aborde la mobilité électrique, ce n’est pas le seul à être utilisé. En France, plusieurs moyens de transport électriques sont employés :

  • les bus électriques, pour le transport collectif en ville notamment ;
  • les scooters électriques ;
  • les vélos électriques ;
  • les trottinettes électriques.

Tous ces véhicules disposent de batteries embarquées qui permettent de stocker l’énergie électrique qui leur est nécessaire pour fonctionner. Ces accumulateurs d’énergie sont plus ou moins imposants selon le type de véhicule.

Du côté des voitures, toutes ne sont pas 100 % électriques. Pour répondre aux besoins des automobilistes et proposer une transition en douceur du moteur thermique vers l’électrique, les fabricants ont développé différents modèles qui peuvent être :

  • 100 % électriques : dotés d’un moteur électrique, ils utilisent seulement l’électricité pour fonctionner et stockent l’énergie dans des batteries embarquées ;
  • hybrides « classiques » : ces véhicules sont équipés de deux moteurs, un électrique et un thermique (essence, diesel, éthanol). Ils ne disposent pas de prise pour une recharge externe, nous allons voir dans le prochain paragraphe comment son moteur électrique se recharge ;
  • hybrides « rechargeables » (ou plug-in) qui sont également dotés de deux moteurs, électrique et thermique. Cette version, contrairement au modèle classique, peut être rechargée à l’aide d’une prise pour véhicules 100 % électriques ;
  • électriques avec un système de Range Extender : cette nouvelle technologie consiste à installer un « prolongateur d’autonomie » (Range Extender) qui se présente sous la forme d’un petit moteur à essence destiné à recharger les batteries électriques (et non à faire avancer le véhicule) afin d’étendre l’autonomie de la voiture.

Différence entre hybride classique et hybride rechargeable

Nous venons de le voir, la voiture hybride est équipée de deux moteurs.

Dans le cas de l’hybride « classique », le moteur électrique sert au démarrage et aux déplacements à faible allure, avant que le moteur thermique ne prenne le relai. Comme évoqué dans le paragraphe précédent, la voiture hybride « classique » ne dispose pas de prise de recharge. Il est donc impossible de la recharger avec de l’électricité. Un passage à la pompe à essence est alors nécessaire pour alimenter le véhicule en carburant fossile. Mais alors, comment se recharge le moteur électrique de la voiture hybride classique ? Tout simplement grâce à un dispositif de récupération d’énergie cinétique qui s’enclenche lors des phases de freinage et de décélération (réduction de la vitesse en lâchant la pédale de l’accélérateur). Pour mieux comprendre, il faut savoir que le moteur électrique de la voiture hybride classique (c’est-à-dire, celle qui n’est pas « rechargeable ») se trouve dans une trappe au niveau du coffre. Lors des phases de freinage et de décélération du véhicule, le moteur va récupérer, grâce à un générateur, l’énergie cinétique provenant des roues arrière afin de recharger les batteries du moteur électrique (qui sont de faible capacité, environ 2 kWh).

Concernant l’hybride « rechargeable », nous avons vu qu’il est possible de recharger les batteries du moteur électrique à l’aide d’une borne adaptée. Le moteur thermique doit quant à lui être alimenté en carburant (essence, diesel, éthanol).

Dans les deux cas, ces véhicules se comportent comme des voitures thermiques classiques lorsqu’elles dépassent une certaine vitesse (40 ou 50 km/h, selon le constructeur et le modèle). Autrement dit, sur autoroute, seul le moteur essence ou diesel sera sollicité. Le moteur électrique est quant à lui adapté aux trajets en ville (où une faible allure est de rigueur) et répond parfaitement aux contraintes urbaines. Ainsi, en ville, le véhicule électrique :

  • ne rejette pas de CO2 ;
  • n’émet pas de bruit lorsqu’il fonctionne ;
  • permet de faire de court trajet.

Malgré leurs nombreux atouts, les véhicules hybrides doivent faire face à quelques contraintes :

  • ils sont plus lourds, en raison des deux moteurs qui doivent cohabiter sous le capot ;
  • ils sont plus chers à l’achat, en partie à cause des différentes technologies développées pour les faire fonctionner ;
  • ils émettent tout de même des gaz à effet de serre (lorsqu’ils utilisent leur moteur thermique).

Les constructeurs les plus importants

De nombreux constructeurs occupent le marché de la voiture 100 % électrique. Voici les chiffres des immatriculations mondiales de voitures 100 % électriques pour l’année 2020 (BEV signifiant Battery Electric Vehicle ou « voiture électrique ») :

Mobilité électrique, nombre voitures électriques BEV 2020
Source : Wikipédia, Voiture électrique

Le géant californien Tesla (en bleu sur le graphique circulaire) occupe une grande part du marché de la voiture électrique. Le succès de ses véhicules 100 % électriques peut être dû à leur autonomie, plus élevée par rapport aux modèles concurrents. Le groupe franco-japonais Renault-Nissan tire son épingle du jeu, notamment grâce à la Nissan Leaf ou encore la Renault Zoe.

Si l’on prend en compte les hybrides rechargeables, Tesla Motors est encore le leader du marché avec ses voitures électriques. Cette illustration recensant les immatriculations mondiales de véhicules hybrides et 100 % électriques (PHEV signifie Plug-in Hybrid Electric ou « hybride rechargeable ») le prouve :

Mobilité électrique, nombre voitures électriques PHEV et BEV 2020
Source : Wikipédia, Voiture électrique

Tesla Motors, un géant du 100 % électrique

Le groupe américain Tesla Motors, leader dans le domaine de la voiture électrique, réalise uniquement des véhicules 100 % électriques. À l’heure actuelle, Tesla ne propose donc pas de voiture hybrides ou hybrides rechargeables.

Les voitures électriques les plus vendues en Europe

Toujours selon la même source, voici les voitures électriques les plus vendues en Europe durant l’année 2020 :

Ventes voitures électrique en Europe en 2020
Source : Wikipédia, Voiture électrique

Nous pouvons le constater, les voitures européennes sont particulièrement prisées. En Europe, les constructeurs français (Peugeot et Renault) et allemands (BMW, Audi et Volkswagen) rivalisent avec le géant américain Tesla Motors. La Renault Zoe est la plus plébiscitée. Son petit gabarit et son autonomie appréciable sont ses principaux atouts.

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La France se tourne vers la mobilité électrique

Afin d’encourager le développement de la mobilité électrique, l’État français a instauré différentes mesures pour rendre les modes de transports plus propres, moins coûteux et plus accessibles. Faisons le point.

Instauration de la loi LOM

Le 26 décembre 2019, la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 dite loi d’orientation des mobilités (LOM), aussi appelée loi Mobilités, est publiée au Journal officiel. Cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier 2020, vise à transformer en profondeur la politique des mobilités en France. Un budget de 13,4 Md€ (milliard d’euros) est alloué pour la période allant de 2017 à 2022, afin de développer massivement des modes de transports plus propres et accessibles à tous.

La politique des transports a longtemps été tournée vers les mobilités de longues distances (TGV, notamment). La loi Mobilités défend quant à elle les moyens de transport de tous les jours, ceux pour aller travailler, faire ses courses, etc.

Avec cette loi, le Gouvernement a trois objectifs majeurs :

  1. Développer les moyens de transport du quotidien ;
  2. Permettre à tous de se déplacer facilement (quels que soient l’âge, la situation physique [pleine mobilité ou mobilité réduite], le territoire d’habitation [urbain ou rural], les moyens financiers, etc.) ;
  3. Privilégier une mobilité plus propre.

Pour ce troisième point, les engagements sont variés. Concernant la mobilité électrique, nous pouvons retenir :

  • l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 avec notamment « -37,5 % d’émissions de CO2 d’ici 2030 et l’interdiction de la vente de voitures utilisant des énergies fossiles carbonées d’ici 2040 » (source : ministère de la Transition écologique, loi d’orientation des mobilités) ;
  • une prime à la conversion lors de l’achat d’un véhicule électrique ;
  • le déploiement des bornes de recharge afin de pouvoir recharger son véhicule électrique n’importe où (en ville, à la campagne, chez soi, au centre commercial, etc.).
Logo loi mobilités
Source : loi d’orientation des mobilités, ministère de la Transition écologique

Des aides à l’acquisition

Nous l’avons vu, le coût des véhicules peut être un frein à la mobilité électrique pour les ménages au budget serré. Cela est également vrai pour les entreprises nouvelles ou celles rencontrant des difficultés de trésorerie.

Pour rendre la voiture électrique accessible à tous, des aides à l’acquisition sont instaurées, en partie grâce à la loi LOM. Ces aides sont variées :

  • prime à la conversion ;
  • bonus écologique ;
  • aides régionales et locales ;
  • crédit d’impôt pour faire installer une borne de recharge ;
  • la TVA à taux réduit (5,5 %), etc.

Certains constructeurs proposent eux aussi des bonus ou des primes pour la reprise d’un ancien véhicule thermique. Ceci permet d’alléger la facture lors de l’achat d’une voiture électrique.

Enjeux et difficultés liées à la mobilité électrique

Si la mobilité électrique est en plein développement, elle n’en est encore qu’à ses débuts. En effet, les différents acteurs du marché (producteurs d’électricité, fabricants de véhicules ou de batteries, etc.) doivent faire face à différentes contraintes.

Les enjeux de la mobilité électrique

À l’heure actuelle, la mobilité électrique a pour vocation de répondre à plusieurs besoins majeurs :

  • réduire la part des émissions de gaz à effet de serre (CO2…) générées par le secteur du transport (estimée à 30 % des émissions totales) ;
  • contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air, notamment en ville où les pics de pollution augmentent chaque année ;
  • diminuer les nuisances sonores causées par ces véhicules, que ce soit en ville, aux abords des grands axes routiers ou dans les villages ;
  • réduire la dépendance au pétrole, une énergie fossile que la France importe en quasi-totalité.

La voiture électrique est considérée comme un véhicule propre, c’est-à-dire qu’il ne rejette pas de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. À terme, ce moyen de transport sera sans aucun doute majoritairement utilisé à travers le monde. Par ailleurs, la loi d’orientation des mobilités datant de 2019 a annoncé l’interdiction de la vente de voitures thermiques d’ici 2040 en France. Cela laisse une vingtaine d’années aux différents acteurs de la mobilité électrique pour trouver des solutions aux problèmes actuellement rencontrés.

La nécessité de progrès techniques

Pour que la mobilité électrique se développe, les constructeurs ont dû et doivent encore trouver des solutions concernant :

  • l’autonomie des véhicules, trop faible comparée aux véhicules diesel ou essence ;
  • les possibilités de recharge, grâce à un déploiement des bornes dans l’espace public ;
  • les prix, généralement plus élevés que ceux des modèles thermiques ;
  • la vitesse de pointe des voitures électriques, jugée insuffisante par certains utilisateurs ou trop énergivore (plus l’allure est élevée, plus la voiture consomme de l’énergie, ce qui réduit inévitablement l’autonomie) ;
  • la durée de vie des batteries et leur recyclage.

L’autonomie des véhicules est essentielle au développement de la mobilité électrique. Dans un même temps, les bornes de recharges sont déployées sur tout le territoire et les utilisateurs ont la possibilité d’en faire installer chez eux. Nous aborderons ce point dans la suite de cet article.

Fournir l’énergie nécessaire pour ces véhicules

L’une des plus grandes préoccupations des producteurs d’énergie, EDF en tête, est d’être capable de répondre à la demande en électricité à un temps donné. En d’autres termes, les producteurs d’électricité doivent réussir à anticiper les pics de consommation afin de faire coïncider l’offre avec la demande. Sans cette maîtrise, des coupures de courant dues à des délestages électriques pourraient avoir lieu et paralyser une partie ou la totalité d’un secteur géographique. Précisons que les besoins en énergie des véhicules électriques s’ajoutent à ceux de la vie courante pour l’éclairage des bâtiments, l’alimentation des appareils électriques, la production d’eau chaude sanitaire, le chauffage, etc. Les producteurs d’énergie sont donc obligés de fournir plus d’électricité pour répondre aux besoins des consommateurs.

Grâce aux smart grids, ou « réseaux électriques intelligents », cela est possible. Rappelons qu’un smart grid désigne un réseau de distribution d’électricité qui rend possible les échanges d’informations entre les fournisseurs d’énergie et les consommateurs. Ceci permet d’ajuster les besoins énergétiques en temps réel. Grâce à différentes techniques, ces réseaux électriques intelligents permettent d’optimiser la production d’électricité, mais aussi la distribution du courant, le stockage de l’énergie et la consommation finale.

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L’électricité, une énergie non polluante ?

Provenant en grande partie de l’énergie nucléaire, l’électricité consommée en France peut être considérée comme non polluante, si l’on prend en compte la faible émission de gaz à effet de serre (CO2, etc.) de l’énergie nucléaire. La volonté de l’État de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français permettrait de consommer une électricité plus propre. Car, bien que le nucléaire émette peu de CO2, le combustible utilisé pour la fission nucléaire (uranium) reste une ressource fossile polluante et non renouvelable.

Grâce à la part des énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydroélectrique, etc.), l’électricité française, servant à alimenter les véhicules 100 % électriques du territoire, émet très peu de gaz à effet de serre.

La durée de vie des batteries

Essentielles pour stocker l’énergie, les batteries sont un composant majeur des véhicules électriques. Les plus utilisées dans l’univers de la mobilité électrique sont les batteries lithium-ion (Li-ion). Elles ont de nombreux avantages :

  • elles sont légères ;
  • elles sont de petite taille ;
  • leur durée de vie est importante, etc.

Cependant, les utilisateurs dénoncent le coût de remplacement de ces batteries. Pour rassurer les propriétaires (ou locataires) de véhicules électriques, la plupart des constructeurs prévoient une garantie de la batterie pendant plusieurs années ou un certain nombre de kilomètres (exemple : 8 ans ou 160 000 km). Cette garantie s’applique dès que l’autonomie de la batterie est inférieure à 30 % de sa valeur garantie. Ainsi, dès qu’une batterie n’est plus en mesure d’atteindre 70 % de l’autonomie annoncée lors de l’achat du véhicule, le constructeur propose de la remplacer gratuitement.

Par ailleurs, l’impact environnemental des batteries préoccupe lui aussi les acteurs de la mobilité électrique. En effet, l’extraction des matériaux (lithium, aluminium, cobalt, cuivre, etc.) qui les composent est souvent polluante (pollution des cours d’eau par les métaux lourds, rejets de CO2 dus à l’extraction, etc.). Le recyclage de ces batteries pose également un grand problème environnemental dû à la complexité du recyclage de certains matériaux. C’est pourquoi, la directive 2006/66/CE du Parlement européen et du Conseil du 6 septembre 2006 oblige les fabricants européens de véhicules électriques à recycler au minimum 50 % de la masse que représentent les batteries lithium-ion. D’un point de vue environnemental, cela semble insuffisant à l’heure où le développement des véhicules électrique prend une grande ampleur.

Le rôle des acteurs du marché de l’électricité dans la mobilité électrique

Pour rendre la mobilité électrique possible, chaque acteur de ce marché a un rôle essentiel. Explications.

Un rôle essentiel

Sans la contribution des acteurs du marché de l’électricité, il ne pourrait y avoir de mobilité électrique. Ils sont nombreux et chacun joue un rôle primordial :

  • le constructeur de véhicules, soutenu par ses ingénieurs, réalise des deux ou quatre roues électriques innovantes ;
  • le concepteur de batterie, souvent en lien avec un constructeur automobile, développe des systèmes de stockages performants ;
  • l’opérateur de charge (aussi appelé CPO pour Charge Point Operator) possède et exploite les IRVE (infrastructures de recharges de véhicules électriques). Le CPO fournit et installe les bornes de recharge pour les usagers ;
  • l’opérateur de mobilité (aussi nommé MSP pour Mobility Service Provider) est en charge de différents services de mobilité pour les usagers, comme la recherche de bornes les plus proches, l’authentification aux bornes de recharge, la facturation, etc. ;
  • le producteur d’énergie s’assure de produire la quantité d’électricité nécessaire pour répondre aux besoins ;
  • le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité gère l’équilibre entre l’offre et la demande sur tout le territoire ;
  • les fournisseurs d’électricité proposent des offres intéressantes aux utilisateurs propriétaires de bornes de recharge ;
  • les usagers, particuliers, professionnels ou les collectivités utilisent ces véhicules au quotidien.

C’est une véritable chaîne qui s’est instaurée pour rendre la mobilité électrique possible. Sans l’un de ces maillons importants, la mobilité électrique ne peut se développer.

Chaque acteur de la mobilité électrique joue donc un rôle essentiel et dépend des autres protagonistes de cette aventure qu’est le déploiement des véhicules électriques.

Les principaux acteurs énergétiques pour la mobilité électrique

Pour que l’électricité soit acheminée jusque dans les batteries des véhicules électriques, plusieurs acteurs énergétiques interviennent :

  • le gestionnaire de réseau de distribution d’électricité, Enedis ou une ELD (entreprise locale de distribution) : il intervient dans le raccordement au réseau d’électricité et assure le service de comptage des IRVE. Par ailleurs, il veille à maîtriser les impacts sur le réseau d’électricité que peuvent avoir les recharges de véhicules ;
  • le gestionnaire de réseau de transport d’électricité, RTE, qui gère l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité sur tout le territoire ;
  • les opérateurs d’électricité (fournisseurs d’énergie tels qu’EDF, TotalEnergies, Happ-e, etc.) qui fournissent l’électricité aux consommateurs et qui la facturent.

Enedis ou ELD : quel est votre gestionnaire de réseau ?

Plusieurs gestionnaires de réseau opèrent sur le territoire français. Enedis gère 95 % du réseau, il est donc présent dans de nombreuses villes. Les 5 % restants sont à la charge des ELD (entreprises locales de distribution). Il existe plus de 170 ELD qui s’occupent de distribuer l’électricité dans certaines villes ou régions. Électricité de Strasbourg ES Energies, UEM de Metz ou encore GEG (Gaz Électricité de Grenoble) figurent parmi les plus importantes.

Le déploiement des bornes de recharge pour la mobilité électrique

Au même titre que les stations-service pour les véhicules thermiques, les infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) sont essentielles à la mobilité électrique. Ce sont elles qui accueillent les bornes de recharge nécessaires pour charger les batteries des véhicules. Les bornes peuvent être installées à différents endroits, y compris au domicile des usagers.

À quel professionnel faire appel ?

Selon le décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017, les installations de points de recharge pour les véhicules électriques doivent être effectuées par un professionnel habilité.

Pour faire installer une borne de recharge pour votre voiture électrique chez vous, vous pouvez faire appel à un électricien qui a reçu une qualification délivrée par l’un des deux organismes suivants :

  • Qualifelec (Association professionnelle et technique de qualification des entreprises du génie électrique et énergétique) ;
  • l’AFNOR (Association française de normalisation).

Pour les électriciens ou énergéticiens désirant être habilités pour la pose de points de recharge, Qualifelec délivre deux certifications qui sont complémentaires :

  • la qualification LCPT « Installations électriques logement commerce petit tertiaire » ;
  • la mention Infrastructure de recharge pour véhicule électrique (IRVE) qui est délivrée grâce à la présentation de deux références de chantiers datant de moins de 4 ans (avec un « rapport d’un bureau de contrôle sans réserve, de la note de calcul et du dossier technique ») et grâce à l’attestation d’une formation accomplie dans le domaine des IRVE.

Si le professionnel préfère s’adresser à l’AFNOR, il peut demander :

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Installation des IRVE

Lorsque vous vous équipez d’un véhicule électrique, à deux ou quatre roues, il est essentiel de trouver les meilleures solutions pour le recharger. Vous avez le choix entre les bornes situées chez vous ou dans l’espace public.

Bornes à domicile

Chez vous, cette borne peut être installée par un électricien ayant reçu l’une des qualifications précédemment citées. Il est possible de la placer :

  • dans le garage ;
  • sous un porche ;
  • dans un endroit abrité et facile d’accès avec votre véhicule.

Bornes publiques

Les bornes publiques peuvent, quand à elles, se trouver :

  • dans l’espace public ;
  • sur les aires d’autoroute ;
  • sur le parking des centres commerciaux ;
  • sur le parking de votre immeuble ;
  • à votre domicile (dans le cas d’une maison individuelle).

Dans les immeubles collectifs, les bornes peuvent être murales ou installées sur des socles fixés au sol.

Pré-équipement obligatoire en IRVE

Depuis le 1er janvier 2017, le décret n° 2016-968 du 13 juillet 2016 oblige les promoteurs à « pré-câbler » ou « pré-équiper » les parkings de stationnement dans la prévision d’une installation future d’une ou plusieurs bornes de recharge. Cela concerne les programmes immobiliers neufs à usage d’habitation, de bureaux ou encore les bâtiments publics dotés d’un parc de stationnement.

Il faut savoir que nombre de pré-équipements IRVE à prévoir dépend du nombre de places disponibles sur le parking et de la destination du bâtiment (usage d’habitation, tertiaire, bâtiment public, etc.). Voici un tableau récapitulatif (chiffres provenant du site Avere-France) :

Destination du bâtiment et pourcentage d’IRVE obligatoires (en %)
Nombre de places disponibles dans le parkingImmeubles à usage d’habitation (sauf maisons individuelles)Bâtiments du secteur tertiaire et du service publicCentre commerciaux, cinémas, etc.
Bâtiments construits avant le 11 mars 2021Moins de 40 places50 %10 %5 %
Plus de 40 places75 %20 %10 %
Permis de construire déposés après le 11 mars 2021Plus de 10 places100 %20 % des places
+
Au moins 1 point de charge accessible PMR (personnes à mobilité réduite) ou 2 points PMR si le parking contient plus de 200 places

Notez que l’article L111-3-3 du code de la construction de l’habitation concerne également les immeubles résidentiels ou non-résidentiels ayant subi de lourdes rénovations (c’est-à-dire que le coût des rénovations représente au moins un quart de la valeur du bien).

Voici quelques exemples :

  • un parking de plus de 40 places appartenant à un bâtiment du tertiaire devra disposer de 6 installations de recharge pour véhicules électriques (20 % de 40 places) ;
  • un immeuble neuf à usage d’habitation avec un parking de 40 places, devra être pourvu de 30 IRVE (soit 75 % de sa capacité) afin de satisfaire une majorité des habitants de l’immeuble.

Nous retiendrons par ailleurs que pour tous les permis de construire déposés après le 11 mars 2021, les parkings de plus de 10 places desservant un immeuble résidentiel devront avoir autant de pré-équipements que de places.

La sécurité, un point essentiel

Précisions qu’il est fortement déconseillé de recharger son véhicule électrique sur une prise de courant classique. Les prises classiques de votre installation ne sont pas conçues à cet effet. Un branchement inadapté pourrait occasionner une consommation excessive de courant associée à une lenteur de la recharge, voire même un risque d’incendie si un court-circuit se déclarait.

Pour recharger votre véhicule chez vous, deux solutions existent :

  • la prise renforcée de 3 kW ;
  • la borne murale monophasée de 7 kW.

Lorsque vous choisissez ce type d’installation, pensez à faire vérifier la puissance souscrite de votre compteur. Si elle est trop basse, vous pouvez demander à votre fournisseur d’énergie de l’augmenter et ainsi ne pas être dérangé par un compteur qui disjoncte au moment où vous utilisez votre four pendant que votre voiture charge, par exemple !

Pour les installations électriques en courant triphasé, il est nécessaire de choisir une borne murale triphasée ajustable de 9 kW à 22 kW. Une prise renforcée pour le courant triphasé n’existe pas.

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Comment recharger votre voiture électrique hors de chez vous ?

Lorsque vous n’êtes pas chez vous, il peut vous arriver d’avoir besoin de recharger votre auto électrique. Voici nos conseils.

Trouver facilement une borne de recharge hors de chez vous

Plusieurs sites en ligne permettent d’accéder facilement et rapidement aux bornes de recharge situées à proximité du lieu où vous vous trouvez. En voici quelques-unes :

  • Chargemap qui liste sur une carte toutes les bornes disponibles en France et en Europe ;
  • Gireve qui liste également les bornes situées sur le territoire. Le site permet aussi de sélectionner les bornes gratuites ou celles proposant une charge ultra rapide.

Certains établissements accueillant du public proposent des bornes de recharge, comme les supermarchés. Il s’agit de solutions d’appoint, pour vous dépanner lorsque vous êtes en déplacement (pour aller faire vos courses ou encore sur la route pour partir en vacances). En effet, il est peu probable que vous puissiez laisser votre voiture charger toute une nuit sur le parking de votre supermarché !

Le temps de recharge de certains véhicules peut être long pour obtenir une pleine autonomie de la batterie. Cependant, lorsque vous prévoyez un long trajet, les bornes de recharge situées dans les stations-service ou les aires d’autoroutes vous permettront de recharger la batterie pour augmenter votre autonomie jusqu’à votre point d’arrivée.

Combien coûte la recharge d’une voiture électrique ?

Nous l’avons abordé dans le paragraphe précédent, il existe des bornes de recharge dont l’accès est gratuit. On en trouve souvent sur les parkings des supermarchés, mais cela n’est pas systématique et la gratuité totale devient de plus en plus rare. En contrepartie de l’utilisation gratuite des bornes, certains centres commerciaux font payer le stationnement sur le parking ou alors permettent l’utilisation pour une durée de temps limité. Le coût de la consommation d’électricité pourrait expliquer que certaines enseignes demandent une participation financière aux utilisateurs qui souhaitent recharger leur voiture électrique.

Le prix de la recharge d’une voiture électrique dans l’espace public (c’est-à-dire hors de chez vous) dépend de plusieurs critères :

  • du type de borne : les bornes de recharge ont différentes puissances et permettent d’allonger l’autonomie de la batterie plus ou moins rapidement. Les bornes proposant des recharges rapides sont sans surprise celles dont le service coûte le plus cher. Si vous n’êtes pas pressé (votre voiture reste stationnée pour plusieurs heures, par exemple), vous pouvez opter pour une recharge lente qui est la moins chère ;
  • du moment choisi pour recharger le véhicule : dans de nombreux réseaux de recharge, des tarifs préférentiels sont proposés à certains moments de la journée. Les heures creuses sont souvent appliquées durant la nuit ;
  • de l’opérateur de charge (Ionity, TotalEnergies, Engie, Izivia, etc.) : ils ne facturent pas tous la minute de recharge au même prix (entre 0,40 et 0,65 €/min pour TotalEnergies, environ 0,79 €/min [ou 0,30 €/min avec un abonnement] chez Ionity, par exemple) ;
  • de l’abonnement souscrit : il existe des abonnements pour recharger votre véhicule sur les bornes de recharges publiques. Ces abonnements mensuels permettent d’obtenir des tarifs préférentiels, c’est l’idéal lorsque vous n’avez pas la possibilité de faire installer une borne chez vous. Par ailleurs, l’abonnement choisi vous donne accès à toutes les bornes du réseau de votre opérateur.

Sachez qu’il existe différents types de facturation lorsque vous rechargez votre voiture sur une borne publique :

  • au nombre de kilowattheures puisés (considéré comme le plus rentable) ;
  • à la minute ou à l’heure (la minute coûte X euros, vous payez ce que vous utilisez) ;
  • au forfait (exemple : forfait nuit de 20 h à 8 h pour X euros, etc.).

Le meilleur moyen de faire des économies (hormis recharger votre véhicule sur une borne gratuite qui sont souvent prises d’assaut), c’est de recharger votre voiture ou autre véhicule électrique directement chez vous. Les kilowatts seront facturés au même prix que ceux utilisés pour alimenter votre réfrigérateur ou votre four. En effet, tout est réuni sur votre facture d’énergie. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est important de choisir le fournisseur d’électricité le moins cher.

Combien de temps faut-il pour recharger un véhicule électrique ?

Généralement, les bornes de recharge hors de chez vous permettent un chargement d’appoint afin de prolonger l’autonomie de votre batterie de quelques dizaines de kilomètres. Ce temps assez court s’explique par le fait qu’il n’est pas toujours évident de laisser stationner une voiture durant plusieurs heures au même endroit, sauf s’il s’agit d’une borne à proximité de votre domicile ou de votre lieu de travail. En effet, il est plutôt rare de s’arrêter dans une station-service pendant 3 ou 4 heures ou de faire ses courses pour une durée de plus de 3 heures !

Le site Je-roule-en-électrique propose un test afin de connaître le temps nécessaire pour recharger une voiture électrique depuis votre domicile. La simulation permet de choisir le type de véhicule possédé (citadine, berline, SUV, utilitaire, etc.), le type de trajet et les kilomètres que vous faites au quotidien, ainsi que le temps que votre véhicule reste stationné (c’est-à-dire le nombre d’heures durant lesquelles vous ne l’utilisez pas). En prenant tous ces critères en compte, ce test ludique permet de savoir durant combien d’heures vous devrez recharger votre voiture !

Technologies et prix d’installation d’une borne de recharge

La recharge d’une voiture électrique a un certain coût. Ainsi, l’installation et la consommation d’électricité supplémentaire sont à prévoir dans votre budget énergétique.

Combien coûte l’installation d’une borne de chargement ?

Les tarifs pour vous équiper d’une borde de recharge chez vous varie d’un installateur à l’autre. Il faut compter en moyenne :

  • 420 € TTC avec le matériel et la main-d’œuvre compris pour la pose d’une prise renforcée. C’est la solution la moins coûteuse ;
  • 1 150 € TTC, matériel et main-d’œuvre inclus, pour l’installation d’une borne murale. Cette solution propose de nombreuses fonctionnalités qu’une prise renforcée n’a pas, comme la gestion dynamique de puissance que nous allons détailler dans la prochaine sous-partie.

Sachez que des aides financières existent pour vous aider à vous équiper d’une borne de recharge à votre domicile (nous les avons listées dans le second chapitre de cet article).

Qu’est-ce que le load balancing ou la « gestion dynamique de la recharge » ?

Le load balancing ou la « gestion dynamique de la recharge » est une technologie intelligente qui permet de recharger un véhicule électrique tout en équilibrant la consommation d’énergie entre la borne de recharge et les installations électriques du logement. Cette technologie mesure la puissance disponible et adapte la vitesse de recharge du véhicule selon la consommation électrique des autres appareils. Cela évite notamment de faire disjoncter le compteur électrique, dans le cas où la demande d’énergie est trop forte à un même moment.

Par exemple, si vous rechargez votre voiture à l’heure du repas et que vous avez besoin de votre four et de votre plaque de cuisson, la borne de recharge va diminuer sa puissance (en choisissant une charge lente). Au contraire, si vous n’utilisez aucun appareil, la nuit notamment, elle va alors le détecter et accélérer la charge du véhicule.

Qu’est-ce que le smart charging ou le « chargement intelligent » ?

Aussi appelé V1G, le smart charging ou le « chargement intelligent » est un autre type de technologie intelligente pour recharger un véhicule électrique. Le smart charging utilise les informations échangées entre la borne de recharge et le réseau électrique (grâce aux smart grids). Ceci permet de contrôler la vitesse de charge, mais aussi le moment le plus opportun pour recharger la voiture. Les recharges se font généralement lorsque la production d’électricité est excédentaire (surproduction d’électricité solaire ou éolienne, par exemple).

Qu’est-ce que le Vehicle-to-grid ou le « véhicule-réseau » ?

Version 2.0 du V1G, le Vehicule-to-Grid (pour « véhicule-réseau ») ou V2G est un système de bornes de recharge intelligentes qui permet à votre véhicule de devenir un maillon du réseau via des échanges bidirectionnels (du réseau d’électricité vers la voiture, de la voiture vers le logement, etc.).

Lorsqu’une voiture électrique (ou autre) reste stationnée sans être utilisée, il est possible grâce au V2G de se servir de la batterie comme un réservoir de stockage d’appoint. Ce système de véhicule-réseau permet essentiellement d’utiliser le véhicule branché à une borne de recharge intelligente afin de stocker l’électricité pour la restituer lorsque le logement ou le réseau en a besoin.

Dans un autre temps, si la production d’électricité est excédentaire (surplus d’énergie solaire en période de fort ensoleillement, etc.), le véhicule peut servir à stocker une partie du surplus de l’électricité produite. Cette énergie sera ensuite réinjectée dans le réseau lorsque ce sera nécessaire ou alors cette électricité servira à approvisionner le logement raccordé au même réseau que la borne de recharge.

Comment faire rimer mobilité électrique et économies ?

La mobilité électrique pèse sur les factures d’énergie. Voyons comment réduire ces coûts.

Mobilité électrique et autoconsommation

Grâce aux installations de production d’énergies renouvelables, il est possible d’allier mobilité électrique et autoconsommation. Ceci permet non seulement de profiter des énergies propres et renouvelables à votre disposition (soleil, vent, eau, géothermie, etc.), mais aussi de recharger un véhicule électrique grâce à l’électricité que vous produisez vous-même.

L’autoconsommation électrique est possible grâce à :

  • des panneaux solaires thermiques, photovoltaïques ou aérovoltaïques ;
  • une ou plusieurs éoliennes verticales ou horizontales ;
  • une installation hydroélectrique (si vous vous trouvez au bord d’un cours d’eau et que vous obtenez les autorisations nécessaires pour exploiter la force de son courant) ;
  • un système de géothermie qui utilise la chaleur du sous-sol pour produire de l’électricité (jugé moins efficace que les panneaux solaires ou l’éolienne).

Comment profiter d’offres énergétiques intéressantes ?

Lorsque l’autoconsommation n’est pas possible (installations coûteuses, peu rentables, etc.), il est donc nécessaire de regarder de près les tarifs d’électricité de votre fournisseur d’énergie. Le prix du kilowattheure doit être le plus avantageux possible pour que votre facture d’électricité reste raisonnable.

Notre comparateur d’offres d’électricité vous permettra de trouver quel fournisseur propose les meilleurs tarifs et les services les mieux adaptés à vos besoins. N’hésitez pas à comparer les tarifs puis à changer de fournisseur afin de réduire vos factures d’électricité. Pour vous faire aider dans vos démarches, vous pouvez prendre contact avec un conseiller Choisir.com et vous laisser guider.

En conclusion, nous pouvons dire que la mobilité électrique est l’avenir des déplacements en deux ou quatre roues. Le développement des véhicules électriques, encouragé par l’État, permet déjà de se préparer à l’interdiction de la commercialisation des véhicules thermiques annoncée pour 2040. Dès aujourd’hui, vous avez la possibilité de remplacer votre ancien véhicule thermique par une version électrique propre et économe.

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