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Le diagnostic humidité : quand devient-il indispensable ?

La présence d’humidité dans un logement est normale, à condition que son taux soit maîtrisé, c’est-à-dire qu’il n’est ni trop haut, ni trop bas. Lorsque l’humidité devient trop présente et envahit votre intérieur, elle peut occasionner des dégâts à la fois sur le bâtiment, mais aussi sur votre santé. Il est alors primordial de trouver les causes afin de traiter ce problème. C’est ici qu’entre en jeu le diagnostic humidité. Cet acte sert à mesurer l’humidité sur les surfaces, mais aussi à trouver la provenance de l’eau qui abîme votre maison. Choisir.com vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le diagnostic humidité, quel est son principe, est-il obligatoire ou encore quel est l’intérêt d’en demander un.

Diagnostic humidité cloison

Qu’est-ce qu’un diagnostic humidité ?

Réaliser un diagnostic revient à identifier un problème en prenant en compte tous les symptômes visibles et invisibles. Pour donner suite à cette explication qui s’applique à n’importe quel domaine, attardons-nous sur le diagnostic humidité.

Le principe du diagnostic humidité dans une maison

Un diagnostic humidité, comme son nom l’indique, sert à démontrer la présence ou l’absence d’humidité dans un bâtiment. Lorsqu’il est réalisé, ce diagnostic technique va avoir plusieurs intérêts :

  • déterminer la présence ou non d’humidité ;
  • lister toutes les parties (murs, sols, toits, etc.) touchées par le phénomène ;
  • trouver les causes des moisissures ou des infiltrations d’eau ;
  • proposer des solutions pour traiter le ou les problèmes d’humidité.

Un diagnostic humidité ne sert donc pas seulement à dire que le taux d’humidité d’une pièce est anormalement élevé, il permet également de rechercher la cause de cette présence d’eau excessive.

Qui réalise le diagnostic humidité ?

L’établissement d’un diagnostic humidité doit être effectué par un professionnel. Ce dernier doit avoir des connaissances techniques relatives à ce phénomène apporté par l’eau. Il doit par ailleurs être formé sur les pratiques constructives d’un bâtiment et bien sûr être capable de repérer les différentes causes liées aux problèmes d’humidité.

Un diagnostic humidité ne s’improvise pas. Pour cette raison, nous vous suggérons de faire appel à une société certifiée QUALIBAT, un label dédié aux entreprises du bâtiment qui reconnaît leurs compétences dans différents domaines. Vous pouvez par exemple rechercher un professionnel en diagnostic humidité QUALIBAT 1542, qui est dédié à l’« assèchement des murs par traitement des remontées capillaires ».

L’outil essentiel pour un diagnostic humidité

Il existe deux outils pour mesurer l’humidité dans un logement, l’hygromètre et l’humidimètre. Voici comment ils fonctionnent et quel est leur rôle.

À quoi sert un hygromètre ?

L’hygromètre sert à mesurer l’hygrométrie d’une pièce, c’est-à-dire l’humidité présente dans l’air ambiant. Les modèles modernes se présentent sous la forme d’un boîtier électronique muni d’une sonde qui est utilisée pour quantifier l’humidité présente dans l’air.

Lorsqu’il est utilisé, c’est-à-dire pointé dans l’air, l’hygromètre mesure le taux d’humidité relative de la pièce (c’est-à-dire le rapport entre la quantité d’eau contenue dans l’air et la quantité maximale autorisée pour une température donnée).

Le résultat ainsi obtenu révèle si le taux d’humidité est trop bas (air ambiant trop sec), normal ou trop élevé (présence d’humidité excessive dans l’air). L’hygromètre va alors afficher un taux exprimé en pourcentage (%) qui va de 0 à 100 %.

Quel est le rôle d’un humidimètre ?

L’humidimètre sert, quant à lui, à mesurer la teneur en humidité d’un matériau poreux, tel que le plâtre, le bois, la pierre, le béton, la brique, etc. Cet appareil n’est pas seulement réservé aux professionnels, les particuliers peuvent aussi s’en procurer un pour mesurer l’humidité de leur intérieur. Cependant, l’interprétation des données de l’humidimètre s’avèrent complexe et exige une certaine qualification pour les comprendre. C’est pour cela que l’intervention d’un professionnel qualifié est nécessaire pour réaliser un véritable diagnostic humidité.

Également présenté sous la forme d’un boîtier électronique qui tient dans une main, l’humidimètre est doté d’électrodes qui vont être mises en contact avec le matériau.

L’humidité a la particularité de modifier les propriétés physico-chimiques d’un matériau poreux. Ce sont ces modifications que va desceller l’humidimètre. La présence d’eau dans un matériau sera immédiatement détectée et quantifiée par cet appareil.

En bref, l’hygromètre mesure la présence d’humidité dans l’air, tandis que l’humidimètre mesure le taux d’humidité contenu dans un matériau poreux. Ces deux outils sont complémentaires, ils sont tous deux utilisés au cours d’un diagnostic.

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Comment se passe un diagnostic humidité ?

À l’aide de ses différents outils et de son expérience professionnelle, le diagnostiqueur va faire une évaluation globale du bâtiment. Il va ainsi :

  • relever le taux d’humidité présent dans les matériaux de construction à l’aide d’un humidimètre (dans certains cas, un prélèvement de matière peut être nécessaire) ;
  • évaluer la charge électrique des murs afin de desceller d’éventuelles remontées capillaires ;
  • mesurer la concentration de sels minéraux dans les murs (ceci afin de vérifier la présence de salpêtre qui se caractérise par des efflorescences de sels qui sont des taches blanchâtres sur les murs intérieurs ou extérieurs) ;
  • examiner les différents systèmes de ventilation ;
  • contrôler les origines éventuelles d’une infiltration (fissure dans le mur, tuile cassée, etc.).

Combien coûte un diagnostic humidité ?

Le prix moyen d’un diagnostic humidité s’élève à 300 euros et peut parfois être plus élevé lorsque le bâtiment est particulièrement touché par l’humidité ou d’une grande surface.

Une fois son diagnostic réalisé, le professionnel va lister les causes de l’humidité et proposer des solutions pour en finir avec ce problème. Ce sont les travaux nécessaires qui vont faire grimper la note. Plus les problèmes sont importants, plus le coût des rénovations sera élevé.

Les raisons de la présence d’humidité dans un logement

Aucune construction n’est à l’abri de l’humidité. De nombreux facteurs peuvent entraîner la présence anormale d’eau dans un bâtiment, qu’il soit ancien ou récent. Voyons cela ensemble.

Un dégât des eaux non traité

L’humidité dans un logement peut provenir d’un dégât des eaux, c’est-à-dire un déversement involontaire d’eau. En termes de quantité d’eau, il peut s’agir de ruissellements minimes qui ne se voient pas immédiatement ou d’un déversement plus important. Un dégât des eaux peut avoir différentes origines :

  • une canalisation intérieure qui a cédé. Elle peut être apparente (accrochée au mur) ou cachée (dans le sol ou un mur) ;
  • un équipement sanitaire qui fuit (robinet, chasse d’eau, etc.) ou une partie de cet équipement qui n’est plus étanche, comme un joint ;
  • une fenêtre qui a été cassée et qui laisse passer de l’eau de pluie ;
  • une tuile du toit cassée lors d’un coup de vent, etc.

Souvent pris en charge par l’assurance habitation de votre domicile, le dégât des eaux peut causer des désagréments et créer de l’humidité au niveau des sols, des murs ou des plafonds. Même si les moisissures ne se sont pas encore installées, le problème doit être résolu rapidement.

Lorsque ces dégâts se voient facilement, il suffit de faire venir une entreprise (en général un plombier-chauffagiste) qui va réparer l’équipement qui a causé le dégât des eaux. Un plaquiste peut ensuite venir réparer le mur et poser un nouveau revêtement décoratif.

Cependant, dans certains cas la fuite est difficile à repérer, il peut alors être utile de demander un diagnostic humidité pour rechercher la provenance exacte de l’eau. Ceci est vrai lorsque les canalisations ne sont pas apparentes.

Un système de ventilation défaillant

Un système de ventilation absent ou en mauvais état est souvent la cause d’un taux d’humidité élevé dans une habitation. En effet, le rôle d’un système de ventilation est de permettre le renouvellement de l’air ambiant, en plus des gestes quotidiens pour aérer votre intérieur. Lorsque cette installation fonctionne correctement, l’humidité s’échappe ou est envoyée vers l’extérieur, pour laisser place à un air moins humide.

Dans de nombreux logements, la ventilation des pièces ne s’effectue pas correctement, cela pour plusieurs raisons :

  • il n’y a tout simplement pas de système de ventilation (aucune bouche d’aération permettant un tirage naturel, pas de VMC ou absence de fenêtre dans une pièce humide, telle qu’une salle de bain) ;
  • l’installation permettant la ventilation est cassée ;
  • le système de ventilation est obstrué (il est sale ou a été condamné volontairement) ;
  • le moyen de ventilation mécanique a été débranché ou éteint pour diverses raisons (VMC double flux dont le bruit incommode les occupants du logement, par exemple), etc.

Parmi les différents facteurs pouvant causer des problèmes d’humidité, le moyen de ventilation semble le plus simple à traiter. En effet, pour éliminer l’humidité causée par un système de ventilation absent ou défaillant, il suffit juste d’en installer un nouveau. Une fois l’installation effectuée, il est tout de même prudent de réaliser un diagnostic humidité afin de vérifier que l’accumulation d’eau dans l’air n’a pas abîmé différentes parties du logement. Cela permettra également de s’assurer que le problème d’humidité dans la maison était entièrement causé par un manque de ventilation. Parfois, les causes peuvent se cumuler.

L’obligation de ventiler les logements

La ventilation des logements a été rendue obligatoire par l’arrêté du 22 octobre 1969 relatif à l’aération des bâtiments. Avant cette date, les constructeurs n’étaient pas obligés d’installer un moyen de ventilation dans les habitations. Pour que la ventilation s’opère, il a alors fallu installer des dispositifs de ventilation naturelle (grâce à des conduits à tirage naturel) ou des systèmes de ventilation mécanique (comme une VMC).
Cette obligation de ventilation figure toujours dans les normes de constructions en vigueur. La RE 2020 préconise par exemple un système de VMC double flux hygroréglable, qui s’ajuste selon le taux d’humidité de la pièce.

Une mauvaise isolation du logement

L’isolation est primordiale dans un logement, que ce soit au niveau :

  • des murs porteurs donnant sur l’extérieur ;
  • des murs intérieurs ;
  • des sols (dalle de la maison, planchers entre chaque étage, etc.) ;
  • du toit.

Lorsqu’une surface en contact avec l’extérieur n’est pas isolée, des problèmes d’humidité peuvent s’installer. Cela est dû à la formation de condensation, de la vapeur d’eau qui devient liquide au contact d’une paroi froide. Nous reviendrons sur ce phénomène dans le prochain chapitre.

Dans le cadre d’un diagnostic humidité, le professionnel habilité repère rapidement le problème d’isolation. Ce manque de protection thermique peut avoir différentes origines :

  • l’isolant posé, comme de la laine de verre ou de roche, a souffert de l’usure du temps (ces isolants ont une certaine durée de vie, au-delà de 20 ans il est souvent conseillé de les remplacer) ;
  • des infiltrations d’eau ont abîmé le matériau servant à l’isolation ;
  • le mur n’est pas isolé, cela est fréquent dans les vieilles bâtisses qui n’ont jamais été rénovées.

Tout comme un dégât des eaux ou un système de ventilation défaillant, un problème d’isolation peut être facilement résolu. Les travaux entrent alors dans le cadre d’une rénovation qui pourra être que bénéfique pour le confort thermique du logement. Plusieurs façons permettent de revoir l’isolation d’un bâtiment :

  • changement de l’isolant au niveau du toit ou des combles ;
  • réfection de l’isolation des murs intérieurs ;
  • isolation des murs par l’extérieur grâce à l’ajout d’un isolant de type polyuréthane ou polystyrène extrudé ou expansé ;
  • remplacement des ouvertures vitrées (portes, fenêtres, baies, etc.) par des modèles énergétiquement performants.

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Des infiltrations d’eau dans le bâtiment

Les infiltrations d’eau dans un logement sont l’une des grandes causes de la présence d’humidité. La pénétration de l’eau dans votre intérieur peut se faire :

  • par des fissures dans le mur, au niveau du sol ou du toit : l’eau s’insinue par chaque micro-ouverture, visible ou non, qui peut être causée par des intempéries ou un incident sur le bâti de votre habitation ;
  • au travers d’une ou plusieurs tuiles cassées (chute d’une branche, effet du vent, etc.) ;
  • une ouverture au niveau de la jonction entre une porte et un mur, par exemple. Ce problème peut par ailleurs être également responsable de déperditions thermiques.

Pour qu’il y ait infiltration, il faut que l’eau venant de l’extérieur ait un moyen de pénétrer le matériau qui compose l’enveloppe de votre maison (brique, pierre, etc.). La meilleure façon d’éviter les infiltrations est donc de s’assurer que chaque partie du logement soit parfaitement étanche. Des enduits étanchéifieurs permettent de régler ce problème en cas de fissure sur un mur ou au sol, par exemple.

Des remontées capillaires passées inaperçues

Le phénomène de remontées capillaires est causé par une remontée de l’humidité du sol à travers les murs ou les fondations. Lorsque le sol sous le bâtiment est gorgé d’eau (en raison d’un terrain humide ou de la présence d’une source d’eau dans les profondeurs), l’humidité peut remonter jusqu’à environ 1,5 mètre de haut. En remontant du sol, cette eau s’insinue dans les matériaux de construction poreux et non étanches et les gorge d’eau.

Ensuite, ces murs chargés d’eau « transpirent » dans votre maison, ils évacuent simplement le surplus liquide qu’ils sont incapables de contenir. Ce phénomène est dangereux, car il peut affecter la solidité d’un mur porteur ou d’une dalle et conduire à un effondrement.

Les remontées capillaires touchent généralement :

  • les fondations (c’est-à-dire le sol de la maison) en contact avec un sous-sol humide ;
  • les murs bâtis dans des matériaux très poreux qui ne sont pas imperméables (comme du bois, du torchis, etc.) et qui sont en contact avec l’humidité du sol.

La présence de remontées capillaires est un véritable problème qui peut rapidement nuire à la santé du bâtiment. Ces remontées d’eau par le sol peuvent causer :

  • du salpêtre ;
  • des champignons ;
  • de la moisissure ;
  • une fragilité de la structure globale de la bâtisse.

Ces désagréments ne sont pas seulement inesthétiques, ils peuvent également causer de réels problèmes sur la santé des occupants du lieu.

Une fois identifiées grâce à un diagnostic humidité, les remontées par capillarités doivent être résolues au plus vite. Le fait qu’elles touchent aux fondations du bâtiment et aux murs porteurs rend les travaux particulièrement coûteux. Parmi les solutions pouvant être proposées par un professionnel Qualibat 1542, nous pouvons citer :

  • l’installation de boîtiers électroniques qui utilisent les champs électromagnétiques naturels du sous-sol afin d’émettre des contrechamps. Cette technique, coûteuse (autour de 2 500 €), consiste à inverser la polarité électromagnétique du sol afin d’empêcher les infiltrations par remontées capillaires ;
  • l’injection d’une résine dans les murs pour rendre étanche leur base qui est au contact avec le sol humide. Cette pratique a ses limites, car il faut percer de nombreux trous dans les murs et il est souvent impossible de traiter la dalle du bâtiment dans sa totalité ;
  • déterrer les fondations de la maison et appliquer des enduits étanches. Là encore, cela représente de gros travaux.

La réalisation d’un diagnostic humidité, mais aussi votre budget, permettront de trouver la solution efficace pour traiter les remontées capillaires.

Les signes qui indiquent la présence d’humidité

Maintenant que nous avons vu les causes possibles de la présence d’humidité, passons aux signes qui doivent vous alerter. Certains indices ne trompent pas, voici ceux qu’il faut rapidement prendre en compte.

Quel est le taux d’humidité idéal dans un logement ?

Avant d’évoquer les signes dus à la présence excessive d’eau, faisons un point sur le taux normal d’humidité dans un logement.

Tout comme la température optimale dans un logement, il existe une hygrométrie idéale dans une habitation. Le taux parfait d’hygrométrie, c’est-à-dire la quantité d’humidité dans l’air, se situe entre 40 et 60 %.

Toutefois, cette recommandation varie selon les saisons. En effet, l’hiver, les moyens de chauffage, en particulier certains radiateurs (gaz, convecteurs électriques), peuvent assécher l’air, le taux d’humidité descend alors pour se situer aux alentours de 40 %. En été, de nombreux éléments, comme l’humidité de l’air extérieur ou encore la transpiration corporelle peuvent faire grimper normalement le taux d’humidité à l’intérieur de la maison. Ce dernier peut alors franchir la barre des 60 %.

Pour le confort de tous, il est primordial de veiller à ce que l’hygrométrie conserve un taux stable, et dans les normes tout au long de l’année. En effet, trop sec ou trop humide, l’air ambiant peut être néfaste pour la santé :

  • en dessous de 40 % d’humidité, l’air est trop sec, il peut assécher les voies respiratoires et occasionner des irritations des muqueuses telles que la gorge, les parois nasales ou les yeux ;
  • au-dessus de 65 %, le taux d’humidité est trop élevé et peut également causer des problèmes respiratoires, comme des bronchites ou encore des rhinites. Les articulations souffrent elles aussi en présence d’humidité et sont souvent sujettes à l’arthrose ou à l’arthrite.

Pour toutes ces raisons, il est essentiel de contrôler en permanence le taux d’humidité intérieure, grâce à une station météo qui mesure également l’hygrométrie de votre pièce, par exemple.

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La moisissure, l’un des éléments les plus simples à repérer

Peu ragoutante, la moisissure est un champignon microscopique dont la couleur peut aller du blanc au noir, en passant par différentes nuances de vert ou de jaune. Ce champignon se développe en présence d’humidité et se plaît dans les milieux humides et plus particulièrement dans les matériaux qui n’ont pas été totalement asséchés.

Les moisissures sont faciles à repérer lorsqu’elles touchent un mur intérieur ou un plafond qui n’est pas encombré. Parfois, un meuble peut cacher les moisissures. Dans ce cas, la moindre odeur de moisi doit vous alerter et vous mener à la recherche d’éventuelles traces de champignons.

La moisissure peut avoir plusieurs causes :

  • une fuite d’eau qui n’a pas été réparée ;
  • des infiltrations ;
  • des remontées capillaires ;
  • une mauvaise ventilation ;
  • une isolation insuffisante.

Ces causes peuvent être cumulées, en particulièrement dans des habitations insalubres.

En trouvant l’origine de la moisissure, et donc de l’humidité, le professionnel qui réalise le diagnostic va proposer différentes solutions pour traiter le problème (réparation des fuites, étanchéification des murs, amélioration de la ventilation, etc.).

Bien évidemment, une fois l’origine des moisissures repérée et traitée, il est nécessaire de nettoyer le mur afin de l’assainir. La pose d’un nouveau revêtement ou le remplacement de la partie abîmée peuvent alors être suggérés.

Les dangers de la moisissure

La présence de moisissure dans une habitation peut être dangereuse pour la santé. En effet, lorsqu’ils se développent, ces champignons minuscules libèrent des composés organiques volatils (COV), mais aussi des spores qui polluent l’air intérieur. Les spores de moisissures peuvent notamment occasionner des allergies, des irritations des muqueuses, de l’asthme ou des maladies plus graves.

Condensation sur les fenêtres ou les murs, est-ce vraiment normal ?

Vous avez remarqué de minuscules gouttes d’eau se déposer sur vos parois vitrées, sur votre carrelage de salle de bain ou sur les murs de la cuisine ? Vous êtes donc en présence de condensation.

La condensation désigne le passage de l’eau sous forme gazeuse (vapeur) à l’état liquide. Ce phénomène physique se produit lorsque l’air est déjà saturé en humidité, on dit alors qu’il a atteint son point de rosée, c’est-à-dire que la vapeur d’eau contenue dans l’air se condense et devient liquide.

Pour qu’il y ait condensation, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • l’air ambiant est saturé d’air, car le système de ventilation est défaillant ou l’aération insuffisante ;
  • des parois froides sont présentes dans la pièce (vitrage froid, mur extérieur mal isolé, plafond mal isolé, etc.).

Dans la salle de bain, cette manifestation excessive d’humidité peut se produire lorsque vous prenez une douche ou un bain. L’eau se dépose alors sur le miroir qui peut être plus froid, sur les murs ou la fenêtre. C’est également le cas dans la cuisine, lorsque vous cuisinez et faites bouillir de l’eau, par exemple. Le liquide s’accumule sur la crédence au-dessus de votre plaque de cuisson.

Dans un logement sain qui n’est pas touché par l’humidité, les vapeurs s’évacuent normalement à l’aide d’un système de ventilation mécanique ou naturelle (aérateurs, grilles d’aération, etc.). Grâce à un taux d’humidité intérieure maîtrisé, le phénomène de condensation ne se produit pas, ne laissant aucune sensation de moiteur dans votre intérieur. Cependant, lorsque la condensation ne s’évacue pas, cela peut soulever un problème d’humidité qu’il est nécessaire de traiter.

Par ailleurs, le phénomène de condensation peut aussi toucher l’intérieur d’un mur. En effet, la vapeur a la faculté de traverser de nombreux matériaux de construction (c’est notamment le cas du plâtre qui compose souvent le doublage intérieur d’un logement). Lorsque la vapeur d’eau traverse le mur, elle peut s’y déposer à l’intérieur, notamment sur l’isolant thermique lorsqu’il n’est pas équipé d’un pare-vapeur. Dans cet exemple, les dégâts peuvent être encore plus importants que la condensation qui s’accumule à la surface d’un mur. En effet, lorsque la condensation est « cachée » dans le mur, il est plus difficile de la voir. On s’aperçoit alors de sa présence lorsque les dégâts sont déjà bien avancés.

Les infiltrations au niveau du sol, des murs ou du plafond

Les infiltrations d’eau se caractérisent par des auréoles sur les matériaux. Au plafond, nous pouvons prendre l’exemple des auréoles au plafond qui se voient facilement lorsque de l’eau s’infiltre par le toit suite à une tuile cassée, par exemple.

Ces pénétrations inopinées d’eau dans votre maison ne sont pas toujours simples à desceller, cela pour plusieurs raisons :

  • un revêtement recouvre la surface où l’eau s’infiltre, comme du carrelage ;
  • l’infiltration a lieu au niveau du sol, sous une dalle en béton ou du carrelage.

Lorsque la surface qui se gorge d’eau est cachée, la prise de conscience des dégâts se fait tardivement. Le problème est alors bien avancé et les travaux de réparation seront beaucoup plus importants.

Ces infiltrations, qui peuvent être dues à un dégât des eaux, à des fissures ou à des remontées capillaires, peuvent générer des moisissures. C’est souvent à ce stade, lorsque la surface se couvre de moisissure, que le problème est identifié.

Cependant, un taux d’humidité anormalement élevé peut laisser soupçonner la présence d’eau par infiltration. Pour cette raison, il est important de vérifier régulièrement l’hygrométrie de son logement.

Les autres signes à ne pas négliger

Il n’est pas toujours évident de repérer l’humidité dans une maison. Hormis les signes évocateurs que nous venons de lister, d’autres indices peuvent vous laisser penser que votre intérieur est humide. Voici d’autres façons d’identifier un problème d’humidité :

  • la peinture ou le papier peint de vos murs qui se boursoufflent ou gondolent ;
  • une odeur de moisi ;
  • des vêtements qui sont humides ou moites ;
  • des plinthes qui se décollent ou se déforment ;
  • des champignons qui poussent sur vos murs, sols ou plafonds (cas extrêmement grave qui peut être observé dans des logements insalubres).

D’autres signes qui vous touchent directement sont souvent associés à un taux d’humidité trop élevé :

  • des bronchites (qui peuvent aussi être liées à la consommation de tabac ou à un air trop pollué) ;
  • des pneumonies ;
  • de l’asthme ;
  • de l’arthrose ;
  • de l’arthrite ;
  • des problèmes de circulation sanguine (gonflement des tissus, œdèmes, rétention d’eau, etc.).

Bien entendu, ces maladies ne sont pas systématiquement dues à l’humidité. Seul un avis médical permettra d’en déterminer la cause réelle et le moyen de les soigner.

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Quand faut-il faire un diagnostic humidité ?

Avant toute chose, il est important de rappeler qu’un diagnostic humidité ne peut être effectué que par un professionnel. Voici différentes situations qui peuvent vous pousser à en demander un.

L’accumulation des signes d’humidité

En présence de moisissures ou d’infiltrations d’eau inexpliquées, il devient primordial de faire réaliser un diagnostic humidité de la maison. La procédure va permettre de révéler tous les problèmes d’humidité du logement, que ce soit au niveau des murs, du plafond ou encore du toit.

Suite aux conclusions de l’expert, des travaux de rénovation pourront alors être entrepris :

  • réfection du toit si les infiltrations proviennent d’une toiture vétuste ;
  • remplacement ou nouvelle pose d’un isolant lorsque l’isolation est insuffisante ;
  • travaux d’étanchéification des murs extérieurs, grâce à la pose d’enduits hydrofuges, par exemple ;
  • traitement des remontées capillaires (grâce aux procédés que nous avons évoqués précédemment) ;
  • nettoyage et réfection des murs abîmés par les moisissures.

L’intérêt d’un diagnostic humidité est donc de trouver les problèmes d’eau afin de remettre le logement en état, pour le confort et la santé de tous ses occupants.

Lors de travaux de rénovation

S’engager dans des travaux de rénovation peut parfois révéler des surprises. Pour ne pas être confronté à des imprévus liés à une hygrométrie excessive, un diagnostic humidité peut être recommandé.

Lors de son évaluation, l’expert va vérifier les remontées capillaires ou encore les infiltrations d’eau. Ceci permettra de réaliser les travaux en priorité, avant de passer à la décoration intérieure. Ainsi, votre nouveau parquet ou la peinture que vous venez d’appliquer ne seront pas abîmés par l’humidité.

Par ailleurs, un bilan énergétique pour faire le point sur l’isolation du bâtiment ou sur son système de chauffage peut aussi être un geste utile avant de se lancer dans des travaux.

Le diagnostic humidité dans le cadre d’une vente immobilière

Dans le cadre de la vente d’un logement ou d’une mise en location, certains diagnostics techniques sont obligatoires. Ils permettent aux futurs occupants d’être informés sur l’état du bien qu’ils s’apprêtent à investir. En voici quelques-uns :

  • le DPE (diagnostic performance énergétique) ;
  • le diagnostic électricité faisant état d’une installation électrique de plus de 15 ans ;
  • l’état de l’installation intérieure de gaz de plus de 15 ans, que ce soit le réseau de tuyaux ou la chaudière au gaz ;
  • la présence ou l’absence d’amiante pour les bâtiments érigés avant 1997 ;
  • l’état relatif à la présence de termites (cela concerne seulement les bâtiments qui se situent dans des zones géographiques qui font l’objet d’un arrêté préfectoral). La Corse ou encore la plupart des départements du sud-ouest de la France sont particulièrement touchés par les insectes xylophages tels que les termites ;
  • le diagnostic relatif à l’installation d’assainissement non collectif, lorsque le logement n’est pas raccordé au réseau d’assainissement collectif.

Comme vous pouvez le constater, le diagnostic humidité ne figure pas dans cette liste, car il n’est pas obligatoire. Bien que le diagnostic humidité ne soit pas obligatoire, il peut être intéressant d’en demander un lorsque vous constatez des traces de moisissures, d’infiltrations d’eau ou de champignons dans le logement. Ceci permettra dans un premier temps d’identifier les causes de l’humidité et de prévoir une enveloppe concrète pour effectuer les travaux de réparation avant la mise en vente.

Si vous êtes acheteur, sachez que le propriétaire actuel des lieux n’est pas tenu de faire réaliser un diagnostic humidité, qui peut être coûteux. De plus, les résultats du diagnostic pourraient abaisser le prix de vente du bien, en particulier en présence de remontées capillaires particulièrement coûteuses à traiter.

Diagnostic humidité dans le cadre d’une location

Comme pour une vente immobilière, le diagnostic humidité n’est pas obligatoire lorsqu’un propriétaire bailleur souhaite louer un bien. Il est libre de faire réaliser ce diagnostic, s’il estime que le logement est humide et qu’il prévoit d’y faire des travaux.

Toutefois, si un locataire constate de l’humidité dans son logement, il ne peut obliger le propriétaire à réaliser un diagnostic. Le locataire peut en revanche faire effectuer le diagnostic humidité, à ses frais, afin de prouver que le logement est humide et demander au propriétaire de faire des travaux. En effet, la présence de moisissures et/ou de salpêtre peut être un élément qui rend un logement indécent. Rappelons qu’un propriétaire bailleur est dans l’obligation de louer un logement décent dont les caractéristiques ne peuvent nuire à la sécurité et à la santé de ses occupants. Des murs gorgés d’eau sont de toute évidence dangereux pour la santé (présence de moisissures, mérules, etc.), mais aussi pour la sécurité (risque d’effondrement, etc.) des occupants du lieu.

Humidité : attention aux mérules

La mérule est un champignon dévastateur qui s’installe sur les boiseries lorsque l’humidité du bâtiment est élevée. Ce champignon disgracieux est aussi appelé « lèpre des maisons ».

Lorsqu’un bâtiment se trouve dans une zone géographique touchée par des mérules, le vendeur doit obligatoirement avertir le futur acquéreur. Les zones à risques font l’objet d’arrêtés préfectoraux qu’il est possible de consulter à la préfecture dont dépend le bien.

Dans ce cas de figure, aucun diagnostic n’est imposé ou rendu obligatoire. L’avertissement peut se faire simplement par écrit.

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Quels travaux pour réduire la consommation énergétique d’un logement ?

Nous l’avons vu, la présence d’humidité soulève souvent des problèmes au niveau de la structure du bâtiment. Cette humidité est souvent associée à des pertes énergétiques qui peuvent entraîner une surconsommation de chauffage. Pour réduire vos factures et traiter l’humidité, les travaux restent l’unique et meilleure solution.

L’isolation, le point le plus important à revoir

Dans un logement, l’isolation est d’une grande importance, que ce soit au niveau :

  • des murs intérieurs et extérieurs ;
  • des plafonds ;
  • du toit ;
  • des ouvertures vitrées.

Pour réduire la consommation énergétique de l’habitation, l’isolation doit donc être de bonne qualité et correctement exécutée. À ces travaux s’ajoute souvent le traitement des ponts thermiques qui se trouvent à la jonction des différents éléments (entre le toit et les murs, entre une fenêtre et un mur, entre le sol et les murs, etc.).

Une fois l’isolation globale revue, les parois froides peuvent elles aussi avoir besoin d’être traitées, de même que les problèmes de condensation et de moisissures. Ces travaux permettront d’améliorer le confort thermique tout en réduisant la consommation énergétique.

Faire installer un moyen de ventilation efficace

Nous l’avons vu, la ventilation des pièces, qu’elle soit naturelle (grâce à des bouches d’aération) ou mécanique (avec une VMC), est essentielle pour renouveler l’air et le déshumidifier.

Un air moins humide va permettre de réduire la consommation de chauffage. En effet, lorsque l’atmosphère intérieure est chargée d’eau, on a tendance à augmenter le chauffage afin de réchauffer l’air. Ceci se solde par des factures énergétiques plus élevées. Par ailleurs, un taux d’humidité dans la normale (obtenue grâce à une bonne ventilation) permettra d’éviter les soucis de moisissures.

Opter pour un système de chauffage performant

En présence d’humidité dans l’air, la chaleur produite par le système de chauffage est absorbée par les microgouttelettes d’eau. Comme évoqué dans le paragraphe précédent, il est souvent nécessaire de monter le thermostat pour retrouver un certain confort thermique, sans toutefois y parvenir pleinement.

Les radiateurs asséchant l’air (comme les convecteurs électriques) peuvent être une solution pour abaisser l’humidité présente dans une pièce. Cependant, ces appareils sont énergivores et doivent être couplés à un autre système de chauffage (cheminée, climatisation réversible, etc.). Pour réduire la facture de chauffage, il faut donc installer un système performant, comme une pompe à chaleur, mais aussi traiter les problèmes d’humidité (grâce à une meilleure isolation, une nouvelle ventilation, etc.).

L’utilité d’un déshumidificateur

Un déshumidificateur peut devenir utile lorsque le taux d’humidité dans l’air avoisine ou dépasse les 70 %. Il s’agit essentiellement d’une solution d’appoint, qui ne peut se substituer à une bonne ventilation ou à des parois étanches. Concrètement, le déshumidificateur n’aura aucune utilité sur les remontées capillaires ou les infiltrations d’eau par le toit ou les murs. En revanche, il pourra se montrer efficace contre la condensation, afin de réduire le taux d’humidité présent dans l’air ambiant.

Cet appareil peut être électrique ou chimique. Il absorbe la vapeur d’eau et la récupère sous forme liquide dans un bac qu’il suffit ensuite de vider, certaines versions électriques peuvent aussi être raccordées à une évacuation extérieure prévue à cet effet, mais sont assez chères (plusieurs centaines d’euros).

Le déshumidificateur électrique absorbe l’air humide, le filtre et retient l’eau. Il restitue ensuite cet air plus sec et débarrassé des impuretés. En cas d’humidité difficile à traiter, il existe des déshumidificateurs électriques, dotés d’un hygrostat électronique, qui se déclenchent dès que le taux d’humidité atteint un seuil préalablement défini. Ils s’éteignent ensuite seuls dès que le taux d’humidité est abaissé.

Sans surprise, le déshumidificateur électrique est plus cher à l’achat que la version chimique (à partir de 120 € environ pour les premiers prix). Son prix peut être dissuasif, cependant il est nettement plus efficace et n’a pas besoin d’être rechargé en galets absorbeurs, ce qui rend cette version plus économique.

Le déshumidificateur chimique, aussi appelé absorbeur d’humidité, est plus petit qu’un modèle électrique. Il est également moins cher, entre 20 et 70 € environ. Il a l’avantage de pouvoir être installé où vous souhaitez et convient aux pièces de petite taille. Chargé avec une cartouche chimique (sous forme de pastilles ou de galets) composée de chlorure de sodium, le déshumidificateur chimique retient l’humidité qui se condense dans le bac de récupération.

Un modèle chimique doit être vidé régulièrement et la cartouche s’use vite. Moins cher à l’achat, il n’est pas aussi efficace que son équivalent électrique.

Réduire la facture d’énergie en comparant les offres

Les différentes offres énergétiques sur le marché varient d’un fournisseur d’énergie à l’autre. Pour trouver les tarifs les plus bas, rien de tel que notre comparateur d’offres d’énergie. Simple à utiliser, il permet de voir rapidement qui propose les meilleurs prix. Pour vous faire aider dans vos démarches, n’hésitez pas à contacter l’un de nos conseillers Choisir.com.

Nous venons de voir en détail quels sont les problèmes posés par une hygrométrie élevée et à quoi sert un diagnostic humidité. Ce diagnostic, qui n’est pas obligatoire, peut être bénéfique pour votre confort intérieur, votre consommation énergétique, mais aussi pour votre santé. Vous avez la possibilité de faire réaliser cette évaluation à tout moment. Cependant, le diagnostic humidité devient vite indispensable lorsque vous détectez de la condensation ou des traces de moisissures chez vous. Pensez-y, votre confort ne pourra qu’être amélioré !

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