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Le radiateur à gaz : guide complet

Selon l’ADEME, près d’un tiers des foyers français, soit 11,5 millions de ménages, chauffent leur maison ou appartement grâce au gaz. Le radiateur à gaz offre une chaleur douce et un confort thermique appréciables. Relativement économique sur le long terme, il se décline en une multiplicité de modèles, matériaux et design, plus ou moins chers à l’achat et performants. Alors, comment faire le bon choix ? Dans ce guide détaillé, découvrez tous nos conseils pour bien choisir un radiateur à gaz.

Radiateur gaz

Comprendre ce qu’est le chauffage au gaz

Avant d’aborder spécifiquement le sujet du radiateur gaz, faisons le point sur les différentes solutions de chauffage utilisant cette énergie.

Chauffage au gaz : principe de fonctionnement

Le chauffage au gaz repose sur le principe de la combustion. Dans la plupart des cas (à l’exception des radiateurs d’appoints et des radiateurs autonomes, que nous aborderons plus en détail ultérieurement), le dispositif est constitué d’une chaudière gaz et d’un système de chauffage central : le plus souvent, un plancher chauffant ou un réseau de radiateurs à gaz.

Concrètement, le principe est le suivant :

  • au sein de la chaudière, le gaz (GPL ou gaz naturel) est mis au contact de l’air, ce qui génère une combustion produisant de la chaleur ;
  • la chaleur émise par la chaudière permet de chauffer l’eau circulant dans les différents émetteurs de chaleur de l’habitation (radiateurs, plancher, plafond ou encore murs chauffants), par le biais d’un circuit hydraulique fermé. Elle sert également à alimenter le réseau d’eau chaude sanitaire (ECS).

Quels sont les appareils de production de chaleur ?

Le dispositif de production de la chaleur peut être :

Avec quel gaz peut-on se chauffer ?

Il existe trois types de combustibles pour le chauffage au gaz :

  • le gaz naturel : ce gaz léger est souvent appelé à tort « gaz de ville », car il est directement acheminé par le réseau de distribution urbain dans les logements qui y sont raccordés (précisons que le vrai gaz de ville, ou gaz manufacturé, a peu à peu cessé d’être distribué après la fin de la Seconde Guerre mondiale). Pour en bénéficier, l’occupant doit impérativement souscrire un contrat gaz auprès de l’opérateur historique (Engie) ou de l’un des nombreux fournisseurs alternatifs. Précisons que toutes les communes ne sont pas raccordées au gaz. Se chauffer grâce à cette énergie fossile n’est donc pas accessible à tous les foyers, notamment ceux vivant en zone rurale ;
  • le biogaz ou biométhane : il s’agit d’un gaz issu de la méthanisation, c’est-à-dire de la fermentation de déchets organiques (déchets industriels, agricoles, ménagers, etc.). Il est donc renouvelable, c’est pourquoi on parle également de « gaz vert ». Notons que le biogaz est encore peu commercialisé par les fournisseurs d’énergie : la plupart d’entre eux se contentent de proposer des offres « vertes » qui ne le sont pas vraiment, puisque seul un petit pourcentage du gaz fourni est réellement vert ;
  • le gaz de pétrole liquéfié (GPL) : plus polluant que le gaz naturel, le GPL existe sous deux formes (butane ou propane) et est conditionné sous forme liquide en bouteille ou au sein d’un grand réservoir (citerne), lequel est disponible à l’achat ou à la location.

Se chauffer au gaz : quels avantages et inconvénients ?

Les atouts du chauffage au gaz sont nombreux :

  • il offre un très bon confort thermique, en permettant une diffusion douce, homogène et agréable de la chaleur. En outre, il n’assèche pas l’air et préserve donc sa qualité ;
  • il est fonctionnel et modulable, notamment lorsque le dispositif est équipé d’un système de régulation tel qu’un thermostat connecté, par exemple ;
  • le chauffage au gaz est considéré comme plus économique que le chauffage électrique sur le long terme (le prix du kilowattheure du gaz naturel reste néanmoins très volatil, comme l’a confirmé la crise du marché de l’énergie débutée au printemps 2021) ;
  • en fonte, en acier ou en aluminium, les radiateurs à gaz sont robustes et durables dans le temps : grâce à leur longévité, ces appareils constituent un investissement fiable ;
  • pour les logements raccordés au gaz, l’approvisionnement n’est pas soumis aux aléas climatiques et les coupures peu nombreuses, puisque le réseau de gaz est souterrain ;
  • enfin, le gaz naturel est le moins polluant des combustibles de chauffage : en effet, sa combustion génère moins de CO2 que le fioul et le bois.

Précisons toutefois que le chauffage au gaz présente également des inconvénients :

  • il fait appel à une énergie fossile, donc non renouvelable (sauf si vous choisissez de souscrire une offre 100 % biogaz, telle que celle proposée par le fournisseur vert Planète Oui, par exemple) ;
  • si le gaz naturel reste économique, le GPL conditionné en bouteille ou en citerne est, lui, relativement coûteux ;
  • en rénovation, la mise en place d’un système de chauffage central au gaz (chaudière et réseau de canalisations) est également coûteuse et complexe ;
  • pour les logements non approvisionnés en gaz naturel, le recours à une cuve de stockage est une solution particulièrement encombrante et contraignante, puisqu’elle nécessite des livraisons à domicile régulières ;
  • enfin, le gaz est un produit inflammable : il comporte donc des risques pour la sécurité des occupants et nécessite d’être manipulé avec une extrême précaution. En outre, une mauvaise combustion peut engendrer l’émission de monoxyde de carbone, un gaz très toxique.

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Les différents types de radiateurs à gaz

Il est possible de chauffer son logement au gaz grâce à un plancher chauffant (ou chauffage au sol), un plafond chauffant, des murs chauffants (plus rarement) ou, bien évidemment, des radiateurs. Intéressons-nous désormais aux différents types de radiateurs gaz : les radiateurs fixes et les radiateurs mobiles utilisés en appoint d’un chauffage principal.

Type de radiateur gazRaccordement chaudière nécessaire ?Type de gazUsage
Gaz naturel ou biogazGPL
Radiateur gaz fixeRadiateur à eau chaudeOuiOuiOuiChauffage principal
Radiateur autonomeNonChauffage principal ou chauffage d’appoint
Radiateur gaz mobileRadiateur gaz infrarougeNonNonOuiChauffage d’appoint
Radiateur gaz infrableu
Radiateur gaz catalyse
Brasero
Parasol chauffant
Les différents types de radiateurs fonctionnant au gaz

Les radiateurs à gaz fixes

Les radiateurs fixes sont généralement utilisés à titre de solution de chauffage principale.

Les radiateurs à eau chaude

Ce sont les radiateurs les plus courants et les plus connus du grand public : les radiateurs à eau chaude ont fait leur apparition au début du XXe siècle. Ils étaient alors exclusivement en fonte. Aujourd’hui, ils se déclinent en de multiples matériaux, formats et design pour s’adapter à tous les besoins.

Tous les radiateurs à eau chaude, également appelés radiateurs hydrauliques, ont une structure creuse dans laquelle circule un liquide caloporteur : l’eau. La chaleur contenue dans l’eau est redistribuée dans la pièce à la fois par convection et par rayonnement :

  • le principe de convection thermique implique un transfert d’énergie au sein d’un fluide en mouvement (l’air). En d’autres termes, la chaleur contenue dans l’eau est diffusée dans la pièce en réchauffant l’air ;
  • le principe de rayonnement thermique repose sur l’émission de la chaleur (plus précisément d’ondes infrarouges) retenue par la paroi du radiateur. Il s’agit d’un mode de transfert thermique particulièrement agréable, puisque la transmission de chaleur s’effectue sans contact entre deux corps et qu’elle ne s’appuie pas sur l’air (contrairement à la convection).
Transferts de chaleur : rayonnement, convection, conduction
Les transferts de chaleur

Quelle est la température de l’eau contenue dans un radiateur hydraulique ?

La température de l’eau contenue dans un radiateur à eau traditionnel est généralement comprise entre 70 °C et 90 °C. Certains radiateurs contiennent une eau aux alentours de 45 °C à 55 °C : ce sont les radiateurs basse température, parfois également appelés radiateurs basse consommation. En effet, ces appareils sont tout aussi performants que les radiateurs classiques, mais bien moins énergivores (sous réserve qu’ils soient associés à une chaudière basse température ou hybride).

Le radiateur gaz présente, selon les modèles, une forme en tubes, en lames ou à ailettes, ce qui permet d’augmenter les surfaces de contact. Les échanges thermiques, et donc la performance de l’appareil, sont ainsi accrus.

Les radiateurs à gaz autonomes

Relativement méconnus, les radiateurs à gaz autonomes (ou radiateurs à gaz indépendants) sont des dispositifs fixes (installés au mur) qui ne requièrent pas le raccordement à une chaudière au gaz et à un dispositif de chauffage central.

Par ailleurs, ces appareils fonctionnent sans électricité (aucun branchement électrique n’est nécessaire), ce qui leur permet de chauffer une pièce même en cas de coupure de courant.

Les radiateurs autonomes peuvent être alimentés aussi bien par du gaz naturel que par du GPL. Il est donc, bien évidemment, nécessaire de les relier à un point de distribution.

Leur principe de fonctionnement est simple :

  • l’appareil est alimenté en gaz. La combustion est générée grâce à un allumeur piézoélectrique (un bouton qui, lorsqu’il est pressé, crée un choc électrique et déclenche la combustion) ;
  • la chaleur est diffusée par rayonnement des parois, ce qui offre un bon confort thermique ;
  • la fumée et les gaz de combustion sont évacués à l’extérieur soit à travers un conduit de cheminée, soit par une ventouse à double étanchéité. Dans ce dernier cas, le perçage du mur est nécessaire.

À noter : certains appareils ont une paroi vitrée laissant apparaître une flamme agréable, à l’instar des poêles à combustion gaz.

Le radiateur à gaz autonome peut être utilisé aussi bien de façon permanente que ponctuelle. Il sera, par exemple, une excellente solution pour chauffer une pièce ou une annexe non reliée au réseau hydraulique de l’habitation.

Les radiateurs à gaz mobiles

Pour chauffer une pièce de façon ponctuelle ou pour compléter un dispositif de chauffage central, le radiateur à gaz mobile s’avère être une solution efficace.

Les solutions de chauffage d’appoint au gaz pour un usage en intérieur

En intérieur, le chauffage d’appoint fonctionnant au gaz est relativement peu encombrant et facile à déplacer. Il se décline en trois versions :

  • le radiateur gaz à infrarouge : doté d’une briquette en céramique réfractaire, cet appareil diffuse une chaleur douce et uniforme sans assécher l’air ambiant. Il convient donc notamment pour les pièces sans ouverture ;
  • le radiateur gaz à infrableu : ce modèle est doté d’un brûleur, ce qui lui permet de chauffer instantanément et rapidement la pièce dès l’allumage. En revanche, il est préconisé pour les pièces disposant d’une ouverture, car il rend l’air plus humide, ce qui nécessite des aérations régulières ;
  • le radiateur gaz à catalyse (ou poêle à gaz catalyse) : avec une grande autonomie (jusqu’à 120 heures de chauffe continue), une chaleur homogène et un fonctionnement en toute sécurité, ce type d’appareil multiplie les atouts. Il fonctionne grâce au catalyseur placé en son cœur. La combustion du gaz à basse température ne génère pas de flamme (donc pas de gaz carbonique). La chaleur étant diffusée par rayonnement, la qualité de l’air est préservée. Il est donc adapté à une utilisation dans des pièces ne disposant pas de système d’aération. En revanche, sa surface de chauffe est inférieure à celle d’un radiateur à infrarouge ou infrableu.

Les solutions de chauffage d’appoint au gaz pour un usage en extérieur

Pour profiter du jardin même lorsque les températures sont fraîches, vous pouvez installer un brasero ou un parasol chauffant (à utiliser néanmoins avec parcimonie si vous souhaitez limiter votre impact environnemental) :

  • le brasero à gaz se raccorde à une bouteille de gaz à l’aide d’un détendeur et fonctionne aussi bien au propane qu’au butane (notons qu’il peut également être relié au gaz naturel si vous disposez d’une sortie en extérieur). Il se présente sous la forme d’un radiateur ou d’un tube cylindrique dans lequel se trouvent des lampes infrarouges à ondes courtes (lampes IR-A) ;
  • le parasol chauffant au gaz est conçu pour accueillir une bouteille de gaz dans son socle et est très simple d’utilisation. Il diffuse de la chaleur dans un large rayon (jusqu’à 5 mètres).

Gaz propane ou gaz butane : lequel privilégier pour une utilisation extérieure ?

Tout dépend de la saison et du climat dans votre région : si la température extérieure est susceptible de descendre au-dessous de 5 °C, privilégiez le propane, seul gaz résistant aux températures négatives (jusqu’à -44 °C). En revanche, pour les soirées d’été, vous pouvez opter pour du butane.

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Choisir un radiateur gaz : les critères à prendre en compte

Il existe une très grande variété de radiateurs gaz : trouver le modèle le plus adapté à votre besoin n’est pas chose aisée. Voici quelques conseils sur les critères à prendre en compte avant d’effectuer votre choix.

Le matériau

Un radiateur gaz peut être en fonte, en acier ou en fonte d’aluminium. Ces matériaux ont chacun leurs spécificités.

CaractéristiquesFonteAcierFonte d’aluminium
Inertie thermique++++++
Montée en température+++++++
Gamme de prix
(pour les radiateurs à eau chaude)
200 € à 2 000 €50 € à 1 500 €100 € à 800 €
Autres caractéristiques• Grande variété de design
• Solide
• Lourd et encombrant
Grande variété de design, de formes et de couleurs• Design plus sobre
• Léger
• Sujet à la corrosion
• Incompatibilité avec les autres matériaux
Les différents matériaux de radiateurs à gaz

Le radiateur gaz en fonte

La fonte est un alliage de fer et de carbone. Ce matériau robuste présente une excellente inertie thermique : un radiateur gaz en fonte continue d’émettre de la chaleur longtemps après avoir été éteint (il restitue lentement la chaleur qu’il a emmagasinée). Par conséquent, il est économique (la chaudière étant moins sollicitée), écologique et offre un bon confort thermique. En revanche, sa montée en température est relativement lente.

Notons également que les radiateurs en fonte sont lourds et volumineux, ils ne conviennent donc pas à toutes les configurations de pièces. Certains constituent cependant de véritables pièces décoratives grâce à leur design Art déco, Belle Époque ou encore rococo…

La fonte étant un matériau onéreux, il faut compter minimum 200 € par appareil et jusqu’à 3 000 € pour les modèles très performants, voire 10 000 € pour les modèles aux formes les plus travaillées. On s’approche alors de l’œuvre d’art !

Le radiateur gaz en acier

L’acier présente une inertie thermique plus faible, mais une montée en température très rapide. En revanche, la baisse de température après extinction de l’appareil est également rapide !

Ce matériau esthétique offre une grande variété de design, de formes ainsi que de couleurs : il est donc aisé de dénicher le modèle le plus adapté à la décoration de votre intérieur. Généralement thermolaqués, les radiateurs gaz en acier résistent bien à la corrosion et présentent donc une bonne durabilité. Pour une salle de bains, un sèche-serviettes en acier est une bonne option.

Côté prix, les radiateurs gaz en acier les moins chers sont commercialisés à quelques dizaines d’euros seulement. Mais il n’est pas rare d’en trouver à 2 000 €, voire 3 000 € pour les plus performants d’entre eux.

Le radiateur gaz en fonte d’aluminium

On parle souvent de radiateurs gaz en aluminium, mais il s’agit plus précisément de fonte d’aluminium. Ce matériau combine deux qualités : une bonne inertie thermique, permettant une distribution progressive et homogène de la chaleur, et une montée en température rapide.

Les radiateurs en fonte d’aluminium ont généralement un design sobre, aux formes angulaires ou arrondies.

Un appareil en fonte d’aluminium est plus léger qu’un appareil en fonte ou en acier. En revanche, il est également plus sujet à la corrosion. Un entretien régulier est impératif pour le préserver dans la durée.

Notons également que l’aluminium est incompatible avec la fonte et l’acier. Dans un système de chauffage central, les radiateurs sont reliés en réseau : par conséquent, il est impossible de combiner des radiateurs en fonte d’aluminium avec d’autres types de radiateurs.

Le prix d’un radiateur en fonte d’aluminium est en moyenne de 500 € et dépasse rarement 1 000 €.

Bon à savoir

Malgré des différences en matière d’inertie thermique, les radiateurs à eau chaude en fonte, acier et fonte d’aluminium ont un rendement énergétique quasi-équivalent, lequel est fonction du système de production de la chaleur (chaudière traditionnelle, chaudière à condensation, etc.). Pour rappel, le rendement énergétique d’un appareil désigne le pourcentage de l’énergie consommée (ou énergie absorbée) et transformée en énergie utile.

La puissance

Bien choisir la puissance d’un radiateur en fonction de la surface à chauffer est essentiel à la fois pour profiter d’un bon confort thermique et pour optimiser ses dépenses énergétiques.

  1. En effet, si la puissance nécessaire est sous-évaluée, la chaleur émise ne sera pas suffisante pour chauffer correctement et suffisamment la pièce.
  2. À l’inverse, une puissance supérieure aux besoins réels entraînera une surconsommation inutile (la puissance de l’appareil étant directement corrélée à sa consommation en kilowattheures), et par conséquent un gaspillage énergétique. En outre, plus un radiateur est puissant, plus il est coûteux à l’achat.

La puissance de chauffage nécessaire est fonction de :

  • la superficie ou le volume de la pièce ;
  • la qualité de l’isolation de l’habitation ;
  • d’autres critères annexes influant sur les températures extérieures auxquelles le bâtiment est soumis, tels que la localisation du bien, son altitude, son exposition et le nombre d’ouvertures vitrées.

Les puissances de chauffage recommandées

Les recommandations théoriques en matière de puissance de chauffage sont les suivantes :

Qualité de l’isolationDonnées selon la superficie de la pièce
(valeurs en watts par mètre carré)
Données selon le volume de la pièce
(valeurs en watts par mètre cube)
Isolation correcte
(répondant aux normes de la RT 2005)
100 W/m²40 W/m³
Bonne isolation
(répondant aux normes de la RT 2012 – bâtiments BBC)
60 W/m²24 W/m³
Excellente isolation
(répondant aux normes de la RE 2020)
50 W/m²20 W/m³
Puissances de chauffage recommandées

Bon à savoir

Les données de puissance exprimées en watts par mètre carré (superficie) sont valables uniquement pour les pièces présentant une hauteur sous plafond normalisée (jusqu’à 2,50 m).

Pour les pièces ayant une hauteur sous plafond supérieure à 2,50 m, la puissance de chauffage doit impérativement être calculée en fonction de son volume.

À la puissance indiquée dans le tableau ci-dessus, il peut être nécessaire d’appliquer l’une ou plusieurs des variables d’ajustement suivantes :

  • une majoration de 5 % lorsque la pièce à chauffer est orientée au nord ;
  • une majoration de 5 % lorsque la pièce à chauffer comporte des baies vitrées ;
  • une majoration de 10 % par tranche de 500 m d’altitude.

Déterminer l’altitude à laquelle son logement est situé

Pour savoir à quelle altitude votre habitation est située, saisissez votre adresse dans l’outil de recherche (loupe) de Google Earth (gratuit) et cliquez sur le pictogramme de localisation : l’altitude s’affiche en bas à droite de votre écran.

Calculer la puissance nécessaire d’un radiateur : exemple

Admettons que vous souhaitiez acquérir un radiateur pour chauffer un salon présentant les caractéristiques suivantes :

  • superficie : 19 m² ;
  • hauteur sous plafond : 2,20 m ;
  • isolation du logement : conforme aux normes RT-2005 ;
  • exposition : nord ;
  • baies vitrées : oui ;
  • altitude : 630 m.

La puissance nécessaire théorique est de 100 W/m², soit 1 900 W (correspondant à 100 W x 19 m²).

À cette donnée, il convient d’appliquer trois majorations :

  • +5 % pour prendre en compte l’exposition du nord ;
  • +5 % pour prendre en compte la présence de baies vitrées ;
  • +10 % pour prendre en compte l’altitude.

Ceci se traduit de la façon suivante : 1 900 W + (1 900 W x 0,05) + (1 900 W x 0,05) + (1 900 W x 0,1) = 2 280 W.

La puissance nécessaire pour chauffer efficacement le salon est donc de 2 280 W.

À noter : si la puissance de chauffage est importante, mieux vaut multiplier les sources de chaleur pour une diffusion plus homogène de la chaleur. Ainsi, dans notre exemple, il sera plus pertinent d’acquérir deux radiateurs gaz d’une puissance de 1 150 W qu’un seul radiateur de 2 300 W. Ce conseil est particulièrement pertinent pour les très grandes pièces (d’une superficie supérieure à 30 m²) et les pièces à recoin ou disposées en « L ».

Le type de chauffe

Radiateur gaz classique ou radiateur gaz basse température ? La réponse à cette question est fonction du type d’appareil de production d’eau chaude dont vous disposez.

Si vous êtes équipé d’une chaudière basse température ou d’une chaudière hybride, l’idéal est d’investir dans des radiateurs à eau basse température pour un rendement optimal et de réelles économies d’énergie à la clé.

Ce type d’appareil fonctionne avec une eau chauffée à une température maximale de 55 °C (au lieu 70 °C à 90 °C pour un radiateur à eau traditionnel). La température de consigne étant plus vite atteinte, la chaudière est moins sollicitée. Bien que plus cher à l’achat, le radiateur basse température est donc plus économique (et écologique) dans la durée. Le confort thermique est, lui, identique.

Disponible aussi bien en fonte, en acier qu’en fonte d’aluminium, le radiateur à eau basse température est en revanche plus volumineux qu’un modèle traditionnel.

Les fonctionnalités

Si l’on sait que les radiateurs électriques peuvent présenter de nombreuses fonctionnalités permettant de piloter et d’optimiser la consommation de chauffage, on perçoit souvent le chauffage à gaz comme relativement rudimentaire. Ce n’est pourtant pas le cas :

  • de nombreux modèles sont équipés de vannes thermostatiques (ou peuvent en être équipés) ;
  • certaines de ces vannes thermostatiques sont connectées et permettent un pilotage du chauffage intelligent et à distance ;
  • il est également possible de gérer son chauffage au gaz en installant un thermostat d’ambiance programmable ou connecté directement sur la chaudière au gaz, tel que le modèle Netatmo proposé en option par les fournisseurs d’énergie Engie et EDF.

Les normes

Tous les radiateurs gaz doivent bien évidemment répondre à la norme de sécurité CE (ou marquage CE) garantissant la conformité avec la réglementation européenne.

Si vous souhaitez une sécurité supérieure pour vos radiateurs à eau chaude, orientez-vous vers les modèles certifiés NF-047 qui répondent à des normes plus exigeantes, notamment la norme européenne EN 442.

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Quel budget prévoir pour un radiateur gaz ?

Il est difficile de répondre à cette question, tant le prix est variable en fonction de nombreux facteurs :

  • le type d’appareil (à eau chaude, autonome ou mobile) ;
  • le matériau dont est composé le radiateur ;
  • ses dimensions ;
  • sa puissance ;
  • le type de chauffe (haute température ou basse température) ;
  • ses fonctionnalités ;
  • son design et la richesse de ses formes (notamment pour les modèles en fonte) ;
  • sa marque ;
  • etc.

Voici néanmoins, à titre indicatif, un panorama des tarifs généralement observés chez les grandes enseignes de bricolage et les distributeurs spécialisés.

Type de radiateur gazFourchette basseFourchette haute
Radiateur gaz fixeRadiateur à eau chaudeFonte200 €3 000 € (*)
Acier30 €3 200 €
Fonte d’aluminium60 €1 500 €
Radiateur autonomeCheminée1 200 €2 700 €
Ventouse800 €2 500 €
Radiateur gaz mobileRadiateur gaz infrarouge70 €200 €
Radiateur gaz infrableu100 €250 €
Radiateur gaz catalyse150 €300 €
Brasero200 €900 €
Parasol chauffant100 €1 000 €
Tarifs des radiateurs à gaz

(*) Hors pièces artistiques, richement travaillées, dont les prix peuvent grimper jusqu’à 10 000 €.

Existe-t-il des aides pour financer l’achat d’un radiateur à gaz ?

Malheureusement, non. Le seul avantage dont vous pourrez bénéficier est un taux de TVA réduit (10 %) sur la fourniture et la pose, en cas d’installation du radiateur à gaz par un professionnel.

En revanche, si vous souhaitez changer votre appareil de production d’eau chaude, sachez que le dispositif MaPrimeRénov’ vous permet d’obtenir (sous conditions de ressources) une aide d’un montant maximal de 1 200 € pour l’acquisition d’une chaudière gaz à très haute performance énergétique (THPE), telle qu’une chaudière à condensation. C’est aussi le cas de la prime « Coup de pouce chauffage ».

Pensez aussi à vous renseigner auprès de votre collectivité locale : certaines d’entre elles proposent leurs propres aides à la rénovation énergétique.

Enfin, quelles que soient vos ressources, sachez que vous pouvez bénéficier d’une aide allant jusqu’à 150 € pour l’achat d’un thermostat programmable, dans le cadre du dispositif « Coup de pouce Thermostat avec régulation performante ».

Effectuer l’installation d’un radiateur à gaz

L’installation de radiateurs à gaz est relativement complexe et ne s’improvise pas. Dans le cadre d’un dispositif de chauffage central, les radiateurs à eau sont tous raccordés à l’appareil de production d’eau chaude et sont également reliés entre eux grâce au réseau de canalisations.

Il existe 4 types de circuits différents :

  • le circuit en série est le plus basique : l’eau circule depuis la chaudière vers le premier radiateur, puis le second, et ainsi de suite jusqu’au dernier radiateur, avant de retourner à la chaudière. Cette configuration simple implique que le premier radiateur soit nécessairement activé pour que les autres puissent fonctionner. Par ailleurs, en fin de circuit, l’eau est moins chaude qu’en début de circuit. Pour compenser cette déperdition de chaleur, il est nécessaire de choisir un appareil de plus grande dimension pour les dernières pièces traversées par le réseau de canalisations. Enfin, notez qu’il n’est pas possible d’installer un thermostat sur un circuit en série. Cette configuration est donc loin d’être optimale ;
  • le circuit monotube a une configuration semblable à celui en série, mais présente toutefois l’avantage que le premier radiateur ne doit pas être impérativement en marche pour que les autres puissent fonctionner ;
  • le circuit bitube est l’installation la plus courante dans les bâtiments résidentiels. Il est compatible avec un système de régulation du chauffage car il est constitué, comme son nom l’indique, de deux circuits de tuyauterie différents :
    • le premier circuit permet de transporter l’eau chaude jusqu’aux radiateurs ;
    • le second circuit récupère l’eau refroidie à la sortie des appareils et la transporte jusqu’à la chaudière, où elle sera réchauffée pour être ensuite renvoyée dans le premier circuit ;
  • enfin, le circuit en pieuvre relie chaque radiateur à l’appareil de production d’eau chaude de manière individuelle. Cette configuration est récente dans les habitations. Les canalisations ne sont pas en cuivre (un matériau coûteux et peu fonctionnel, puisqu’il nécessite des soudures), mais en polyéthylène réticulé (PER). Ce matériau est moins cher et surtout beaucoup plus maniable, ce qui facilite la mise en place du réseau (qui reste cependant complexe). Tout comme le circuit bitube, le circuit en pieuvre est compatible avec un système de régulation du chauffage.

Si l’installation d’un radiateur gaz nécessite une action sur dispositif de chauffage central, cette opération doit être confiée à un plombier professionnel.

En revanche, l’installation d’un radiateur gaz autonome est très simple, sous réserve que l’évacuation (conduit de cheminée ou ventouse) soit déjà existante. Dans le cas d’un radiateur à ventouse, cette dernière doit être dotée d’une double étanchéité et être garantie anti-corrosion et antichoc.

Où positionner un radiateur dans la pièce ?

Idéalement, installez votre radiateur sous la fenêtre ou dans les angles des murs extérieurs. Veillez également à ce qu’aucun élément à proximité ne puisse entraver le rayonnement de l’appareil et donc altérer sa performance. Le radiateur ne doit être ni encoffré, ni recouvert, aussi bien pour des raisons d’efficacité que de sécurité.

Enfin, gardez en tête que, pour les grandes pièces, l’installation de plusieurs appareils est à préférer à celle d’un appareil unique plus puissant.

Chauffage au gaz : comment réaliser des économies ?

L’optimisation de la consommation d’énergie est une préoccupation grandissante pour les consommateurs. C’est d’autant plus le cas avec la crise que traverse actuellement le marché du gaz à l’échelle mondiale.

Voici donc quelques astuces et conseils pour économiser de l’énergie lorsqu’on se chauffe au gaz :

  • la solution la plus efficace pour consommer moins est de bien isoler son logement afin de limiter les déperditions thermiques : nul ne sert de beaucoup chauffer si la chaleur s’échappe par les murs ou les fenêtres ! Si les travaux de rénovation énergétique ont un coût important, de nombreuses aides publiques et privées existent et le gain financier est assuré sur le long terme ;
  • isoler ses canalisations (ce que l’on appelle le calorifugeage) ainsi que sa chaudière gaz, notamment si celle-ci est placée dans une pièce non chauffée telle qu’un garage, est une opération simple, peu coûteuse et néanmoins très efficace pour réduire le nombre de kilowattheures de gaz consommés ;
  • procédez à un entretien régulier de tous vos radiateurs à gaz : dépoussiérage et purge. Pensez également à effectuer chaque année l’entretien de votre chaudière à gaz (c’est d’ailleurs une obligation légale depuis 2009) ;
  • adaptez la température de la pièce à son usage (à ce sujet, nous vous invitons à lire l’article consacré aux températures idéales, d’après les recommandations de l’ADEME) ;
  • si votre équipement est compatible, installez un thermostat afin de réguler efficacement votre chauffage ;
  • enfin, si vous êtes raccordé au gaz naturel, changez de fournisseur pour payer votre énergie moins chère !

Économisez jusqu’à 200 € par an en souscrivant un contrat gaz plus avantageux

Il n’est pas simple de dénicher l’offre de gaz naturel la plus adaptée à ses besoins : les fournisseurs d’énergie sont désormais très nombreux et leurs tarifs évoluent en permanence pour s’adapter aux variations du marché. Choisir.com vous accompagne dans votre démarche en mettant gratuitement à votre disposition un comparateur des fournisseurs de gaz en ligne. Vous avez des questions ? Les conseillers experts en énergie sont à votre écoute du lundi au samedi et vous éclaireront sur les offres les plus avantageuses que Choisir.com a négociées pour vous. À votre demande, ils se chargeront pour vous des démarches de souscription auprès de votre nouvel opérateur. C’est simple, rapide, 100 % gratuit et cela vous garantit de belles économies sur le long terme !

Pour conclure

Le terme de « radiateur gaz » regroupe une multiplicité de technologies et de modèles différents. Lorsqu’on souhaite se chauffer avec cette énergie et s’équiper, il faut donc déterminer :

  • son besoin exact : s’agit-il d’une utilisation principale ou ponctuelle ?
  • le type d’appareil recherché :
    • pour une utilisation principale, si vous êtes équipés d’une chaudière gaz ou hybride et disposez d’un réseau de canalisations pour le chauffage central, privilégiez un radiateur à eau chaude ;
    • dans le cas contraire, optez pour un radiateur gaz autonome ;
    • pour une utilisation ponctuelle, préférez un radiateur d’appoint mobile ;
  • le type de chauffe : haute température ou basse température ;
  • le budget ;
  • le matériau, le design et le format souhaités ;
  • les fonctionnalités ;
  • la puissance nécessaire pour chauffer efficacement la pièce.

Gardez en tête que toute action sur un appareil fonctionnant au gaz comporte des risques et doit être réalisée avec une extrême précaution : faites appel à un plombier chauffagiste pour l’installation et l’entretien de votre dispositif de chauffage gaz.

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