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Installer des panneaux solaires : mode d’emploi

La pose de panneaux photovoltaïques est un investissement intéressant, mais c’est aussi un projet qui requiert une bonne préparation pour être sûr de choisir la solution la plus adaptée au logement et à ses occupants. Ce guide complet reprend tous les points importants qu’il faut étudier avant de se lancer.

Installer des panneaux solaires

Pourquoi installer des panneaux photovoltaïques ?

Les raisons pour installer des panneaux solaires chez soi ne manquent pas. Leur popularité grandissante chez les particuliers s’explique très facilement :

  • l’investissement dans l’énergie solaire est rentable pour les installations domestiques. Il s’agit d’un investissement qui se rentabilise sur le long terme pour peu que les panneaux choisis soient adaptés (zone géographique, type de consommation envisagée, etc.) ;
  • les familles disposant de panneaux solaires peuvent décider de revendre tout ou partie de l’électricité produite. Il est également possible de consommer cette électricité pour faire baisser les factures et ne pas être impacté par les éventuelles hausses du prix du kWh d’électricité ;
  • les panneaux photovoltaïques permettent de produire de l’électricité verte respectueuse de l’environnement. L’énergie solaire ne pollue pas, ne rejette pas de CO2 et ne puise pas dans les ressources de combustible fossile pour générer de l’électricité ;
  • il existe aujourd’hui plusieurs aides financières qui visent à aider les ménages souhaitant faire poser des panneaux solaires sans se ruiner. Il peut être le bon moment de passer à l’action ;
  • les matériaux qui composent les panneaux photovoltaïques sont principalement du silicium, du verre et de l’aluminium. Ils sont très résistants (garantie jusqu’à 20 ans), fiables et recyclables ;
  • une fois la pose faite, il y a très peu de frais d’entretien à prévoir, l’installation solaire se fait entièrement oublier.

Ces avantages de l’énergie solaire ont déjà convaincu de nombreux consommateurs : fin 2020, c’est plus de 85 000 foyers qui disposaient de panneaux solaires en autoconsommation (partielle ou totale). Pour les particuliers, il existe très peu d’inconvénients à produire de l’énergie solaire. Le frein principal est souvent d’ordre esthétique : sur des maisons anciennes, les panneaux photovoltaïques peuvent être difficiles à intégrer. Il convient également d’évoquer le fait que dans de rares cas, il ne serait pas rentable de faire un tel investissement ; cela arrive surtout lorsque la maison est orientée au nord, ou est à l’ombre une grande partie de la journée.

Installation solaire avec ou sans batterie ?

Les termes d’autoconsommation et de revente d’électricité ont déjà été évoqués ci-dessus, et il est important de bien comprendre la différence. Pour les particuliers, il existe trois options, ils peuvent :

  • revendre toute leur électricité et acheter celle qu’ils consomment à un fournisseur (revente totale) ;
  • consommer leur électricité en priorité, mais celle vendue par un fournisseur lorsqu’ils ne produisent pas, et revendre leur production lorsqu’ils ne la consomment pas (autoconsommation avec injection de surplus) ;
  • décider d’utiliser l’énergie solaire qu’ils produisent sans revendre leur surplus. Ce dernier cas est appelé autoconsommation totale, et il est alors judicieux d’investir dans des batteries pour ne pas « gaspiller » d’électricité produite par les panneaux.

Où peut-on installer des panneaux solaires ?

Les installations photovoltaïques sont en général intégrées aux toitures des maisons, car cela permet de rentabiliser un espace qui n’est en principe pas utilisé. Cela est possible quelle que soit l’inclinaison du toit, mais l’idéal est d’avoir un angle compris entre 30 et 35° avec une orientation sud, sud-est ou sud-ouest. Toutefois, l’inclinaison est considérée comme bonne à partir de 15° et jusqu’à 45°. La pose est également possible sur les toitures plates où l’inclinaison et l’exposition ne sont pas un problème.

Pour les consommateurs qui ne peuvent ou ne souhaitent pas installer des panneaux solaires sur le toit, il est également possible de le faire :

  • au sol, ce qui a l’avantage de permettre de faire l’installation des panneaux solaires soi-même sans que la hauteur du chantier présente de risques. Attention toutefois, une pose au sol ne permet pas la revente à EDF, même pour un logement raccordé au réseau ;
  • sur une pergola pour apporter de l’ombre à une terrasse tout en produisant de l’électricité ;
  • sur un abri pour voiture ou moto de type « carport », l’installation apporte alors une protection au véhicule tout en faisant baisser les factures d’électricité. Cela est particulièrement adapté aux personnes possédant un véhicule électrique ;
  • en façade, soit sous forme d’un « brise-soleil », comme une pergola, soit directement sur un mur ou un balcon. Une pose à plat permet de faire de l’ombre sur un balcon par exemple, et procure un bon rendement. La pose verticale en façade présente quant à elle un rendement très faible, et n’est souvent qu’un dernier recours.

Quel que soit le type de pose choisi, il est indispensable de bien étudier le projet, notamment en ce qui concerne l’ensoleillement : où sont les arbres ? Quelle taille font-ils ? De quel côté se situe la cheminée ? Pour un rendement maximal, les modules photovoltaïques doivent être entièrement au soleil le plus longtemps possible.

Comment choisir les panneaux solaires ?

Les consommateurs effectuant des recherches pour trouver le meilleur panneau photovoltaïque se rendent vite compte que cela n’est pas si simple. Comme souvent, la réponse est « ça dépend ». En effet, il existe plusieurs technologies différentes, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Les modules les plus courants sont :

  • les panneaux monocristallins où chaque cellule est fabriquée à partir d’un seul cristal de silicium. Ce procédé est plus long et coûteux, ce qui fait augmenter le prix du produit final. Ces panneaux sont de couleur gris-noir métallique et leur rendement est habituellement compris entre 16 et 24 % ;
  • les panneaux polycristallins dont les cellules sont composées de plusieurs cristaux de silicium. Leur fabrication est plus rapide et ces modules sont donc moins chers. Leur couleur est bleue non-homogène et leur rendement dépasse rarement les 18 %.

Ces deux technologies sont les plus répandues en France car elles présentent les meilleurs rendements. L’arbitrage entre ces deux options se fait généralement en fonction du prix : les modules monocristallins sont considérés comme supérieurs du fait de leur rendement et de leur couleur plus neutre, mais leur tarif plus élevé les rend moins accessibles pour les petits budgets.

Une fois le type de panneau choisi, il faut se renseigner sur les différentes marques. Le consommateur peut alors faire des recherches lui-même grâce à la puissance d’internet ou se rapprocher d’un professionnel pour avoir des conseils personnalisés. Notre conseil pour cette étape est de vérifier que l’entreprise envisagée pour la centrale solaire est sérieuse, bien établie et en bonne santé financière. Rechercher des avis clients sur cette marque est aussi une bonne idée : si la marque rencontre beaucoup de problèmes avec ses clients, il en existe forcément une trace sur les forums de consommateurs. Si vous ne trouvez aucun avis sur une marque ou un modèle, cela peut être considéré comme suspect (sauf si son lancement est très récent).

Lorsque le choix des panneaux photovoltaïques est fait, il faut encore déterminer le nombre de modules à installer, soit la puissance totale (exprimée en kilowatt-crête, ou kWc). Il peut alors êtres tentant de penser que la meilleure solution, financièrement, consiste à installer autant de modules que possible selon l’espace disponible et le budget du ménage. Cela n’est pourtant pas entièrement vrai : les aides accordées par l’État pour l’installation d’une centrale solaire diminuent avec l’augmentation de la puissance installée. Il est donc judicieux de choisir une puissance adaptée à la consommation de la famille.

Comment choisir la puissance d’installation des panneaux photovoltaïques ?
Consommation annuelle du foyer
(en kWh)
Puissance conseillée
(en kWc)
Nombre de panneauxSurface nécessaire estimée
(en m2)
Inférieure à 11 000 kWh3 kWc8 à 1220 m2
Entre 11 000 et 17 000 kWh6 kWc16 à 2040 m2
Supérieure à 17 000 kWh9 kWc25 à 3060 m2

La consommation annuelle est indiquée sur les factures de régularisation envoyées par le fournisseur chaque année. Pour les consommateurs qui ne retrouvent pas cette donnée ou viennent juste d’emménager, il est possible d’en obtenir une estimation grâce au comparateur d’offres d’électricité Choisir.com, ce service est gratuit et sans engagement :

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Attention, le choix des panneaux et de leur nombre doit obligatoirement être en accord avec les règles d’urbanisme auxquelles est soumis le logement en question. Ce thème est détaillé ci-dessous.

Qu’est-ce qu’un kWc ?

Le kilowatt-crête est une unité théorique utilisée pour déterminer la puissance d’un panneau solaire lorsqu’il est exposé à un rayonnement solaire maximal. Cette unité de mesure a été créée spécifiquement pour pouvoir comparer différents modèles entre eux.

Une fois le modèle de panneaux et leur nombre choisis, il faut encore décider quel type d’onduleur sera utilisé. Cet appareil sert à transformer le courant continu produit par les modules en courant alternatif qui peut être utilisé dans le logement. Il existe :

  • des onduleurs de chaîne (onduleur « string » en Anglais) qui peuvent gérer tous les panneaux de l’installation ce qui permet de faire des économies à l’achat. Le désavantage majeur est que lorsque module arrête de produire parce qu’il est à l’ombre ou en panne, c’est toute la centrale qui s’arrête ;
  • des micro-onduleurs qui s’installent sur chaque panneau. L’investissement est donc plus élevé, mais la production d’électricité peut continuer même en cas d’ombre partielle ou de panne d’un appareil. De plus, la présence de micro-onduleurs facilite l’identification de la panne en cas de problème, et il n’est pas nécessaire de tester tous les panneaux pour trouver l’origine du dysfonctionnement.

Il existe de très nombreuses marques d’onduleurs et des modèles pouvant s’adapter à tous les projets. Le choix doit se faire notamment en fonction des modules qui seront installés et de l’environnement (ombrage partiel ou non). Les autres caractéristiques à comparer pour bien choisir un onduleur sont, entre autres :

  • la puissance maximale ;
  • le rendement maximal ;
  • la durée de garantie.

Il est aussi recommandé de parcourir les commentaires clients sur les marques et modèles qui peuvent se trouver en ligne, voire de demander l’aide d’un professionnel.

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Quelles démarches pour l’installation de panneaux photovoltaïques ?

Il existe plusieurs formalités administratives nécessaires à la pose de panneaux solaires. Selon la zone géographique, le type de maison et le genre d’installation, les demandes à faire et les dossiers à remplir ne sont pas les mêmes.

Trouver les obligations qui s’appliquent au logement

La première étape avant de pouvoir faire poser des panneaux solaires consiste à rechercher ce qui est autorisé dans la commune où se trouve le logement.

Les documents d’urbanisme

Certains villages et villes veillent à protéger leur intégrité architecturale, et des restrictions peuvent être imposées aux habitants (couleurs autorisées pour les façades et volets, taille et forme des ouvertures, forme des toitures et matériaux utilisés, etc.). Les panneaux photovoltaïques peuvent faire partie de ces règles d’urbanisme qui doivent obligatoirement être respectées.

Toutes ces obligations sont réunies dans un document d’urbanisme, en général un Plan local d’urbanisme (PLU), dans certains cas un Plan d’occupation des sols (POS). Une copie du document d’urbanisme peut être demandée en mairie, et parfois consultable en ligne, sur le site internet de la commune. Si la municipalité ne possède pas de PLU (ou autre document d’urbanisme), ou si celui-ci ne fait pas mention des panneaux solaires, chaque habitant est libre d’installer les modules qu’il souhaite. Si le PLU explicite ce qui est autorisé ou non, les habitants n’ont pas d’autre choix que de respecter ces normes.

Les zones protégées

En plus des règles dictées par les collectivités locales et décrites dans le document d’urbanisme, il est nécessaire de vérifier que le logement concerné par l’installation solaire ne se trouve pas dans une zone protégée. En effet, certains territoires sont protégés au niveau national, avec des normes d’urbanisme strictes qui visent là aussi à maintenir un ensemble cohérent dans les régions qui ont le plus de cachet. Pour savoir si un logement ou un terrain à bâtir se trouve sur un territoire protégé, il est conseillé de se rapprocher du service d’urbanisme de la mairie ; il dispose de toutes les cartes regroupant ces informations. Depuis chez soi, il est possible de se rendre sur l’atlas des patrimoines en ligne pour savoir si un terrain se situe en zone protégée.

Les architectes des bâtiments de France

Pour les particuliers qui souhaitent faire construire ou effectuer des travaux sur une maison en zone protégée, il faut en premier lieu faire une demande auprès des Architectes des bâtiments de France (ABF). Les ABF dépendent des Unités départementales de l’architecture et du patrimoine (UDAP), anciennement appelées Services territoriaux de l’architecture et du patrimoine (STAP). Ce service public est décentralisé, il existe donc une UDAP dans chaque département. C’est ce service qu’il faut contacter afin de rencontrer un ABF pour lui soumettre le projet et recueillir son avis. Une fois que l’ABF a été consulté sur tous les aspects du projet, le particulier doit déposer une autorisation d’urbanisme (permis de construire ou déclaration préalable aux travaux) auprès de sa mairie ; c’est elle qui transmet le dossier à l’UDAP du département pour recueillir l’avis officiel de l’ABS. Cette demande doit être anticipée, car la durée d’instruction par la mairie lorsque l’avis d’un ABF est nécessaire peut aller jusqu’à huit mois, selon le type d’espace protégé.

Quelles sont les règles d’urbanisme à respecter ?

Attention, les règles d’urbanismes décidées au niveau local (PLU ou POS) et celles dictées à l’échelle nationale se cumulent ! En d’autres termes, les propriétaires d’un logement qui se trouve en zone protégée dans une commune disposant d’un PLU doivent veiller à respecter toutes les normes en cas de travaux ; cela est valable pour l’installation de panneaux solaires.

Formalités pour une maison neuve

Une fois que toutes les normes à respecter sont claires et que le particulier est sûr que son projet de construction d’un logement neuf les respecte, il est temps de déposer une demande d’urbanisation. Dans le cas d’une construction (et non d’une rénovation), c’est un permis de construire qui doit être demandé. Cette demande se fait via le formulaire CERFA n° 13406*07, un document technique qui doit être rempli très précisément. Le projet d’installation de panneaux solaires doit apparaître sur cette demande, et aucune demande supplémentaire liée à l’installation photovoltaïque n’est alors nécessaire.

Pour les consommateurs qui n’ont jamais fait cette démarche, un service d’aide en ligne pour la demande de permis de construire est disponible sur la page de téléchargement du dossier. Le service public FAIRE a également été mis en place pour accompagner gratuitement les particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique.

Une fois la demande transmise, la mairie dispose généralement d’un délai de deux mois pour faire connaître sa décision (jusqu’à huit mois dans certaines zones protégées). Une fois l’autorisation accordée, le demandeur reçoit son permis de construire et doit l’afficher durant toute la période des travaux.

Le permis de construire est également indispensable pour une installation photovoltaïque :

  • au sol et dont la puissance est comprise entre 3 et 250 kWc (kilowatt-crête) si le logement se trouve en zone protégée ;
  • au sol et d’une puissance supérieure à 250 kWc, même hors zone protégée ;
  • sur une pergola ou un abri voiture dont la surface d’emprise au sol dépasse 20 m2.

Dans le cas d’une demande de permis pour une installation solaire au sol, le délai d’obtention de l’autorisation est de trois mois au lieu de deux.

Démarches pour une maison ancienne

Pour faire installer des panneaux solaires sur une maison déjà construite, il n’est pas utile de demander un permis de construire, il faut simplement faire une Déclaration préalable de travaux (DP), un autre type d’autorisation d’urbanisme. Si la mairie accepte les modifications proposées, elle fait parvenir une attestation de non-opposition au demandeur. Le formulaire à remplir dépend du lieu d’installation des modules (toiture, pergola < 20 m2, façade, etc.), et tous sont disponibles sur la page dédiée à la déclaration préalable de travaux sur le site du Service Public. Une déclaration préalable est également nécessaire pour une installation photovoltaïque au sol dont la puissance est supérieure à 3 kWc et inférieure ou égale à 250 kWc hors zone protégée (en zone protégée, c’est un permis de construire qu’il faut demander).

Pour la DP comme pour la demande de permis de construire, il existe un service d’aide en ligne pour aider les particuliers à identifier les informations qui doivent apparaître sur le formulaire et à trouver les documents qui doivent être joints au dossier. Pour accéder à ce service, il faut se rendre sur la page d’accès au formulaire CERFA pour la DP sur le site du Service Public (voir ci-dessus).

La mairie dispose d’un mois à compter de la réception du dossier pour valider la déclaration préalable. Si tout est en ordre, le demandeur reçoit alors une autorisation d’urbanisme qu’il doit afficher pendant toute la durée des travaux. Sans retour de la part de la mairie dans le mois suivant la demande, l’autorisation est accordée tacitement. Toutefois, par prudence, il vaut mieux là aussi demander un avis de non-opposition à la mairie.

Le seul cas où l’installation de panneaux solaires ne nécessite ni un permis de construire ni une DP est celui d’une pose de modules au sol dont la puissance totale est inférieure ou égale à 3 kWc et dont la hauteur est inférieure à 1,8 m.

Accompagnement professionnel pour les démarches administratives

Toutes ces formalités peuvent être longues et pénibles pour les particuliers qui n’ont pas l’habitude de s’y confronter. Il est tout à fait possible de les déléguer à un professionnel de la construction (architecte ou maître d’œuvre) pour le permis de construire ou à un installateur de panneaux photovoltaïques pour la déclaration préalable. À noter toutefois que cette prestation sera facturée et fera donc augmenter le budget.

Faire raccorder l’installation solaire au réseau

Dès que l’autorisation d’urbanisme a été obtenue, il faut penser à demander le raccordement au réseau d’électricité. Dans le cas d’une maison ancienne déjà raccordée pour la consommation d’électricité, cela n’est nécessaire que pour les projets de revente totale ou d’autoconsommation avec injection de surplus. En effet, pour être autorisé à injecter de l’électricité sur le réseau, un branchement spécial doit être réalisé (raccordement producteur).

Pour les maisons neuves, il faut forcément faire raccorder le bâtiment pour pouvoir consommer de l’électricité provenant du réseau. Pour les foyers qui souhaitent également revendre une partie au moins de leur production d’électricité, il est recommandé de faire en même temps le raccordement en tant que consommateur et le raccordement pour être producteur, car cela permet de faire des économies financières et de gagner beaucoup de temps sur les démarches administratives.

Il est vivement conseillé de demander le raccordement dès l’obtention de l’autorisation d’urbanisme, sans attendre la fin des travaux, car les délais sont assez longs.

Assurer les panneaux photovoltaïques

Pour brancher des panneaux solaires au réseau électrique et donc vendre le surplus d’électricité, il est obligatoire de transmettre un justificatif d’assurance responsabilité civile au gestionnaire de réseau. Celle-ci couvre les éventuels dommages que la centrale pourrait causer au réseau en cas de dysfonctionnement.

Que les modules soient connectés au réseau ou non, il est également conseillé de contacter l’assureur avec lequel un contrat d’assurance habitation a été signé. Il faut alors lui signaler la présence de panneaux photovoltaïque et lui demander un devis pour inclure ceux-ci dans le contrat.

Comment installer des panneaux solaires sur une maison ?

Une fois toutes les autorisations nécessaires obtenues, il faut encore procéder aux travaux d’installation des modules photovoltaïques choisis. Il existe plusieurs systèmes de fixation qui dépendent principalement du lieu d’implantation, du climat (en particulier des vents) et, dans une moindre mesure, des considérations esthétiques. À noter également que les normes d’urbanisme peuvent imposer une méthode de pose plutôt qu’une autre.

Quelles sont les méthodes d’installation ?

Il existe plusieurs types de pose des panneaux, selon les contraintes du site et les besoins de production :

  • la surimposition sur une toiture en pente consiste à placer les modules sur des rails fixés à la structure du toit. Cette pose est généralement privilégiée sur les maisons déjà construites car elle n’implique aucune modification de l’étanchéité existante et permet une ventilation naturelle sous les panneaux, ce qui améliore le rendement en évitant d’éventuelles surchauffes. Elle est toutefois moins esthétique que l’intégration ;
  • l’intégration au bâti pour les toitures en pente est une option plus esthétique mais aussi plus coûteuse. En effet, elle nécessite d’enlever les tuiles et de poser des supports étanches à la place. Les panneaux photovoltaïques sont ensuite positionnés sur ces supports et participent à assurer l’étanchéité du toit. La pose doit alors être réalisée parfaitement, sans quoi le logement prendra l’eau. Enfin, l’encastrement complique la ventilation des panneaux, ce qui peut faire diminuer le rendement ;
  • les installations solaires sur toiture plate sont en général composées de supports lestés sur lesquels sont fixés les panneaux. Ainsi, l’inclinaison et l’orientation peuvent être choisies librement. Cependant, il faut s’assurer que la structure du bâtiment est suffisamment solide pour supporter le poids additionnel (environ 20 kg par module et jusqu’à 200 kg par lest) ;
  • la pose de panneaux photovoltaïques au sol se fait soit sur des bacs lestés (comme pour la toiture plate), soit sur des supports fixés dans le sol à une profondeur suffisante pour résister au vent ;
  • pour les pergolas, les ombrières pour véhicule ou balcon et les panneaux en façade, ce sont généralement des modules spéciaux qui sont vendus, avec leur kit d’installation, car ce sont des panneaux très intégrés à la structure et qui doivent être relativement légers.

La méthode utilisée dans chaque cas est donc principalement dictée par les contraintes du terrain sur lequel les modules sont placés.

Qui installe les panneaux photovoltaïques ?

Aujourd’hui, il existe de nombreux installateurs de panneaux solaires. Ces professionnels sont généralement des spécialistes des installations solaires et ne pratiquent que cette activité, mais certains peuvent aussi être couvreur et intervenir sur les toitures quel que soit le besoin. En effet, ces deux activités sont complémentaires.

Il est généralement recommandé de faire appel à un professionnel pour la pose de panneaux photovoltaïques, car ces travaux nécessitent une bonne connaissance des circuits électriques, et les risques liés à l’électricité sont augmentés de ceux liés à la hauteur du chantier (sauf pour les modules placés au sol). Pour les consommateurs qui ont l’intention de faire intervenir un professionnel, il est conseillé de l’impliquer dès le début du projet, car il pourra apporter son aide sur le choix du modèle, du type de pose, de la surface à couvrir, etc. De plus, comme mentionné plus haut, les installateurs de panneaux photovoltaïques peuvent accompagner leurs clients pour les formalités administratives, mais cette prestation est normalement payante.

Pour trouver le meilleur installateur dans votre région, il faut commencer par chercher des professionnels ayant obtenu le label RGE « Reconnu garant de l’environnement ». Ce label a été créé en 2011 et a pour but d’aider les consommateurs à trouver des artisans disposant des compétences nécessaires pour effectuer des travaux de rénovation énergétique ; la pose de panneaux solaires rentre dans cette catégorie. Le label RGE est indispensable, et il est fortement déconseillé de faire appel à une entreprise non labellisée. Cette certification n’est pas le seul critère à prendre en compte pour choisir un prestataire, et il est intéressant de connaître la réputation des entreprises auprès de leurs clients, par exemple en cherchant des commentaires sur internet, notamment sur des forums. Ces avis sont quand même à consulter avec réserve : les consommateurs déçus sont bien plus enclins à rédiger un avis en ligne que tous les clients satisfaits.

Une fois la première sélection faite, il est recommandé de demander plusieurs devis, si possible entre trois et six. Il faut bien s’assurer que les devis soient comparables, qu’ils aient les mêmes prestations. Au final, il est intéressant de comparer les prix, mais il faut savoir que les meilleurs installateurs de panneaux solaires ne sont pas forcément les moins chers, et il est parfois judicieux de choisir un professionnel qui vous inspire confiance plutôt que celui dont les prix sont les plus bas.

Peut-on installer des panneaux photovoltaïques soi-même ?

Il est aujourd’hui possible d’acheter des panneaux solaires à poser soi-même, ce sont en général des kits qui contiennent tout le nécessaire pour une installation au sol. Dans ce cas-là, le consommateur ne touche pas au système électrique en place dans le logement ; il ajoute simplement des modules qui alimentent des prises électriques dédiées. Cela est particulièrement intéressant pour les propriétaires d’un véhicule électrique.

Pour tous les autres types de pose, la complexité des travaux à effectuer, les risques de chute et ceux liés à l’électricité, ainsi que les conséquences graves en cas d’erreur rendent l’installation par un particulier fortement déconseillée. Mieux vaut investir dans le montage par un professionnel et s’assurer un fonctionnement parfait. De plus, seuls les travaux effectués par des professionnels labellisés RGE permettent par la suite de brancher les modules au réseau et donc de revendre la production à EDF.

Combien coûte une installation solaire photovoltaïque ?

Le prix des panneaux solaires est le critère qui freine encore de nombreux ménages dans l’acquisition de leur propre centrale solaire. Bien que les rendements aient augmenté et les prix d’achat fortement diminué, l’investissement initial pour équiper une toiture reste élevé. Nos estimations sont récapitulées dans le tableau ci-dessous ; les fourchettes sont larges, car les prix varient fortement en fonction des marques, des installateurs, et même selon les régions. Pour une simulation plus précise, l’idéal est de demander des devis à des professionnels proches de chez vous.

Type de posePuissance totale
3 kWc6 kWc9 kWc
Surimposition
Toiture en pente
7 500 à 12 000 €12 500 à 16 000 €17 500 à 22 000 €
Intégration
Toiture en pente
8 500 à 14 000 €15 500 à 19 500 €20 500 à 24 500 €
Toiture plate8 000 à 13 000 €13 000 à 17 500 €18 000 à 23 000 €
Au sol6 500 à 11 000 €12 000 à 16 000 €16 500 à 21 000 €
Simulation des tarifs de panneaux photovoltaïques – Prix 2021

Pour les pergolas, carports et abris solaires, les tarifs varient énormément, car ce sont souvent des kits complets qui sont vendus. La structure est donc incluse, en plus des panneaux photovoltaïques et la surface couverte, la hauteur et les matériaux utilisés font grandement varier le prix. De plus, la puissance totale d’une pergola solaire dépasse rarement les 3 kWc. Les prix moyens de pergolas et abris solaires sont :

  • 2 000 à 6 000 € pour les plus petits modèles (1,2 kWc environ) ;
  • 9 000 à 15 000 pour de plus grands modèles (jusqu’à 3 kWc).

Enfin, pour les personnes qui ne souhaitent pas revendre leur surplus de production, il peut être intéressant d’investir dans une batterie de qualité qui permettra de stocker l’électricité produite en journée pour pouvoir l’utiliser le soir. Pour un système de stockage performant, il faudra compter entre 1 000 et 3 000 € environ.

Quelles aides pour l’installation de panneaux solaires ?

Pour les particuliers qui font installer une centrale de production photovoltaïque sur leur maison ou leur terrain, il existe des aides financières pour la pose de panneaux solaires mises en place par l’État. Pour l’installation de panneaux photovoltaïques, les trois aides possibles sont détaillées ci-dessous. À noter également qu’il existe d’autres coups de pouce financier pour encourager les rénovations énergétiques en général (installation de panneaux solaires thermiques, remplacement d’une chaudière ancienne par un modèle récent, isolation des combles, etc.).

La prime à l’autoconsommation

L’aide à l’autoconsommation existe depuis le 10 mai 2017 et sert à financer une partie de l’investissement pour les foyers qui consomment eux-mêmes une partie de leur production. Elle est versée les cinq premières années de fonctionnement, et elle est calculée en fonction de la puissance totale installée comme ceci :

Puissance totale
(en KWc)
Montant de l’aide
(en € par kWc)
Montant total de l’aide
(en €)
Montant de l’aide par année
(en €)
3 kWc380 €/kWc1 140 €228 €
6 kWc280 €/kWc1 680 €336 €
9 kWc2 520 €504 €
Prime à l’autoconsommation de l’État – Montants 2021

Le tarif d’achat subventionné de l’électricité photovoltaïque

Le tarif de rachat de l’électricité d’origine photovoltaïque est fixé par l’État et sert à augmenter la rentabilité de l’investissement pour les ménages qui revendent une partie de leur production (injection de surplus ou revente totale). Cela signifie que les particuliers peuvent injecter de l’électricité sur le réseau et la vendre à un acheteur (EDF OA dans la plupart des cas) à un prix fixé par la loi. Le tarif d’achat est fixé par arrêté chaque trimestre. Le prix du kWh d’électricité change selon la puissance totale de l’installation ; par exemple, au premier trimestre 2021, les prix d’achat de l’électricité photovoltaïque sont de :

  • 17,93 centimes d’euro par kWh pour 3 kWc ;
  • 15,24 centimes d’euro par kWh pour 6 kWc ;
  • 11,23 centimes d’euro par kWh pour 9 kWc.

La TVA applicable aux panneaux photovoltaïques

La TVA est réduite à 10 % pour les centrales solaires de puissance inférieure ou égale à 3 kWc montées chez des particuliers ; ce taux s’applique à la pose ainsi qu’aux matériaux. Pour des puissances plus élevées, la TVA passe à 20 % pour l’ensemble du projet.

Les arnaques aux panneaux solaires

Il convient d’être prudent lorsque des « professionnels » vantent des aides qui semblent trop intéressantes pour être vraies… Ce sont probablement des arnaques ! Il n’existe ni panneaux solaires à 1 €, ni versements de 10 000 € de subvention pour s’équiper. Dans le doute, il faut consulter la page dédiée au solaire sur le site du Ministère de l’Économie : toutes les aides actuellement disponibles pour les particuliers y sont indiquées.

Quel avenir pour le photovoltaïque résidentiel ?

Aujourd’hui, les particuliers sont fortement encouragés à s’équiper de panneaux solaires photovoltaïques : cet investissement dans les énergies renouvelables s’inscrit parfaitement dans les politiques actuelles de réduction de l’empreinte carbone à l’échelle mondiale. De plus, ces projets ont généralement une bonne rentabilité financière sur le long terme.

Dans les années à venir, la production décentralisée d’électricité propre devrait continuer à se démocratiser, et l’implication directe des consommateurs dans cette démarche devrait se poursuivre. En effet, la conscience écologique de la population est de plus en plus forte, et nombreux sont ceux qui souhaitent faire leur maximum pour préserver l’environnement.

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