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L’isolation des combles, la clé pour réaliser de réelles économies d’énergie

Pour être confortable et économe en énergie, l’enveloppe d’un bâtiment doit être isolée de façon homogène et continue. Dans les maisons anciennes, peu ou non isolées, la toiture est le premier élément responsable des déperditions thermiques. Lorsque l’on souhaite entreprendre des travaux de rénovation énergétique, l’isolation des combles, qu’ils soient aménagés, aménageables ou perdus, est donc la priorité. Quels sont les bénéfices de cette opération ? Comment isoler ses combles et quel matériau isolant choisir ? Quel budget prévoir ? Peut-on bénéficier d’aides financières et sous quelles conditions ? Choisir.com vous propose un guide complet dédié à l’isolation des combles.

isolation des combles

Pourquoi isoler ses combles ?

On entend par « combles », le volume compris entre le plancher haut et la toiture d’une habitation. Ils sont constitués par le vide de la charpente. Lorsqu’ils servent d’espace de stockage, on utilise parfois le terme de « grenier ».

Qu’ils soient perdus (c’est-à-dire non aménageables) ou habitables, isoler ses combles offre de très nombreux avantages.

Isoler pour réduire sensiblement sa facture d’énergie

Bénéfice le plus évident : une diminution de la consommation de chauffage.

Selon l’ADEME, l’Agence de la transition écologique, 25 % à 30 % des pertes de chaleur au sein d’un logement sont dues à la toiture, dans les habitations construites avant 1974 et les prémisses d’une réglementation en matière d’isolation thermique. Ces logements représentent tout de même deux tiers du parc actuel, et nombre d’entre eux n’ont pas encore été rénovés.

Le toit est donc l’élément faible d’une habitation, avant les murs ou les fenêtres (responsables, respectivement, de 20 % à 25 % et de 10 % à 15 % des déperditions thermiques). Cela est tout à fait logique : l’air chaud est plus léger que l’air froid, il s’élève donc naturellement pour aller se loger dans les combles.

pertes de chaleur d'une maison d'avant 1974 non isolée
Source : ADEME, guide « Isoler sa maison », 2018

C’est également pour cette raison qu’il est tout à fait inutile de remplacer son dispositif de chauffage par un équipement plus performant avant d’avoir optimisé son isolation et particulièrement, celle des combles.

Isoler pour gagner en confort thermique

Des combles mal isolés génèrent une sensation d’inconfort, notamment s’ils sont habités :

  • en hiver, une isolation défectueuse engendre des infiltrations générant des mouvements d’air désagréables ainsi qu’une sensation de parois froides ;
  • en été, un toit non isolé absorbe la chaleur et fait rapidement grimper la température intérieure, ce qui peut générer une sensation de sécheresse au niveau des voies respiratoires.

L’isolation des combles aménagés ou perdus permet d’améliorer considérablement le confort thermique de l’habitation, en offrant une chaleur agréable l’hiver et de la fraîcheur en été.

Isoler pour réduire les nuisances sonores extérieures

Comme pour tous travaux d’isolation, l’isolation des combles est thermique, mais également phonique et protège donc des bruits extérieurs : un atout considérable si l’espace est aménagé.

Isoler pour gagner en entretien

Une bonne isolation combinée à une ventilation efficace réduit les risques de condensation, d’humidité et donc, à terme, de détérioration des murs et menuiseries (moisissures, etc.). Des combles bien isolés nécessitent moins de travaux d’entretien et vieillissent mieux dans le temps. Ils offrent également une maison plus saine.

Isoler pour se protéger des nuisibles

Sans isolation, les combles perdus sont des refuges plébiscités par quantité de petits animaux « nuisibles » pour la structure : rats, chauves-souris, oiseaux, insectes, etc. Leur présence peut entraîner des dégradations, des risques sanitaires ainsi que des nuisances sonores. L’isolation peut, dans certains cas, être l’occasion de protéger vos combles des désagréments induits par l’installation de ces petits animaux :

  • si vous isolez les rampants de toiture par l’extérieur et en profitez pour fixer un écran de sous-toiture ou un grillage de mailles fines ;
  • si vous isolez vos combles avec du chanvre, un répulsif naturel.

Isoler pour agir en faveur de l’environnement

Économies de chauffage riment bien évidemment avec baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES) : isoler ses combles, c’est donc faire un pas en faveur de l’environnement et la transition énergétique.

C’est d’ailleurs pour cette raison que l’état a mis en place une politique environnementale volontariste avec, notamment, la promulgation en 2015 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, et accompagne les particuliers dans leurs travaux d’isolation à travers un panel de dispositifs incitatifs (lire la section dédiée aux aides financières en fin d’article).

Isoler pour augmenter la surface habitable de son habitation

Lorsqu’ils sont aménageables, isoler les combles (et ainsi, les rendre habitables) permet d’accroître significativement la surface habitable d’une maison.

Isoler pour donner de la valeur à son logement

Conséquence logique : l’isolation des combles habitables, en ajoutant des mètres carrés à l’espace de vie, augmente la valeur d’une maison.

En outre, que les espaces soient aménageables ou perdus, un bien immobilier bien isolé présentera un meilleur Diagnostic de performance énergétique (DPE) lors de sa revente : des travaux d’isolation sont donc un excellent argument pour valoriser sa maison.

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Vérifier l’état de l’isolation des combles existante

Si l’intérêt d’une bonne isolation thermique des combles aménagés ou perdus n’est plus à démontrer, encore faut-il savoir si des travaux sont réellement requis, lorsque les espaces ont déjà été isolés par le passé (cas de certaines maisons anciennes).

Avant d’investir dans des travaux, un certain nombre de vérifications préalables s’impose.

Cas n° 1 : les combles sont accessibles

Si les combles sont accessibles, observez attentivement l’état de l’isolant déjà en place. Plusieurs problèmes doivent vous alerter :

  • les rouleaux de laine isolante semblent s’être tassés au fil de temps. Pour information, les laines minérales, végétales et biosourcées ont une durée de vie de 20 à 25 ans. On observe souvent un effet de tassement (notamment sur la laine de verre, la laine de roche, la laine de lin ou encore l’ouate de cellulose) qui a pour conséquence de réduire l’épaisseur de l’isolant et, donc, sa performance thermique. Si le matériau isolant en place a une épaisseur inférieure à 15 cm, le renouvellement de l’isolation doit être envisagé ;
  • l’isolant est humide, voire mouillé. Ceci peut être dû à différents facteurs : infiltrations ou fuites dans la structure, problème de condensation en raison de l’absence de ventilation ou de la pose d’un pare-vapeur, etc. Or, l’humidité dégrade de façon irréversible les matériaux isolants (notamment les laines minérales). Là encore, de nouveaux travaux doivent être envisagés ;
  • la surface formée par les rouleaux de laine isolante n’est pas plane : ils forment des vagues. Cela est le cas lorsque l’isolant a été posé directement sur les lambourdes de bois, sans découpe. Ce type de pose est problématique et nuit considérablement à l’efficacité de l’isolation, car il crée une circulation d’air inutile.

Cas n° 2 : les combles ne sont pas accessibles

Si les combles ne sont pas accessibles, deux solutions s’offrent à vous :

  • utiliser une caméra thermique (ou caméra de diagnostic thermique) afin d’observer les déperditions de chaleur, idéalement en hiver, lorsque le chauffage est en marche et que les températures extérieures sont basses (inférieures à 5 °C). Ce type de matériel peut être loué auprès de magasins de bricolage ou de loueurs spécialisés. Néanmoins, les résultats sont parfois difficiles à interpréter pour le non-professionnel ;
  • faire appel à un bureau d’études thermiques pour la réalisation d’un audit énergétique et, éventuellement, d’un diagnostic humidité, pour l’ensemble de votre habitation : vous en connaîtrez ainsi les principaux points problématiques et donc les travaux à prioriser.

Dans le cas d’une isolation préexistante, faut-il obligatoirement déposer l’ancien isolant ?

La réponse est oui ! Bien que l’on puisse être tenté de laisser l’ancienne couche isolante afin d’augmenter l’épaisseur de l’isolation finale, il est en réalité contre-productif de poser un nouvel isolant de qualité sur un matériau dégradé et dont les performances thermiques sont altérées.

Pour une nouvelle isolation efficace et durable, la dépose complète de l’ancien isolant est donc indispensable.

Comment isoler ses combles ? Les différentes techniques

Plusieurs techniques existent pour isoler ses combles. Le choix sera différent selon que ceux-ci sont habitables ou non, mais également selon l’état de la toiture, la possibilité de condamner l’espace pendant les travaux, le budget, etc.

Une règle d’or : isoler au plus près du volume chauffé

Rappelons tout d’abord les deux types de combles existants et leur définition :

  • les combles habitables (aménagés ou aménageables) disposent d’une hauteur sous toiture suffisante pour qu’ils puissent être transformés en espace de vie (chambre, bureau, salle de jeux, etc.). Pour être considérés comme habitables selon le Code de la construction et de l’habitation (article R111-2), ils doivent présenter une hauteur sous plafond minimale de 1,80 mètre sur tout ou partie de leur surface ;
  • les combles perdus désignent les espaces dont la hauteur ou l’encombrement de la charpente ne permet pas d’envisager une occupation. Ils ne peuvent donc pas être aménagés.

Pour isoler efficacement des combles, il est essentiel d’effectuer l’opération au plus près du volume chauffé :

  • ainsi, dans le cas de combles habitables, l’isolation devra être effectuée au niveau des rampants de toiture (parties inclinées du toit) et, lorsqu’il y en a un, du plafond horizontal des combles ;
  • en revanche, dans le cas de combles perdus, une isolation au niveau des rampants de toiture ne sera pas optimale : pourquoi laisser la chaleur monter jusque dans les combles, si ceux-ci ne sont pas utilisés ? Il conviendra donc mieux d’isoler le plancher de combles, au plus près des pièces chauffées et utilisées.
schéma des différentes techniques d'isolation des combles

Découvrez ci-dessous un tableau récapitulatif des différents procédés possibles pour l’isolation des combles (ceux-ci seront détaillés dans la suite de l’article) :

Type de comblesLocalisation des travauxType d’isolationTechnique
Combles aménagés ou aménageablesRampants de toiturePar l’intérieurPose de panneaux ou de rouleaux isolants
Pose d’isolant en vrac par insufflation
Par l’extérieurPose de panneaux de toiture porteurs
Sarking (pose de panneaux isolants rigides)
Plafond de combles
(si existant)
Par l’intérieurPose de panneaux ou de rouleaux isolants
Pose d’isolant en vrac par insufflation
Combles perdusPlancher de comblesPar l’intérieurPose de panneaux ou de rouleaux isolants
Pose d’isolant en vrac par insufflation

Cas n° 1 : l’isolation des combles par l’intérieur

Que vous souhaitiez isoler le plafond ou les rampants intérieurs de combles aménageables ou bien le plancher de vos combles perdus, plusieurs techniques s’offrent à vous : l’isolation grâce à des rouleaux ou panneaux isolants et l’isolation « en vrac », par insufflation.

La pose de panneaux ou de rouleaux isolants

Si vous réalisez les travaux d’isolation vous-même, sans doute opterez-vous pour cette méthode a priori plus simple et ne nécessitant pas l’utilisation de matériel complexe.

Pour les rampants intérieurs, il s’agit ici de placer le matériau isolant entre les chevrons ou sous les chevrons de la charpente (voire les deux), en fonction de la structure de celle-ci et de l’espace disponible. Il est essentiel de poser au minimum deux couches d’isolant et de croiser ces couches, afin d’assurer la continuité parfaite de l’isolation et, ainsi, d’éviter la création de ponts thermiques (ces zones de faiblesses responsables de déperditions de chaleur).

schéma isolation par l'intérieur des rampants de toiture

On appliquera le même principe de couches isolantes croisées pour le plafond de combles aménagés et le plancher de combles perdus (pose entre les solives).

L’isolant choisi peut se présenter :

  • sous forme de rouleaux en laine minérale ou végétale (laine de chanvre, ouate de cellulose, etc.) ;
  • sous forme de panneaux rigides (préconisés plutôt pour les planchers) ou semi-rigides (plutôt adaptés aux rampants), en fibre de bois, polystyrène, polyuréthane, etc.

(Rendez-vous à la section dédiée aux matériaux isolants pour en savoir plus.)

Le pare-vapeur, un rôle essentiel

Pour garantir une bonne respiration de l’ensemble et éviter les effets de condensation, la pose d’un pare-vapeur est indispensable. Il s’agit d’une membrane d’étanchéité destinée à limiter la transmission de vapeur d’eau. Barrière protectrice, elle protège l’isolant contre l’humidité et le risque de moisissure. Le pare-vapeur est placé :

  • dans le cas d’une pose sur rampants ou plafond de combles : sur la couche isolante et avant le parement de finition (en bois, en plaques de plâtre, etc.) venant habiller la structure ;
  • dans le cas d’une pose sur plancher de combles perdus : sous la couche isolante.

Dans certains cas, on privilégiera la pose d’un frein-vapeur. Légèrement moins étanche que le pare-vapeur, il laisse circuler une partie de la vapeur d’eau dans la paroi, pour une meilleure régulation de l’humidité.

Le choix de l’un ou de l’autre composant sera fait selon l’isolant choisi ainsi que les matériaux de construction du logement : seul un professionnel saura vous aiguiller.

schéma pare-vapeur

La pose d’isolant en vrac

Autre méthode : l’isolation par la pose d’un isolant « en vrac ». Nécessitant moins de manutention que la pose de rouleaux ou panneaux (qui requièrent des temps de découpe conséquents), c’est la solution la moins onéreuse si vous faites réaliser votre isolation de combles par un professionnel.

Elle est particulièrement adaptée si l’espace à isoler est difficile d’accès, et peut être effectuée aussi bien au niveau des rampants, du plafond que du plancher de combles.

L’isolation est généralement effectuée par insufflation, c’est-à-dire par injection de l’isolant sous pression dans un caisson étanche à l’air. Lorsque l’isolant est simplement soufflé, on parle d’isolation par soufflage.

Cette technique permet à l’isolant de se nicher dans tous les recoins de la structure et limite donc la création de ponts thermiques.

Le matériau peut être de la laine minérale (telle que la laine de roche ou la laine de verre, par exemple) ou de la laine végétale ou biosourcée (ouate de cellulose, laine de bois, laine de chanvre, etc.).

schéma isolation en vrac par insufflation

L’épandage, une méthode réservée aux petites surfaces à isoler

Moins répandue, l’isolation par épandage consiste à répandre manuellement de l’isolant en vrac (flocons) et à l’égaliser à l’aide d’un râteau. Contrairement à l’isolation par insufflation, il s’agit d’un procédé non mécanisé, donc plus exigeant en termes de manutention, mais également plus simple à réaliser.

Cas n° 2 : l’isolation des combles par l’extérieur

Réservée aux combles aménagés ou aménageables, l’isolation par l’extérieur présente le grand avantage d’éviter les déperditions de surface et de profiter ainsi de tout l’espace disponible.

Néanmoins, elle implique de lourds travaux, puisqu’il est nécessaire d’enlever le revêtement de la toiture pour poser le matériau isolant.

Deux méthodes d’isolation des combles par l’extérieur existent : la technique du sarking et la pose de panneaux de toiture porteurs.

La technique du sarking

Il s’agit de la technique d’isolation la plus complexe, à réserver aux professionnels ou aux bricoleurs extrêmement chevronnés.

Après avoir vérifié l’état de la charpente et procédé à des travaux de rénovation (le cas échéant), puis entièrement déposé la couverture du toit, on vient placer en continu des panneaux isolants rigides au-dessus des chevrons, c’est-à-dire entre la charpente et la couverture.

Si le sarking est difficile à mettre en œuvre, il garantit néanmoins de très bons résultats en matière de performances thermiques.

La pose de panneaux de toiture porteurs

Cette solution s’appuie sur le même principe que le sarking, mais offre l’avantage d’être « tout-en-un ».

Dans le cas d’une construction ou de la rénovation d’une toiture vieillissante, il peut être intéressant de poser sous la couverture des panneaux de toiture avec isolation intégrée, aussi appelés panneaux de toiture isolants, qui se présentent sous deux formes :

  • les panneaux dits « caissons chevronnés » intègrent des chevrons métalliques ou en bois massif porteurs, solidaires d’un panneau de parement de sous-face (qui constitue le plafond), lui-même complété d’un isolant ;
  • les « panneaux sandwich », quant à eux, intègrent l’isolant entre une paroi intérieure et un parement de couverture et garantissent une très bonne étanchéité à l’air et l’absence de ponts thermiques.

En permettant une excellente ventilation, cette technique d’isolation préserve la charpente des variations de température, mais nécessite que la structure du toit soit en mesure de supporter de lourdes charges.

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Les points de vigilance pour une isolation des combles réussie

Quelle que soit la technique choisie, plusieurs points essentiels doivent retenir votre attention, pour une isolation des combles réellement performante.

Ventilation et étanchéité

Une maison habitée génère de la vapeur d’eau, produite par ses habitants ou leurs activités (cuisine, douche, etc.). Cette vapeur d’eau contenue dans l’air est source d’humidité, laquelle doit être évacuée. Par conséquent, l’isolation des combles doit impérativement prendre en compte ces besoins, en intégrant une ventilation mécanique efficace. Notons qu’il est également possible d’améliorer la ventilation de la sous-toiture grâce à des closoirs ventilés ou des tuiles chatières, par exemple.

En savoir plus sur la ventilation du logement

De nombreuses solutions existent pour ventiler efficacement l’intérieur de son logement. Pour de plus amples informations à ce sujet, consultez nos articles consacrés à :

Le phénomène de condensation pourra, en outre, être évité par la pose de pare-vapeurs ou de frein-vapeurs performants.

Enfin, une bonne isolation des combles doit nécessairement faire la chasse à toutes les entrées d’air parasites. Lors de vos travaux, apportez une vigilance particulière aux jonctions : liaisons entre menuiseries et toiture, installations électriques, etc.

À la clé : de bonnes performances thermiques et un excellent confort ressenti.

Les ponts thermiques

Il s’agit de points faibles, de ruptures dans l’isolation qui créent de fortes déperditions thermiques, amoindrissant considérablement la performance globale de l’isolation.

Dans les combles, ils se situent notamment :

  • au niveau des ossatures, des points de fixation et des chevrons ;
  • à la jonction entre le plancher et les rampants.

Pour supprimer la présence de ponts thermiques, la qualité de la pose de l’isolant et du pare-vapeur est déterminante, car elle doit assurer une parfaite continuité de l’isolation et de l’étanchéité.

Les fenêtres et trappes ou portes d’accès

Dans la même logique, il est nécessaire d’apporter une attention toute particulière aux fenêtres, trappes et portes d’accès existantes, qui peuvent constituer des ruptures dans l’isolation.

Par exemple :

  • dans le cas de combles perdus accessibles par trappe, cette dernière devra impérativement être revêtue d’un panneau isolant côté froid, offrant idéalement la même performance thermique que l’isolant choisi pour le plancher de combles ;
  • la présence d’un chien-assis ou d’une lucarne est facteur de risque en matière de ponts thermiques : une isolation des parois latérales et du plafond du chien-assis est indispensable.
schéma chien-assis et lucarne
Chien-assis et lucarne
Source : Ajena

Quel matériau isolant choisir ?

Il existe une grande variété de matériaux isolants destinés à l’isolation des combles.

La résistance thermique, l’indicateur clé du matériau isolant

Avant d’aborder concrètement les différents types d’isolant, rappelons quelques grandeurs physiques essentielles pour évaluer la performance des matériaux, au premier rang desquelles se trouve la notion de résistance thermique.

Qu’est-ce que la résistance thermique ?

La résistance thermique est une valeur indiquant le pouvoir isolant d’un matériau, et plus précisément sa capacité à résister au froid et au chaud. Cet indicateur est noté R et exprimé m².K/W (mètre carré-kelvin par watt). Il varie selon deux facteurs :

Le coefficient de conductivité thermique, appelé « lambda » (λ), est générique et constant : sa valeur est toujours la même pour un matériau donné, quelle que soit l’épaisseur de celui-ci. Il est exprimé en W/m.K (watt par mètre-kelvin). Plus le coefficient lambda est petit, plus le matériau est isolant. Les matériaux d’isolation disponibles sur le marché affichent généralement un lambda compris entre 0,025 et 0,05 W/m.K.

Calculer la résistance thermique d’un matériau

Le coefficient lambda et l’épaisseur du matériau déterminent sa résistance thermique (R), selon le calcul suivant :

R (résistance thermique) = e (épaisseur, exprimée en mètre) / λ (conductivité thermique)

Un exemple : calculons la résistance thermique d’un panneau de laine de bois d’une épaisseur de 10 cm (soit 0,1 mètre), affichant un lambda de 0,04 W/m.K :

R = 0,1 / 0,04 = 2,5

La résistance thermique de ce matériau est donc de 2,5 m².K/W (ce qui, nous le verrons plus tard, est peu performant).

Calculer l’épaisseur d’isolant nécessaire

En connaissant le coefficient thermique d’un matériau, on sera donc en mesure de déterminer l’épaisseur d’isolant nécessaire pour atteindre un objectif de résistance thermique donné, grâce au calcul suivant :

e (épaisseur, exprimée en mètre) = R (résistance thermique) x λ (conductivité thermique)

Un exemple : calculons l’épaisseur d’isolant nécessaire pour obtenir une résistance thermique de 8 m².K/W, en projetant par insufflation de la laine de chanvre en flocons avec un lambda de 0,04 W/m.K :

e = 8 x 0,04 = 0,32

L’épaisseur nécessaire est donc de 0,32 m, soit 32 cm.

Pour permettre aux consommateurs de connaître facilement les caractéristiques thermiques d’un produit isolant en vente sur le marché, la réglementation impose aux fabricants d’indiquer les données importantes (résistance thermique, conductivité thermique et épaisseur) dans une étiquette-type :

étiquette matériau isolant

Les autres indicateurs à prendre en compte

Pour qu’une isolation des combles soit efficace, la résistance thermique du matériau posé n’est pas le seul indicateur physique à prendre en compte :

  • le déphasage : le matériau d’isolation doit également offrir un bon niveau de déphasage (idéalement 10 heures au moins), afin d’éviter les surchauffes lors des fortes chaleurs estivales : en effet, grâce au déphasage, les occupants pourront bénéficier en journée de la fraîcheur accumulée la nuit (lire, à ce propos, notre article consacré à l’inertie thermique) ;
  • la capacité hygroscopique : il s’agit de la faculté du matériau à absorber le surplus de vapeur d’eau lorsque l’air est trop humide et à le restituer lorsque l’air s’assèche ;
  • les performances phoniques : en outre, selon l’usage qui sera fait des combles (aménagés ou non), les qualités du matériau en matière d’isolation phonique sont également à considérer pour faire le bon choix.

Isolation et réglementation thermique

Si la notion de résistance thermique est essentielle, quelle valeur doit-on se fixer pour objectif ? Quel « R » choisir pour une isolation thermique performante ?

Il n’y a pas de réponse exacte à cette question. Néanmoins, deux éléments peuvent vous aider à vous décider : les critères de performance fixés par la réglementation thermique en vigueur et ceux à respecter pour obtenir les aides financières à la rénovation énergétique.

Quelle est la réglementation thermique actuelle en construction et en rénovation ?

Dans le neuf, la consommation énergétique des bâtiments en construction est encadrée par la Réglementation environnementale 2020, ou RE 2020 (également appelée RT 2020). Après quelques reports de dates (janvier 2020, puis janvier 2021), celle-ci remplacera normalement la RT 2012 à l’été 2021.

Concernant les combles aménagés ou perdus, la RE 2020 impose aux constructeurs une résistance thermique minimale de 10 m².K/W (contre 8 m².K/W pour la RT 2012).

En rénovation de bâtiments anciens, selon le guide de la réglementation thermique publié par l’ADEME et l’arrêté du 22 mars 2017 (modifiant l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants), les travaux d’isolation des combles doivent permettre d’atteindre une résistance thermique minimale de :

  • 4 à 4,4 m².K/W pour les rampants de toiture (toiture de pente < 60 °C), selon la localisation géographique du bien concerné ;
  • 4,8 m².K/W pour les planchers de combles perdus.

Un durcissement de la réglementation dans l’ancien dès 2023

L’arrêté du 22 mars 2017 prévoit, dès le 1er janvier 2023, la mise en place de nouveaux seuils minimaux. Ainsi, à compter de cette date, les travaux d’isolation des combles devront permettre d’atteindre une résistance thermique minimale de :

  • 4 à 5,2 m².K/W pour les rampants de toiture (toiture de pente < 60 °C), selon la localisation géographique du bien concerné ;
  • 5,2 m².K/W pour les planchers de combles perdus.

Les critères d’exigibilité pour bénéficier des aides de l’état

Si vous souhaitez isoler vos combles, vous pouvez bénéficier d’aides financières sous certaines conditions (lire la section dédiée aux aides en fin d’article). Parmi ces conditions, le respect de critères de performance thermique minimaux.

  • Pour les rampants de toiture et les plafonds de combles aménageables, la résistance thermique minimale est fixée à 6 m².K/W.
  • Pour les planchers de combles perdus, elle est fixée à 7 m².K/W.

À noter : ces critères d’éligibilité concernent les habitations situées en France Métropolitaine. Pour celles situées en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à Mayotte ou La Réunion, où les conditions climatiques sont très différentes, la résistance thermique minimale est fixée à 1,5 m².K/W seulement.

Récapitulons :

Type d’isolationRésistance thermique minimale
en France métropolitaine en 2021
(en m².K/W)
Construction
(bâtiment neuf)
Rénovation
(bâtiment ancien)
Réglementation thermique en vigueur
(RE2020)
Réglementation thermique en vigueur
(arrêté 22 mars 2017)
Critères d’exigibilité des aides financières
Combles habitables– Rampant de toiture.
– Plafond de combles.
> 10> 4 à > 4,4> 6
Combles perdusPlancher de combles> 4,8> 7

Le conseil de Choisir.com

Si vous rénovez un bâtiment ancien, anticipez les prochaines réglementations et fixez-vous des objectifs de performance thermique ambitieux (R de 8 minimum) : en plus de consommer moins d’énergie, vous donnerez également encore plus de valeur à votre habitation.

En outre, si vous faites réaliser les travaux par un professionnel, ajouter de l’épaisseur pour augmenter la résistance thermique ne vous coûtera pas plus cher en matière de main-d’œuvre : seuls les matériaux seront plus onéreux.

Les différents matériaux isolants

Voyons désormais les différents types d’isolants disponibles sur le marché.

Les familles d’isolants

Les matériaux isolants destinés aux combles peuvent être d’origine :

  • synthétique : polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane ;
  • minérale : laine de verre, laine de roche, vermiculite expansée, mousse minérale, etc. ;
  • végétale : fibre de bois, liège expansé, laine de chanvre, laine de lin, roseau, etc. ;
  • animale : laine de mouton, plume, etc. ;
  • biosourcée (isolants issus du recyclage) : ouate de cellulose, fibre de textile recyclé.

Les critères de choix

Si les différents indicateurs de performance du matériau (conductivité et résistance thermiques, capacité hygroscopique, durée de déphasage) sont importants, d’autres critères sont également à prendre en compte.

L’usage et le conditionnement

Selon que vous isoliez un plancher de combles ou des rampants, le conditionnement du matériau pourra être différent.

Par exemple, les panneaux rigides sont plutôt préconisés pour les planchers de combles. En revanche, pour les rampants de toiture, les panneaux semi-rigides, plus souples, seront mieux adaptés car ils épouseront plus facilement la paroi entre les chevrons. Les rouleaux sont, quant à eux, adaptés à tout type d’isolation des combles par l’intérieur.

Le prix

Bien sûr, le budget peut être un critère déterminant dans le choix de l’isolant. Les prix sont très variables selon les matériaux. Quelques exemples :

  • pour un conditionnement en rouleau de 10 cm d’épaisseur, les prix généralement constatés vont de 3 € à 18 €/m² ;
  • pour un conditionnement en panneau de 10 cm d’épaisseur, les prix généralement constatés vont de 10 € à 37 €/m².

Si votre budget est serré, gardez néanmoins en tête que l’objectif visé est d’économiser de l’énergie sur le long terme : il est donc contre-productif de rogner sur la qualité au détriment de la performance de votre isolation.

Les critères environnementaux

Tout isolant a bien évidemment un impact sur l’environnement.

L’énergie grise est un indicateur intéressant : exprimée généralement en kWh/m³, elle correspond à l’énergie nécessaire à la production, la transformation en produit fini et au transport du matériau.

De manière générale, ce sont les isolants biosourcés et ceux d’origine animale ou végétale qui affichent les énergies grises les plus faibles (à l’exception de la fibre de bois).

Comparatif des principaux matériaux isolants

Retrouvez dans le tableau ci-dessous les caractéristiques des principaux isolants destinés à l’isolation thermique des combles :

Matériau et conditionnementUsageConductivité thermique
(en W/m.K)
Capacité hygroscopiqueTemps de déphasage
(pour 20 cm d’épaisseur)
Énergie grise
(en kWh ep/UFb)
Prix moyen
Combles habitablesCombles perdus
Isolants synthétiques
Polystyrène expanséPanneau0,032 à 0,038Non4 h815 €/m²
(ep. 6 cm)
Polystyrène extrudéPanneau0,029 à 0,035Non6 h18110 €/m²
(ep. 10 cm)
PolyuréthanePanneau0,024 à 0,030Non6 h1155 €/m²
(ep. 7 cm)
Isolants minéraux
Laine de verreRouleau0,032 à 0,042Non4 h743 €/m²
(ep. 10 cm)
Laine de rocheRouleau0,034 à 0,044Non6 h1686 €/m²
(ep. 10 cm)
Vermiculite expanséeVrac 0,046 à 0,080Non6 h4925 €
(100 L)
Mousse minéralePanneau0,045Non7 h3429 €/m²
(ep. 8 cm)
Isolants végétaux
BoisRouleau0,038Faible7 h5811 à 13 €/m²
(ep. 10 cm)
Panneau0,045Faible15 h12226 à 37 €/m²
(ep. 10 cm)
Liège expanséPanneau0,036 à 0,042Faible13 h4125 €/m²
(ep. 10 cm)
Vrac 0,034 à 0,042Faible9 h41122 €/m3
ChanvreRouleau0,038 à 0,042Moyenne7 h5211 €/m²
(ep. 10 cm)
Panneau0,038 à 0,042Moyenne7 h6911 à 14 €/m²
(ep. 10 cm)
Vrac0,048Moyenne8,5 h1613 €
(20 kg)
Laine de linRouleau0,037Moyenne6 h3813 €/m²
(ep. 10 cm)
Panneau0,037 à 0,047Moyenne6 h4713 €/m²
(ep. 10 cm)
RoseauPanneau 0,055 à 0,090Non8 h1718 à 20 €/m²
(ep. 10 cm)
Isolants d’origine animale
Laine de moutonRouleau0,035 à 0,042Forte5 h2010 €/m²
(ep. 10 cm)
Panneau0,035 à 0,040Forte5 h2018 €/m²
(ep. 10 cm)
PlumePanneau0,050Forte5 h619 €/m²
(ep. 10 cm)
Isolants biosourcés
Ouate de cellulosePanneau0,039Moyenne12 h7116 à 20 €/m²
(ep. 10 cm)
Vrac0,037 à 0,044Moyenne10 h227 €
(100 L)
Textile recycléPanneau0,039Moyenne5 h5311 €/m²
(ep. 10 cm)
Source : Parc Éco Habitat

Quelques rappels pour bien comprendre ces données :

  • plus la conductivité thermique est faible, plus le matériau a un fort pouvoir isolant : par conséquent, moins l’épaisseur nécessaire sera importante, pour une résistance thermique donnée ;
  • un matériau ayant une bonne capacité hygroscopique parviendra mieux à absorber le surplus de vapeur d’eau en cas d’air trop humide ;
  • plus le temps de déphasage est important, plus le matériau sera efficace en cas de fortes chaleurs ;
  • une énergie grise peu élevée signifie que la production, la transformation et le transport du matériau consomment peu d’énergie.

Les certifications, gages de fiabilité

Plusieurs certifications européennes permettent de s’assurer de la conformité des produits avec les caractéristiques affichées :

  • le marquage CE, obligatoire depuis 2003 à l’échelle européenne, atteste que le matériau répond aux exigences de la directive européenne des produits de construction ;
  • la certification ACERMI vient en complément du marquage CE : lorsqu’elle est présente sur l’étiquette du produit, elle atteste que toutes les caractéristiques déclarées par le fabricant (notamment la résistance thermique et la conductivité thermique) ont été certifiées par l’organisme indépendant ;
  • la certification Keymark est une initiative du Comité européen de normalisation (CEN). Non obligatoire, elle est attribuée à la demande du fabricant et atteste que son produit répond aux exigences de la norme européenne.

Ces trois certifications sont visibles sur l’étiquette du produit isolant certifié.

certifications étiquette matériau isolant

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Isoler ses combles aménageables ou perdus : quel budget prévoir ?

Si l’isolation des combles est, le plus souvent, l’opération la plus efficace pour voir significativement baisser sa facture de chauffage, elle représente un investissement souvent conséquent, quoique très variable selon la technique d’isolation choisie. De manière générale, l’isolation par l’extérieur reste la solution la plus complexe, et donc la plus coûteuse.

Cas n° 1 : réaliser soi-même l’isolation des combles

Si vous souhaitez réaliser vous-même les travaux d’isolation, prévoyez dans votre enveloppe :

  • le coût des matériaux : isolant, pare-vapeur, petit matériel (selon les cas, vis à rondelles, tasseaux de bois, rubans adhésifs, etc.) ;
  • le coût des équipements de protection, si vous n’en disposez pas déjà : lunettes, masque, gants, charlotte, combinaison ;
  • le coût des outils et machines (à l’achat ou à la location) : râteau, cardeuse à souffler ou insuffler, etc.

Au total, selon les choix effectués, comptez un budget compris entre 15 € et 50 € par mètre carré isolé.

Isoler soi-même ses combles : un choix pas toujours gagnant

L’isolation des combles est une opération délicate. Pour le non-professionnel, assurer une parfaite continuité dans la pose de l’isolant et garantir une bonne étanchéité et l’absence totale de ponts thermiques relève du défi. Or, si l’isolation est défaillante, les résultats attendus en matière de gains énergétiques ne seront pas au rendez-vous.

Pour une isolation des combles fiable et performante, le recours à un artisan professionnel est le choix le plus sûr : il saura réaliser les travaux « dans les règles de l’art ». D’autant que, en cas d’aide financière à la rénovation énergétique, la facture finale ne sera pas plus élevée, voire inférieure.

Cas n° 2 : faire réaliser l’isolation des combles par un professionnel

Ici encore, le devis sera très variable, selon la technique préconisée, les matériaux choisis, le besoin ou non de déposer l’ancien isolant… et le professionnel réalisant l’opération ! Il est donc très difficile d’indiquer un budget moyen pour de tels travaux.

Comment trouver un artisan de confiance ?

Notre conseil : sollicitez 3 à 5 artisans différents avant de faire votre choix. Il y a de fortes probabilités que les isolants et méthodes préconisés diffèrent d’un artisan à l’autre.

Prenez le temps de les interroger sur les raisons de telle ou telle recommandation. Comparez les prix en fonction des résistances thermiques garanties, mais également d’autres critères qui vous tiennent à cœur. Par exemple, la solution préconisée implique-t-elle que les combles habitables ne soient plus disponibles pendant une longue durée ? Va-t-elle induire une baisse importante de la surface habitable ? etc.

Choisir un professionnel RGE

Que vous sollicitiez une aide financière ou non, optez pour un artisan Reconnu garant de l’environnement (RGE).

Créé en 2011, le label RGE valorise l’expertise, le savoir-faire et l’engagement dans une démarche de qualité environnementale de professionnels du bâtiment. Elle est attribuée par un organisme indépendant, à la demande du professionnel (sous réserve, bien sûr, qu’il réponde aux exigences requises).

L’ADEME, à travers sa plateforme numérique FAIRE dédiée à la rénovation énergétique, met à disposition des particuliers un annuaire complet des professionnels labellisés RGE. Pour votre projet d’isolation des combles, la première action à accomplir est donc de lister les artisans RGE près de chez vous (c’est d’ailleurs impératif si vous prévoyez de demander une aide pour financer vos travaux, le recours à un professionnel certifié RGE étant obligatoire, quelle que soit l’aide sollicitée).

Des conseillers FAIRE à votre écoute pour votre projet d’isolation

Vous disposez de plusieurs devis d’artisan pour votre projet d’isolation de combles et avez besoin de conseils avant de faire votre choix ? N’hésitez pas à solliciter l’accompagnement d’un conseiller FAIRE à proximité de chez vous : des espaces conseil FAIRE sont ouverts partout en France.

Les éléments indispensables du devis

En plus des mentions administratives obligatoires, vérifiez que votre devis comporte bien les éléments suivants :

  • superficie à isoler (en m²) ;
  • matériau isolant : nature (laine de roche, polyuréthane, etc.), conditionnement (panneau, rouleau, vrac), marque et référence commerciale précise, épaisseur, résistance thermique et densité (uniquement dans le cas de pose par insufflation) ;
  • pare-vapeur ou frein-vapeur : marque et référence commerciale précise, coefficient Sd (coefficient de diffusion de la vapeur d’eau) ;
  • technique de pose de l’isolant : en couches croisées ou non, nombre de couches, entre chevrons, etc. ;
  • travaux annexes : dépose et enlèvement de l’ancien isolant, dépose et repose de la couverture et des gouttières (dans le cas d’une isolation par l’extérieur), passerelle d’accès ou échafaudages, travaux de finition, etc.

Isoler ses combles : de nombreuses aides financières pour alléger la facture

La loi relative à la transition énergétique votée en 2015 fixe des objectifs ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Parmi ceux-ci, la réduction à hauteur de 50 % de la consommation d’énergie finale des Français, à l’horizon 2050.

Afin d’inciter les particuliers à rénover leurs logements énergivores (qui présentent parfois de telles déperditions thermiques qu’on les appelle « passoires thermiques »), un certain nombre de dispositifs de soutien financier ont été mis en place.

Voyons désormais en quoi ils consistent, concernant spécifiquement l’isolation des combles perdus ou habitables.

Le dispositif MaPrimeRénov’

Née de la fusion du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et de l’aide « Habiter Mieux » de l’Anah, MaPrimeRénov’ est un dispositif complet d’aide à la rénovation énergétique, destiné à tous les propriétaires d’un logement de plus de 2 ans, qu’ils soient bailleurs ou occupants.

Il prévoit notamment le financement de travaux de rénovation de combles aménagés ou aménageables, et plus précisément l’isolation des rampants de toiture et plafonds de combles.

Le montant de l’aide est variable selon les ressources du ménage : il est de 7 €/m² pour les foyers à revenus élevés et s’élève jusqu’à 25 €/m² pour les foyers les plus modestes. Les travaux sont éligibles à condition d’être réalisés par un professionnel RGE et de ne pas dépasser un plafond de dépense de 75 €/m².

Attention : les travaux d’isolation de combles perdus (planchers) ne sont pas éligibles à cette prime.

Pour connaître toutes les modalités de ce dispositif, consultez notre article complet consacré à MaPrimeRénov’.

L’offre « Coup de pouce isolation » des fournisseurs d’énergie

Les dispositifs « Coup de pouce économies d’énergie » ont été créés en avril 2017, dans le cadre des Certificats d’économies d’énergie (CEE). L’objectif est de réduire la consommation énergétique des foyers français, en travaillant sur deux axes :

Il s’agit d’aides financières privées, financées par des entreprises signataires de la charte Coup de pouce et « obligés » contraints par l’État à participer au financement de la rénovation énergétique (fournisseurs d’énergie, notamment).

Les travaux d’isolation de combles aménageables ou perdus peuvent être en partie financés par le programme « Coup de pouce isolation ». Les critères d’éligibilité sont détaillés dans la fiche « opération standardisée d’économies d’énergie » BAR-EN-101, disponible sur le site du ministère de la Transition écologique.

Tous les ménages sont susceptibles de bénéficier de cette prime énergie, qui s’élève à 10 € ou 20 €/m² selon les ressources du foyer.

À noter : certaines entreprises proposant l’offre « Coup de pouce isolation » proposent d’abonder le montant des primes versées. Comparez les offres disponibles avant de faire votre choix.

Par ailleurs, la prime énergie est cumulable avec MaPrimeRénov’ (avec un écrêtement) ainsi que l’éco-prêt à taux zéro.

Pour connaître toutes les modalités de ce dispositif, consultez notre article complet consacré à l’offre « Coup de pouce isolation ».

Le programme « Habiter Mieux » de l’Anah

Les conditions d’octroi de l’aide « Habiter Mieux » proposée par l’Anah, l’agence nationale de l’habitat, sont plus restrictives.

Le dispositif concerne les propriétaires-occupants à revenus modestes ainsi que les propriétaires-bailleurs qui s’engagent, après travaux, à louer leur bien immobilier à un loyer modéré auprès de locataires dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. Par ailleurs, le logement rénové doit avoir plus de 15 ans et ne pas avoir fait l’objet de travaux financés par un éco-prêt à taux zéro au cours des cinq dernières années.

L’aide « Habiter Mieux Sérénité » permet de financer partiellement un ensemble de travaux de rénovation énergétique, incluant l’isolation des combles perdus ou habitables, sous réserve que ceux-ci permettent un gain énergétique de 35 % minimum.

Les montants sont les suivants :

  • propriétaires-occupants :
    • les ménages aux ressources très modestes bénéficient d’une aide équivalente à 50 % du coût total des travaux HT (dans la limite de 15 000 €) + d’une prime Habiter Mieux égale à 10 % du coût total des travaux HT (dans la limite de 3 000 €) ;
    • les ménages aux ressources modestes bénéficient d’une aide équivalente à 35 % du coût total des travaux HT (dans la limite de 10 500 €) + d’une prime Habiter Mieux égale à 10 % du coût total des travaux HT (dans la limite de 2 000 €).
  • propriétaires-bailleurs : l’aide s’élève à 25 % du coût total des travaux HT (dans la limite de 187,50 €/m² et de 15 000 € par logement) + d’une prime Habiter Mieux de 1 500 €.

L’aide « Habiter Mieux Sérénité » de l’Anah n’est pas cumulable avec MaPrimeRénov’.

L’éco-prêt à taux zéro

L’éco-prêt à taux zéro, ou éco-PTZ, est un prêt à taux d’intérêt nul pour financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique dans un logement de plus de deux ans, occupé à titre de résidence principale. Il est accessible à tous les propriétaires (occupants ou bailleurs), sans conditions de ressources.

Parmi les 7 catégories de travaux éligibles à ce prêt : l’isolation thermique des planchers de combles perdus, rampants de toiture et plafond de combles. Le montant maximal du prêt s’élève à 15 000 €, lorsque l’isolation des combles est la seule opération réalisée (d’autres montants s’appliquent dans le cas de bouquet de travaux).

L’éco-PTZ est cumulable avec MaPrimeRénov’, l’offre « Coup de pouce isolation » et le programme « Habiter Mieux Sérénité » de l’Anah.

Pour connaître toutes les modalités de ce dispositif, consultez notre article complet consacré à l’éco-prêt à taux zéro.

Les aides des collectivités locales

Enfin, certaines collectivités locales (régions, départements, communautés de communes) s’engagent, elles aussi, dans la transition énergétique en accordant une aide complémentaire aux dispositifs nationaux. Contactez un conseiller local du réseau FAIRE ou rendez-vous sur le simulateur d’aides en ligne pour connaître les offres existantes.

Récapitulatif des aides financières disponibles

Retrouvez, dans le tableau ci-dessous, la synthèse des aides financières pour l’isolation de combles aménageables ou perdus :

DispositifTypeMontants accordésCumul possibleRemarques
MaPrimeRénov’Subvention7 € à 25 €/m² (selon ressources)– Coup de pouce isolation (avec écrêtement).
– Aides des collectivités locales (avec écrêtement).
– Isolation des combles perdus non éligible.
– Accessible à tous les ménages.
Coup de pouce isolationSubvention10 € à 20 €/m² (selon ressources) + bonification éventuelle– MaPrimeRénov’ (avec écrêtement).
– Éco-prêt à taux zéro.
– Aides des collectivités locales.
Accessible à tous les ménages
Habiter Mieux SérénitéSubvention35 % à 50 % du coût des travaux pour les propriétaires-occupants (+ prime Habiter Mieux).

25 % pour les propriétaires-bailleurs (+ prime Habiter Mieux).
– Éco-prêt à taux zéro.
– Aides des collectivités locales.
Travaux de rénovation permettant un gain énergétique d’au moins 35 %
Éco-prêt à taux zéroPrêt15 000 € maximum– MaPrimeRénov’.
– Coup de pouce isolation.
– Habiter Mieux Sérénité.
Accessible à tous les ménages
Aides des collectivités localesSubventionsSelon dispositif local– MaPrimeRénov’ (avec écrêtement).
– Coup de pouce isolation.
– Habiter Mieux Sérénité.
– Éco-prêt à taux zéro.
Financement des travaux d’isolation de combles

Pour rappel, tous ces dispositifs imposent le recours à un professionnel certifié RGE et le respect de performances thermiques minimales.

Réduire davantage sa facture énergétique en changeant de fournisseur d’énergie

Diminuer ses consommations de chauffage en isolant son habitation est primordial. Encore faut-il s’assurer de ne pas payer son énergie trop chère !

Aujourd’hui, le consommateur a toutes les clés en main pour faire en sorte de payer son électricité ou son gaz au prix le plus juste. Depuis l’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence en 2007, entraînant de facto la fin du monopole des opérateurs historiques EDF et Engie (ex-GDF), de nombreux fournisseurs alternatifs ont développé leurs propres offres, à des prix parfois extrêmement compétitifs, y compris pour l’énergie verte.

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