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Prix de l’électricité : notre dossier complet

Le prix de l’électricité est une préoccupation grandissante pour la plupart des ménages. Cette terminologie recouvre en réalité bien des composantes : elle peut désigner aussi bien le prix de l’énergie sur les marchés de gros que le tarif réglementé de vente de l’électricité ou encore le prix du kilowattheure affiché sur notre facture. Pour les consommateurs résidentiels, le tarif de l’électricité dépend de nombreux facteurs : offre souscrite, type d’énergie (verte ou standard), option tarifaire, etc. Choisir.com fait le point pour vous aider à y voir plus clair.

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Prix de l’électricité : comprendre les marchés de gros et de détail

Pour bien appréhender la notion de prix de l’électricité, il est indispensable de comprendre comment fonctionne le marché de l’électricité en France et, plus largement, en Europe.

Le marché de gros de l’électricité

Avant d’être proposée sur le marché de détail aux clients finaux (particuliers, collectivités et entreprises), l’électricité est d’abord négociée sur le marché de gros.

Ce marché assure l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité à l’échelle européenne : il s’adresse à la fois aux producteurs d’électricité (centrales électriques) qui vendent leur production et aux fournisseurs d’électricité qui l’achètent à des fins de commercialisation auprès des clients finaux (précisons toutefois que lorsque le fournisseur est également producteur, l’énergie produite est directement livrée aux consommateurs sans être négociée sur le marché de gros).

L’énergie peut être négociée pour une livraison quasi-immédiate ou pour une livraison à beaucoup plus long terme. On parle de « marché spot » et de « marché à terme » :

  • sur l’Epex Spot (la bourse européenne de l’électricité créée en 2008), les produits sont achetés au comptant pour être livrés le jour même ou, au plus tard, le lendemain. Ce marché est fortement impacté par la quantité d’énergie disponible à un instant T (qui varie selon des facteurs météorologiques et techniques) et donc extrêmement volatil ;
  • sur le marché à terme, les produits sont négociés dans le cadre d’un contrat entre acheteurs et producteurs. La date de fourniture est fixée à plus long terme, dans les jours, semaines, mois, voire années à venir.

Sur le marché spot comme sur le marché à terme, le cours de l’électricité est exprimé en mégawattheures (MWh).

Le marché de détail de l’électricité

Une fois le fournisseur approvisionné en énergie, il peut la commercialiser auprès des particuliers et professionnels : c’est que l’on appelle le marché de détail.

Le marché de détail désigne donc la fourniture d’électricité en France et regroupe l’ensemble des opérateurs œuvrant sur notre territoire : le fournisseur historique EDF, les fournisseurs alternatifs ainsi que les entreprises locales de distribution (ELD).

Lorsqu’on évoque le prix de l’électricité dans le cadre du marché de détail, on fait généralement référence au prix du kilowattheure (kWh) facturé par le fournisseur selon le contrat d’électricité souscrit (nous verrons dans cet article que le prix payé par le consommateur ne se limite pas à cela).

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Quel est le prix de l’électricité en France et en Europe ?

Le prix de gros de l’électricité en France a longtemps été considéré comme bas au regard de celui observé dans les autres pays européens, notamment car notre pays est un grand producteur d’électricité d’origine nucléaire (le deuxième au monde derrière les États-Unis). En effet, en 2021, l’électricité nucléaire représentait encore 69 % des 523 TWh produits au sein du parc de production français.

Toutefois, au premier semestre 2022, cette tendance s’est inversée en raison d’une baisse de la disponibilité de notre parc nucléaire. Cet état de fait spécifique à la France est venu s’ajouter à une situation déjà critique en matière d’approvisionnement à l’échelle européenne. Ainsi, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans son rapport de surveillance publié en juin 2022, « alors qu’ils étaient traditionnellement parmi les plus compétitifs, les prix de gros de l’électricité en France sont aujourd’hui les plus élevés d’Europe. »

La Commission de régulation de l’énergie, acteur majeur dans la surveillance du marché de l’électricité en France

Créée le 24 mars 2000, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pour rôle principal de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France, au bénéfice des consommateurs finals et en cohérence avec les objectifs de la politique énergétique du gouvernement. Autorité administrative indépendante, elle est chargée depuis 2006 de la surveillance des marchés de gros de l’énergie et publie à ce titre de nombreux rapports détaillés. Depuis 2016, elle a également pour mission de proposer aux pouvoirs publics le montant des tarifs réglementés de vente d’électricité (TRV).

À noter : à l’échelle européenne, c’est l’ACER (Agence européenne de coopération des régulateurs de l’énergie) qui joue ce rôle de contrôle et de surveillance des marchés.

Sur le marché de gros français, le prix de l’électricité s’est envolé en 2021 :

Prix par mégawattheure 2021Évolution par rapport à 2020
Moyenne des prix « spot »
(prix Day-Ahead)
109,20 €+239 %
Moyenne des prix à terme annuels94,70 €+111 %
Le prix de l’électricité sur le marché de gros en France

Source : Commission de régulation de l’énergie, « Le fonctionnement des marchés de gros de l’électricité et du gaz naturel – Rapport 2021 »

Toutefois, grâce à la mise en place du bouclier tarifaire à l’automne 2021 afin de préserver le budget des ménages, la crise de l’énergie ne s’est pas pleinement répercutée sur le marché de détail et les Français ont globalement payé leur électricité un peu moins cher que leurs voisins européens, comme en témoigne le tableau ci-dessous, qui répertorie les données Eurostat 2021 concernant le prix national moyen constaté (en € TTC par kilowattheure) pour les clients particuliers.

À noter : conformément à la réglementation européenne, l’organisme Eurostat publie chaque année les statistiques concernant le prix de l’électricité en Europe.

Zone géographiquePrix du kilowattheure TTC
France0,1946 €
Union européenne (27 pays)0,2203 €
Allemagne0,3193 €
Autriche0,2216 €
Belgique0,2702 €
Bulgarie0,1024 €
Croatie0,1291 €
Danemark0,2900 €
Espagne0,2323 €
Finlande0,1767 €
Grèce0,1680 €
Hongrie0,1003 €
Irlande0,2555 €
Islande0,1355 €
Italie0,2259 €
Norvège0,1826 €
Pays-Bas0,1281 €
Pologne0,1548 €
Roumanie0,1536 €
Royaume-UniDonnées non disponibles
Serbie0,0791 €
Slovaquie0,1668 €
SuisseDonnées non disponibles
Suède0,2114 €
Tchéquie0,1802 €
Turquie0,0834 €
Ukraine0,0485 €
Le prix national moyen de l’électricité pour les consommateurs résidentiels en Europe
Données au 1er semestre 2021 pour les ménages de taille moyenne
(consommation annuelle de 2 500 à 5 000 kWh)

Source : Eurostat

À la lecture de ce tableau, on constate de grandes disparités sur le prix du kilowattheure d’un pays à l’autre. Au Pays-Bas et dans les pays de l’Europe de l’Est, l’électricité est moins chère. En revanche, en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Italie et Irlande, les consommateurs ont payé leur kilowattheure d’électricité plus de 0,22 € TTC en moyenne.

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Quelles sont les composantes de la facture d’électricité ?

Quelle que soit l’offre souscrite, une facture d’électricité est toujours composée de trois éléments :

  • l’abonnement ;
  • la consommation d’électricité ;
  • les taxes.

L’abonnement d’électricité

Il s’agit d’un tarif forfaitaire (fixe et identique chaque mois) déterminé par le fournisseur. Au sein d’une même offre, le montant de l’abonnement d’électricité diffère selon :

  • la puissance de compteur souscrite ;
  • le type d’abonnement : abonnement monophasé (le plus courant) ou abonnement triphasé (plutôt réservé aux gros consommateurs) ;
  • l’option tarifaire choisie (base, heures pleines heures creuses, etc.).

La consommation d’électricité

Sauf exception (logement vacant ou peu occupé), la consommation représente la part la plus importante de la facture d’électricité.

Son montant est variable et correspond au volume d’électricité consommé (exprimé en kilowattheures) multiplié par le prix du kilowattheure (kWh).

Le prix du kilowattheure d’électricité est fixé par le fournisseur d’énergie. Il doit permettre de couvrir les différents postes de dépenses qui incombent à ce dernier :

  • les coûts de fourniture, composés :
    • des coûts d’approvisionnement (achat de l’électricité) ;
    • des coûts commerciaux (frais généraux, communication, salaires, etc.) ;
    • de la marge du fournisseur ;
  • les coûts d’acheminement sur le réseau électrique, également appelés Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Les barèmes du TURPE sont révisés tous les 4 ans. Depuis le 1er août 2021, le TURPE 6 a remplacé (à la hausse) le TURPE 5 en vigueur depuis 2017.

Les taxes d’électricité

À l’abonnement et à la consommation d’électricité, s’ajoutent enfin différentes taxes et contributions déterminées par les pouvoirs publics :

  • la Contribution au service public d’électricité (CSPE) s’applique sur le prix du kilowattheure. Elle est collectée par le fournisseur d’électricité puis reversée au budget de l’État et participe au financement de la transition énergétique et à l’installation de nouveaux moyens de production d’énergies renouvelables (EnR). La CSPE a intégré depuis le 1er janvier 2016 la Taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE) qui était jusqu’alors l’une des composantes de la TCFE ;
  • la Taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) est une taxe communale déterminée par les conseils municipaux et servant à alimenter le budget de la commune. Comme la CSPE, elle s’applique sur le prix du kilowattheure. Il faut noter que jusqu’au 31 décembre 2021, deux taxes locales sur la consommation finale d’électricité (TLCFE) cohabitaient :
  • la Contribution tarifaire d’acheminement (CTA) s’applique sur la part fixe de l’abonnement d’électricité. Son montant est donc le même quel que soit le nombre de kWh consommés. Elle a pour rôle de contribuer au financement du régime spécial de retraite des anciens salariés du secteur de l’énergie ;
  • enfin, la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) s’applique à la fois sur le montant des consommations (CSPE et TCFE comprises) et sur la part fixe de l’abonnement (CTA comprise). Elle est collectée par le fournisseur d’énergie puis directement reversée au budget de l’État pour participer au financement de tous les aspects de la dépense publique. Son taux est de :
    • 20 % sur la partie variable (consommations) ;
    • 5,5 % sur la partie fixe (abonnement).

Au total, les différentes taxes et contributions représentent 34 % du prix de l’électricité.

À noter : ces données sont celles fournies par la CRE à fin décembre 2021. La CSPE ayant été abaissée temporairement à 1 €/MWh depuis le 1er février 2022 pour contribuer au financement du bouclier tarifaire (elle était de 25,8291 €/MWh précédemment), des données plus récentes ne seraient pas représentatives du réel poids des taxes dans la facture d’électricité des Français.

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Les tarifs réglementés de vente et les offres à prix de marché

Le prix de l’électricité pour les sites résidentiels est fixé :

  • par les pouvoirs publics pour les tarifs réglementés de vente (TRV) de l’électricité ;
  • par les fournisseurs eux-mêmes pour les offres d’électricité dites « à prix de marché ».

Quelle différence entre tarifs réglementés et offres de marché ? Voyons cela plus en détail.

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité

Au préalable, rappelons que le marché de l’électricité s’est ouvert à la concurrence en 2007, sous l’impulsion de la Commission européenne. Depuis cette date, l’opérateur historique EDF a perdu son monopole dans la fourniture d’électricité en France et de nouveaux acteurs dits « alternatifs » sont arrivés sur le marché.

Toutefois, les pouvoirs publics ont souhaité conserver un rôle dans la régulation des prix de l’énergie, en maintenant des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE). Seuls EDF et les entreprises locales de distribution (ou ELD, présentes sur 5 % du territoire) sont habilités à commercialiser un contrat TRV, dont les prix sont fixés et révisés chaque mois par l’État, après avis de la Commission de régulation de l’énergie.

Lors de la libéralisation du marché, il existait différents types de tarifs réglementés de vente :

  • le Tarif Vert était destiné aux entreprises grandes consommatrices d’électricité (puissance de compteur d’au moins 250 kVA) et raccordées en haute tension (supérieure à 1 000 volts). Celui-ci a été supprimé le 1er janvier 2016, conformément à la réglementation européenne ;
  • le Tarif Jaune était destiné aux entreprises ayant une consommation moyenne (puissance de compteur comprise entre 42 et 240 kVA) et raccordées en basse tension (220 ou 380 volts). À l’instar du Tarif Vert, il a été définitivement supprimé le 1er janvier 2016 ;
  • enfin, le Tarif Bleu était initialement destiné aux particuliers, aux copropriétés ainsi qu’à certains professionnels (artisans, TPE, professions libérales) dont la puissance de compteur est inférieure ou égale à 36 kVA. Cette offre existe toujours et reste disponible à la souscription. Toutefois, depuis le 1er janvier 2021, seules les entreprises employant moins de 10 personnes et présentant un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros peuvent bénéficier de ce type de contrat.

À ce jour, selon la CRE, 21,7 millions de sites résidentiels sont abonnés au Tarif Bleu, soit 64,5 % des foyers.

Le Tarif Bleu : un rôle essentiel dans la mise en place du bouclier tarifaire

En maintenant des tarifs réglementés de vente de l’électricité lors de l’ouverture à la concurrence, l’État souhaitait pouvoir intervenir dans la régulation du marché en cas de flambée des prix de l’énergie. La crise inédite débutée à l’été 2021 a démontré que les TRV ont parfaitement joué leur rôle, puisque le gouvernement s’est appuyé sur les tarifs réglementés pour mettre en place le bouclier tarifaire permettant de limiter l’impact de la crise énergétique sur le budget des ménages.

Pour l’association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV (Consommation logement cadre de vie), « la mise en place du bouclier tarifaire a induit une protection du consommateur supérieure à ce que l’on peut observer dans d’autres pays européens. Et notamment, du fait de la présence des tarifs réglementés de vente, cette protection a concerné une grande majorité des consommateurs français. »

Contrairement aux idées reçues, il n’est pour le moment pas question d’une éventuelle disparition des tarifs réglementés de vente de l’électricité pour les particuliers. Si l’ANODE (association regroupant les principaux fournisseurs d’énergie alternatifs) en a fait son cheval de bataille, considérant les TRV comme une entrave au jeu de libre concurrence, le Conseil d’État a considéré dans sa décision du 18 mai 2018 que le maintien de tarifs régulés était justifié, l’électricité étant un produit de première nécessité.

La suppression des TRV concerne uniquement les tarifs régulés du gaz : celle-ci est programmée au 1er juillet 2023.

Les offres d’électricité à prix de marché

Depuis 2007, les consommateurs ont le choix entre le tarif réglementé et de nombreuses offres à prix de marché.

Les offres à prix de marché sont commercialisées par les fournisseurs alternatifs, mais également par les fournisseurs historiques (EDF et ELD). Il s’agit d’offres d’électricité dont les prix sont librement fixés par les opérateurs eux-mêmes.

Avec la crise de l’énergie, le marché de l’électricité à destination des particuliers est en pleine mutation. Certains fournisseurs ont entièrement repensé leurs offres pour faire face à l’explosion des prix sur les marchés de gros. D’autres ont déposé le bilan. À ce jour, le Médiateur national de l’énergie recense une trentaine de fournisseurs d’électricité différents (hors ELD), commercialisant chacun une ou plusieurs offres d’électricité.

Les différents types de tarification

Électricité à prix indexé, électricité à prix fixe ou encore électricité à prix dynamique… Il existe plusieurs types de tarification distincts pour les offres à prix de marché :

  • les offres indexées sur le tarif réglementé de vente de l’électricité : ces offres suivent les évolutions du TRV et proposent généralement un prix du kilowattheure inférieur ou égal à celui-ci ;
  • les offres à prix bloqué proposent un tarif du kilowattheure fixe pendant toute la durée du contrat (1, 2, 3 ou 4 ans). Elles présentent l’avantage de protéger le consommateur jusqu’à échéance du contrat contre les futures hausses des prix de l’électricité. Les clients ayant souscrit une telle offre avant l’envolée des prix sur les marchés de gros n’ont donc pas été impactés par la crise. En revanche, ce type d’offre n’est actuellement pas avantageux dans le cas d’une nouvelle souscription ;
  • les offres indexées sur les marchés de gros : elles ont fait leur apparition avec la crise de l’énergie, nombre de fournisseurs ne parvenant plus à s’aligner sur le tarif réglementé de vente. Le prix du kilowattheure est révisé chaque mois en fonction de l’évolution du prix moyen constaté sur les marchés de gros (généralement le cours de l’Epex Spot). À l’heure actuelle, les offres indexées sur les marchés de gros sont peu avantageuses pour les consommateurs ;
  • les offres « hybrides » sont indexées à la fois sur le TRV et sur les marchés de gros. C’est le cas, par exemple, de l’offre « Flexy » de Mega Énergie (indexée à 50 % sur le TRV et à 50 % sur la cotation de référence Future Month EEX) ;
  • les offres à tarification dynamique (ou offres dynamiques) sont apparues en France en 2019 et disponibles uniquement pour les clients équipés d’un compteur communicant Linky. Le principe : le prix du kilowattheure évolue toutes les heures en fonction des prix sur les marchés de gros. L’article L332-7 du Code de l’Énergie prévoit que « tout fournisseur d’électricité assurant l’approvisionnement de plus de 200 000 sites est tenu de proposer […] une offre de fourniture d’électricité à tarification dynamique reflétant les variations de prix à des intervalles équivalant au moins à la fréquence du règlement du marché. » Pourtant, à l’heure où nous rédigeons cet article (juillet 2022), plus aucun opérateur ne commercialise d’offre à tarification dynamique (le fournisseur Barry ayant quitté le marché français et E.Leclerc énergies ayant finalement renoncé à lancer son offre en 2021).

Électricité standard et électricité verte

Les offres d’électricité verte, c’est-à-dire d’électricité d’origine renouvelable (hydraulique, solaire, éolienne ou de biomasse) sont de plus en plus nombreuses sur le marché. Les fournisseurs ont bien compris l’intérêt croissant des consommateurs pour une énergie plus respectueuse de l’environnement et ils sont désormais peu à proposer uniquement de l’électricité standard (d’origine fossile ou nucléaire).

Le prix de l’énergie est-il toujours plus élevé dans le cadre d’un contrat d’électricité verte ? Pas tout à fait :

  • lorsqu’un fournisseur commercialise à la fois de l’énergie verte et de l’énergie standard, le prix du kilowattheure est logiquement plus élevé dans l’offre d’énergie verte. C’est le cas, par exemple, de TotalEnergies avec ses offres « Verte Fixe » et « Essentielle » ;
  • en revanche, certaines offres d’électricité verte sont particulièrement avantageuses, et il est tout à fait possible de payer le kilowattheure à un prix tout à fait compétitif. Le fournisseur d’électricité verte Plüm Énergie, par exemple, propose actuellement un tarif équivalent à celui du tarif réglementé de vente.

Options tarifaires et formules adaptées aux usages : les variables qui influent sur le prix de l’électricité

Les particuliers qui n’ont pas une consommation de l’électricité régulière et lissée tout au long de la journée ou de la semaine peuvent opter pour un contrat d’électricité adapté à leurs usages en choisissant, par exemple, un abonnement en heures creuses ou encore une offre « week-end ». Ainsi, il est possible de payer son électricité moins cher aux heures où le besoin en énergie est le plus important. Et les possibilités sont nombreuses ! Voyons cela plus en détails.

Les options tarifaires

Toutes les offres d’électricité « classiques » (et notamment l’offre « Tarif Bleu » d’EDF) sont proposées avec les options tarifaires suivantes :

  • l’option « base » (également appelé « tarif base ») garantit au consommateur un prix du kWh unique à tout moment de la journée et de la semaine ;
  • l’option « heures pleines heures creuses » (HP/HC) propose une tarification double. Son principe est simple : pendant les heures pleines (16 heures par jour), le prix du kilowattheure est plus élevé qu’en option « base ». En revanche, pendant les heures creuses (8 heures par jour), il est nettement plus avantageux.

L’option tarifaire « heures pleines heures creuses » est-elle forcément le bon choix ?

On estime que les heures creuses seraient rentables pour seulement la moitié des ménages ayant opté pour cette option tarifaire. En effet, pour que celle-ci soit réellement avantageuse, il est impératif que les clients puissent déporter un maximum de leurs consommations pendant les 8 heures où le prix du kilowattheure est faible (idéalement 50 %). Or, les habitudes et contraintes personnelles ne le permettent pas toujours. Rappelons également que les plages horaires HP/HC ne sont pas choisies par le consommateur, ni même par le fournisseur, mais par le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité (Enedis, dans 95 % des cas). La rentabilité des heures creuses est donc à évaluer au cas par cas.

Avec le contrat aux tarifs réglementés de vente (Tarif Bleu), EDF propose également deux options tarifaires supplémentaires :

  • l’option Tempo a vocation à inciter les consommateurs à réduire drastiquement leur consommation d’électricité pendant les grands pics de consommation nationaux, afin de permettre la régulation du réseau électrique. Elle propose 6 tarifs du kilowattheure distincts, lesquels sont fonction de l’heure de la journée (principe heures pleines/heures creuses), mais aussi du jour de l’année. Ainsi :
    • pendant les « jours bleus » (300 jours par an), le kilowattheure est facturé à bas prix ;
    • pendant les « jours blancs » (43 jours par an), il est un peu plus cher ;
    • pendant les « jours rouges » (22 jours par an), le prix du kilowattheure est extrêmement élevé (en heures pleines, il est multiplié par 3,5 environ par rapport au tarif « jours bleus ») ;

       

      À l’instar de l’option heures creuses, on peut se demander si l’option Tempo est toujours rentable. Ici encore, il n’y a pas de réponse unique à cette question : pour payer réellement moins cher, le consommateur devra être en mesure de consommer de manière responsable et de s’autoréguler au quotidien (pendant les heures pleines) mais, surtout, pendant les 65 jours par an où l’électricité est plus chère ;

       

  • l’option EJP (pour « Effacement jour de pointe ») concerne encore près de 300 000 foyers français, bien qu’elle ne soit plus proposée à la souscription depuis une vingtaine d’années (1998). Avec EJP, il n’y a pas d’heures creuses et d’heures pleines. Le prix du kilowattheure diffère selon le jour de l’année :
    • 343 jours par an, le kWh est à bas prix ;
    • 22 jours par an (jours EJP), il est multiplié par deux pendant les heures de pointe mobiles (de 7 h du matin à 1 h du matin le lendemain).

       

      D’après nos estimations, pour que l’option EJP soit rentable, le foyer doit effectuer au moins 96 % de sa consommation hors jours EJP.

Les formules tarifaires adaptées aux différents usages

L’électricité la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. Parce que chaque foyer a des besoins différents, de nombreux fournisseurs ont choisi de commercialiser des offres spécifiques pour répondre à leurs usages.

Ces offres ne sont pas « classiques », au sens qu’elles ne proposent pas un tarif du kilowattheure unique (option « base ») ou double (selon qu’on soit en heures pleines ou en heures creuses).

Parmi celles-ci, on compte :

  • les offres spéciales « week-end », dans lesquelles l’électricité est facturée moins cher le samedi et le dimanche : offre « Mes Jours Zen » d’EDF ou offre « Soir et Week-end » d’OHM Énergie, par exemple ;
  • les offres dédiées aux petits consommateurs d’énergie : offre « Petite conso » d’OHM Énergie ;
  • les offres dédiées aux propriétaires de véhicules électriques : offres « Elec’Car » d’Engie ou offre « Vert Électrique Auto » commercialisée par le fournisseur historique ;
  • les offres adaptées aux résidences secondaires : offre « Beaux Jours » d’OHM Énergie.

Les offres duo : une économie pas toujours au rendez-vous

Certains fournisseurs bi-énergie invitent leurs clients à souscrire une offre duo électricité et gaz. Si ce choix présente des avantages certains (un contrat, une facture et un interlocuteur uniques), les offres duo ne sont pas nécessairement avantageuses en termes financiers :

  • d’une part, peu de fournisseurs « récompensent » leurs clients pour leur avoir fait confiance à la fois pour leur contrat électricité et leur contrat gaz. Dans la plupart des cas, il n’y a pas de bonus pour le consommateur. Quand celui-ci existe, il est relativement limité (généralement, une réduction de 5 % à 10 % sur l’abonnement gaz) ;
  • d’autre part, un fournisseur peut présenter des tarifs compétitifs pour l’électricité, moins pour le gaz (ou inversement). Cela dépend notamment de la façon dont il se fournit en énergie, s’il est également producteur, etc.

Un consommateur averti aura donc tout intérêt à choisir ses différents contrats d’énergie de façon indépendante.

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Prix de l’électricité : comment bien choisir son contrat ?

Pour ne pas se tromper et limiter ses dépenses énergétiques, il est impératif de comparer les offres ! Cela est d’autant plus vrai en cette période inédite de crise de l’énergie, car les opérateurs font évoluer constamment leurs formules et tarifs. Ainsi, un fournisseur d’électricité autrefois compétitif peut proposer aujourd’hui des prix très élevés. C’est le cas, par exemple, de Mega Énergie qui n’a eu d’autres choix que de faire évoluer son offre d’électricité, auparavant indexée sur le TRV, vers une offre indexée à 50 % sur les marchés de gros (sur lesquels les prix s’envolent actuellement).

Faut-il opter pour une offre d’électricité en achat groupé ?

Face à ce constat, l’achat groupé d’énergie peut sembler pertinent. Le principe est simple : des consommateurs se regroupent afin de souscrire ensemble la même offre d’électricité auprès du fournisseur qui aura remporté l’appel d’offres – c’est-à-dire proposé les prix les plus compétitifs. Ce type d’opération est organisé et géré par un intermédiaire (association de consommateurs, collectivité locale, courtier, etc.).

Toutefois, attention : il est rare que tous les fournisseurs répondent à un appel d’offres d’achat groupé d’énergie. Par conséquent, le meilleur prix proposé dans ce type d’opération peut tout à fait être plus élevé que celui proposé par les fournisseurs non participants dans leurs offres habituelles.

Comparer pour dénicher les prix les plus attractifs

À l’heure actuelle, plusieurs dizaines d’offres d’électricité sont commercialisées auprès des particuliers. Il n’est donc pas facile de s’y retrouver !

Pour vous aider à y voir plus clair et vous accompagner dans la recherche de votre nouveau contrat d’électricité, Choisir.com, expert de l’énergie et entité 100 % indépendante, met à votre disposition un comparateur d’énergie en ligne : en quelques clics, vous accédez aux meilleurs prix du marché. Une question ? Nos conseillers sont à votre écoute par téléphone au 09 74 59 19 97 et s’occupent pour vous des démarches de souscription de votre nouvelle offre. Ce service est gratuit et sans engagement.

Focus sur le chèque énergie

Dès 2005, les pouvoirs publics ont souhaité aider les foyers les plus modestes à payer leur électricité, en mettant en place un Tarif de première nécessité de l’électricité (TPN) qui consistait, notamment, en une remise annuelle sur le montant de la facture. Jugé trop complexe par la CRE, ce dispositif a été remplacé le 1er janvier 2018 par le chèque énergie, dont environ 5,8 millions de foyers bénéficient. Son montant, variable selon la composition et le revenu fiscal de référence du ménage, est compris entre 48 € et 277 €. Le chèque énergie est reçu une fois par an par les foyers éligibles. Il est valable un an et utilisable pour payer sa facture d’électricité ou de gaz auprès de n’importe quel fournisseur ou pour réaliser des travaux de rénovation énergétique.

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